"J'ai peut-être surestimé la compétence du gouvernement grec" (Krugman)

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Le prix Nobel d'économie estime que si la Grèce sort et commence à se remettre, ce qui se passera probablement, cela encouragerait d'autres mouvements politiques à contester l'euro.
Le prix Nobel d'économie estime que "si la Grèce sort et commence à se remettre, ce qui se passera probablement, cela encouragerait d'autres mouvements politiques" à contester l'euro. (Crédits : Reuters)
Très critique des mesures d'austérité imposées à Athènes, le prix Nobel d'économie Paul Krugman estime que le gouvernement Tsipras ne disposait pas d'un plan B en cas d'absence d'un accord avec les dirigeants de la zone euro.

Dimanche 12 juillet, Paul Krugman s'était montré très critiques des propositions de l'Eurogroupe qui ont servi de base à un accord avec la Grèce le lendemain, estimant que c'était "de la folie" Désormais, ses remontrances sont aussi dirigées contre le gouvernement d'Alexis Tsipras.

"J'ai peut-être surestimé la compétence du gouvernement grec", a-t-il lancé lors d'une interview sur la chaîne CNN.  "Je n'ai même pas pensé qu'ils pourraient prendre une position sans avoir de plan d'urgence... étonnamment" au cas où ils n'obtiendraient pas l'aide financière qu'ils réclamaient, a-t-il expliqué. Selon lui, le gouvernement grec a cru qu'ils pouvaient simplement exiger de meilleures conditions sans avoir de plan de rechange", a-t-il poursuivi, évoquant "un choc".

"C'est sans espoir dans tous les cas", a estimé Paul Krugman car "les nouvelles conditions sont encore pires, mais les conditions qu'on leur proposait avant n'auraient pas fonctionné non plus".

"Un allègement massif" ou un Grexit

Par ailleurs, Paul Krugman n'a pas exclu un Grexit: "soit ils obtiennent cet espèce d'allègement massif de la dette qu'ils n'obtiennent pas (pour l'instant) soit ils vont devoir sortir".

Un tel scénario aurait "d'énormes implications pour l'avenir du projet européen". Le prix Nobel d'économie estime que "si la Grèce sort et commence à se remettre, ce qui se passera probablement, cela encouragerait d'autres mouvements politiques" à contester l'euro.

Pas de cataclysme en cas de Grexit, selon Krugman

En cas de sortie de la Grèce de la zone euro, Paul Krugman a néanmoins assuré que les répercussions ne seraient pas aussi graves que lors de la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers, qui avait précipité la crise financière mondiale.

"Ce n'est pas anodin, mais non, nous ne parlons pas d'un nouveau 2008", a-t-il jugé.

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Commentaires
a écrit le 23/07/2015 à 17:08 :
On a peut être sous estimé l'incompétence de Paul Krugman,comme beaucoup d'économistes
a écrit le 22/07/2015 à 7:32 :
Ce plan de sauvetage aura au moins le mérite de faire imploser l'euro à terme...et peut-être l'Europe avec !
a écrit le 22/07/2015 à 0:47 :
Krugman est très bien comme économiste mais il n'est pas politique. Le plan B existait mais Tsipras et ses conseillers n'ont pas voulu en entendre parler,avec l'excuse que une grande majorité des grecs ne voulaient pas quitter l'euro. Sans un plan B,Tsipras est arrivé nu à la négociation avec Schauble et Merkel,et les allemands ont poussé leur avantage.
Tsipras a manqué de courage politique. C'est pour ça que Varoufakis a démissionné.
a écrit le 21/07/2015 à 17:54 :
Pourquoi irait-on alléger la dette grecque, il parait qu'on y paye pas l'impôt? N'existe-t-il pas des fortunes de niche pour rembourser la dette?
L'Europe a un sérieux problème avec le développement, en quoi un arrosage monétaire des banques produit de la croissance, en quoi les dettes produisent-elles du pib, en quoi la baisse de monnaie relance-t-elle la croissance alors qu'en compétitivité les notes sont divergentes.
On signe des traités non appliqués sur la dette, cachée ou non, à quoi ça sert? A quand un remboursement?
La France a moins d'ETI qu'ailleurs, on y parle délocalisations, en Allemagne la balance est positive, le produit par habitant est plus élevé malgré la réunification. Que fait l'Etat français après les Etats-Généraux de l'Industrie en 2010? On subventionne des ventes à l'étranger? Rendre les logements plus chers est-ce le but en records de faillites? La demande en augmentant les fonctionnaires, n'augmente-t-elle pas le chômage, la précarité à 90% cdd et les importations alors que la production stagne? L'Etat ne devrait-il pas faire plus d'efforts de relance alors que la croissance long terme est sous la moyenne ocde en France? A quand une politique d'offre et des baisses de prélèvements au lieu de souffler sur la bourse en donnant blanc seeing à des banques pour faire faillite par les prêts?
Réponse de le 22/07/2015 à 17:16 :
L'avance allemande est très récente. Rappelons nous que jusqu'en 2008 son taux de chômage était le même que celui de la France. Jusqu'en 2010 le taux d'endettement public pareil.

Et au départ son marché était principalement européen. Si elle a pu réaliser des excédents c'est au détriment d'autres pays comme la France ou l'Italie. Et parce que l'Euro a facilité l'endettement de l'Europe du Sud (en empêchant toute dévaluation).

Elle n'a donc pas contribué à "augmenter le gâteau" européen.
Si les autres pays européens avaient décidé de l'imiter dans sa politique de coupes salariales et sociales, sa relance par les exportations aurait échoué.
Et l'Europe aurait été plongée dans la déflation.

Aujourd'hui qu'elle a pris de l'avance, elle a beau jeu de s'ériger en gardienne de l'orthodoxie budgétaire. Mais elle a une dette envers le reste de l'Europe.
Elle pourrait la régler en relançant sa demande intérieure pour rééquilibrer les balances commerciales. Sauf qu'elle s'y refuse, et exige que les autres pays fassent de la dévaluation interne. Alors que cette politique généralisée n'aboutira à rien.

Face à un tel manque de coopération, la France et l'Italie doivent clairement la menacer de faire exploser l'Euro. Qui pénalisera énormément l'Allemagne par un retour à une monnaie forte.
a écrit le 21/07/2015 à 10:08 :
J'ai pour habitude de classer les personnes: celles à qui je confierai mon portefeuille et les autres.. Krugman, Stiglitz et un non Nobel Picketty m'expliqueraient sans doute que dans mes portefeuilles une perte n'est que virtuelle puisque les cours des actions changent tous les jours, et "pas vendu, pas perdu"; catégorie 2 donc.. Difficile de faire reposer les destins des Nations sur des gens que l'on ne voudraient pas voir gérer l'argent d'un ménage..
a écrit le 21/07/2015 à 0:33 :
Bonjour à tous et à toutes je voudrais expliquer certaines choses concernant la Grèce .
tout d'abord 5 ans d'austérité aucun résultat mais on continue quand même
2 ) la dette ne pourra jamais diminuer avec des taux d'intérêts aussi élevé
3) la dette est virtuelle et n'a été inventé que pour soumettre les peuples à un esclavage économique .
la finance et le cartel financier en général conduit à réduire les services publics et appauvrir les peuples .en clair 1% qui volent les 99 %.
Quand je vois les absurdités que disent les journalistes on se dit vraiment que l'info est déformé ,on fait passer le peuple grec pour des profiteurs alors qu'ils n'ont presque plus de soin ni école ni presque aucun service public qui sont tous en train d'être privatisé mais allons donc c'est normal avec cette Europe financière et non sociale crée de toute pièce par les américains mais bon faudrait t-il encore que le peuple français et les autres peuples accèdent aux vrais informations . Je vous encourage à regarder sur YouTube dans l'onglet recherche : le rêve américain ou bien encore qui crée l'argent et vous verrez que le système dans lequel nous vivons est une gigantesque escroquerie. Par ailleurs la France devrait avoir 200 milliards de dette et non 2080 comme on nous fait le croire.merci 1973 et ses taux d'intérêt soit disant pour lutter contre l'inflation et qui aura couter 10 fois le prix initial.tout ça car des politiques corrompus sont vendus au lobbying de la finance. Petite anecdote pour ceux qui jugent les grecs ,ils ont réussi à avoir un budget en excédent de 1% quand la France accumule depuis 30 ans des déficits.alors arrêtons de juger gratuitement et au contraire défendons la vraie démocratie en virant le cartel bancaire et pétrodollars qui rend l'être humain totalement inhumain envers lui même mais bon c'est sur voir 10 millions de pauvre en France et 1 milliards de gens qui crèvent de faim c'est normal pour vous tous .pauvre monde ,nous marchons sur la tête mes gens qui contrôlent le monde ont réussi à lobotomiser le cerveau des gens via le divertissement et la consommation.
Réponse de le 21/07/2015 à 6:05 :
Merci de nous "expliquer" toutes ces choses. On en avait besoin, c'était pas clair pour nous.
Réponse de le 21/07/2015 à 6:32 :
..." ils ont réussi a avoir un budget en excedent de 1 % ..."
tout à fait d'accord ! mais justement , pourquoi Tsipras et surtout son conseilleur Varoufakis n'ont ils pas continués ? au lieu de vouloir jouer les zorros ?
parce que c'est là , tout le probleme , et aussi la demonstration que l'austerité peut conduire à des resultats ( comme d'ailleurs au Portugal ou en Espagne ) .
Réponse de le 21/07/2015 à 10:21 :
La Grèce bénéficie des taux d'intérêts qu'obtiennent ses créanciers, autrement dit elle bénéficie des taux auxquels Allemagne et France empruntent... autrement dit sa dette de 300 milliards lui coûte moins de 6 milliards par an. soit 3% de son PIB. Elle n'est donc pas étranglée par sa dette !
Réponse de le 21/07/2015 à 10:31 :
Catéchisme mélenchonien bien appris ... mais faux. Tout au cours de la décennie 1970, et malgré la loi de 1973, la dette publique française est restée stable (et s'est même légèrement contractée) autour de 20% du PIB. Par ailleurs la loi de 1973 n'a fait que remplacer un autre système de régulation monétaire, le système de Bretton Woods. Avant la fin de ce système, certes la France pouvait emprunter auprès de la banque de France mais en quantité très limitée puisque la création monétaire par la banque de France était limitée par le lien entre monnaies nationales et $. La loi de 1973, adoptée pas seulement en France mas un peu partout comme nouveau système de régulation de la création monétaire, a d'ailleurs été reprise dans le traité de Maastricht.
Réponse de le 21/07/2015 à 17:55 :
Salut golf, t'as un serieux handicap a combler en economie. Retourne faire une seance au practice.
a écrit le 21/07/2015 à 0:03 :
Augmenter les taux de TVA pour ceux qui la paient, c'est un peu idiot dans la mesure où cela ne fait que favoriser ceux qui fraude, et ceux qui ne fraudaient pas... à le faire !
Il faudrait plutôt améliorer le taux de recouvrement des impôts, ce qui n'est pas facile dans un pays comme la Grèce !
Un moyen : mettre en place un système type Monéo qui remplace les espèces :
- pas de transferts de fonds (sécurité améliorée)
- économie d'édition des pièces et billets (la fabrication d'un billet, c'est 50 cents envir.)
- fiscalité incontournable
L'Europe pourrait, par solidarité, financer l'infrastructure du nouveau système...
a écrit le 20/07/2015 à 23:24 :
Allô Godin, pourquoi tu tousses?
a écrit le 20/07/2015 à 21:57 :
Depuis deux semaines, de nouveaux éléments de langage ont été distribués :
- Varoufakis ne raconte que des bêtises
- les économistes racontent beaucoup de bêtises
- les prix Nobel d'économie racontent pas mal de bêtises.

Maintenant que je relis les commentaires ci-avant, c'est peut-être dans le sens inverse, enfin peut importe à vrai dire.

Remarquez que si on prend Varoufakis, Tsakalatos (les deux ministres des finances grecs successifs) et en face Sapin, Dijsselbloem et Schaüble. Seuls les deux premiers, bien qu'ils soient fort mal habillés été comme hiver, ont vraiment fait des études d'économie... comme quoi, si Schaüble (diplomé en droit) a raison, en effet les économistes ont tort !
Réponse de le 21/07/2015 à 6:16 :
Varoufakis ne dit pas que des bétises : il en fait ...sa partie de poker ( sa specialitée ) a quand meme semble t il coutée , en 5 mois , 25 milliards à l'économis grecque ...!
les economistes sont " à la botte " , donc ...
quelques prix Nobel ( 3 en tout ) ont critiqué le plan Grece / U.E. ...; or , il y a eu en tout 75 prix Nobel d'economie ...bien sur tous ne sont pas en vie , mais quand meme ...ne citer que les 3 " anti plan grec , ce n'est pas de l'info...;
quand aux " profs " ...on a aussi donné en France ? non ?
Réponse de le 22/07/2015 à 0:26 :
Dijsselbloem est agronome et ne comprend rien à l'économie.Il y a un économiste président de la république en Equateur, il s'appelle Correa.
C'est sans doute à cause de sa compétence , qu'il a fait des réformes extraordinaires pendant son gouvernement. Diminution du taux de pauvreté de plus de moitié, diminution de la criminalité et de la délinquance de 64% en 3 ans,doublement du budget de l'éducation,création d'une sécurité sociale,mise en place d'un système de collecte des impôts, diminution spectaculaire de la dette publique.Tout ceci financé par le pétrole,dont le gouvernement équatorien a récupéré une partie importante des revenus (comme fait la Norvège depuis longtemps), contrairement à ce qui se passe dans beaucoup de pays d'Amérique du sud et africains.
Sans doute il faudrait mettre Varoufakis à la tête du gouvernement grec pour sortir la Grèce de l'ornière.
Réponse de le 22/07/2015 à 12:52 :
Eh oui, le système universitaire a aussi ses cancres. Varoufakis en fait partie comme le prouvent les dégâts qu'il a causés en 6 mois. Les quelques hausses de TVA et la réforme des retraites auraient LARGEMENT satisfait les créanciers et prêteurs il y a 6 mois.
Réponse de le 22/07/2015 à 23:03 :
Si l'économie grecque s'est écroulée depuis 6 mois,ce n'est pas à cause de Tsipras. C'est l'action de la BCE,téléguidée par l'eurogroupe qui a asphyxiée l'économie grecque.
Réponse de le 23/07/2015 à 14:42 :
@ Lionel Gilles
C'est vraiment la une constante de notre époque, On met en charge des individus qui n'ont pas les bagages ni les compétences nécessaires pour exercer. Certains, le sachant, n'écoutent que ce qu'ils veulent bien ou ce qu'on leurs a dit de retenir, au minimum ils ne peuvent pas juger les conseils qui leurs sont donnes.
Les experts sont ils embastillés? Je suis aussi conscient que parmi les experts il ya aussi des cancres
a écrit le 20/07/2015 à 20:35 :
Krugman a du se faire taper sur les doigts par les allemands!!
a écrit le 20/07/2015 à 19:50 :
Notre prix Nobel envisage de taxer l'énergie. Il faut trouver un usage pour cette taxe en réduisant le cout du travail.
a écrit le 20/07/2015 à 19:25 :
Sans être économiste, c'est ce que je dis depuis le début. La différence, c'est qu'il n'a pas pris en compte la mentalité grecque. Maintenant, je prédis que dans quelques mois, on revient à la case départ, car les mesures annoncées ne sont pas les bonnes et que les Grecs trouveront un moyen d'éviter les taxes et impôts. On paie d'ailleurs déjà en liquide puisqu'ils ne prennent pratiquement plus les cartes de crédit. Il faudrait de toute urgence imposer l'église, les armateurs, etc., car les miséreux, c'est du gagne petit...quand ils paient :-). De plus, il faut absolument changer la mentalité de ce peuple bordélique !!!
Réponse de le 20/07/2015 à 19:46 :
Vous avez raison, envoyez des missionnaires pour convertir ces barbares à l'ordre et la discipline. Vous êtes un homme bon.
Réponse de le 21/07/2015 à 7:47 :
Quelle bonne idée ! Faisons-en des allemands !
a écrit le 20/07/2015 à 18:31 :
ces soit disants économistes ne sont que des philosophes de pensées dites économiques, ils peuvent tout dire et son contraire, mais ils n'ont jamais rien géré, ils sont incapables de quantifier et prioriser les scénarios...aucune vision de gestion opérationnelle....
beaucoup parlent de la finance, la mondialisation... mais sont incapables de vois les 200 milliards de gaspillages publics de la France, cf les rapports CdC, pisa, ocde...(mille feuille, sécu, retraites, régimes spéciaux....), or on a le record d'impôts et charges d'europe, donc toute reprise est impossible et il faut baisser les dépenses, et ça tombe bien vu la gabegie publique...on est assis sur un gisement de gains hors normes !!

et si on baisse à ce niveau, c'est 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins...

ah bon, on n'y avait pas pensé !!! si on les met dans une entreprise, ils la coulent en 3 mois !!! France et Grèce, même combat, mêmes délires
a écrit le 20/07/2015 à 17:07 :
@bruno b-d 10:04
Vous avez tout à fait raison. A la grande surprise des marchés, l'Etat Fédéral n'a pas soutenu LB (comme il l'a fait quelques jours avant pour Freddie Mac et surtout pour le privé Fanny Mae) et cela a été la débandade. De plus les marchés étaient très hauts mais sentaient venir le coup depuis mi 2007.
C'est la raison pour laquelle le Grexit aurait un effet plus limité car tout le monde s'y attend un peu. Ceci étant écrit les marchés sont à des niveaux stratosphériques aujourd'hui et c'est la débandade sur les marchés en Chine (avec 50% des sociétés en sont pas cotées) donc tout est possible.
Cordialement
a écrit le 20/07/2015 à 16:45 :
Krugman devrait abandonner le commentaire politique et se concentrer sur l'économie.
a écrit le 20/07/2015 à 14:36 :
"Ce n'est pas anodin, mais non, nous ne parlons pas d'un nouveau 2008", a-t-il jugé.

Ce ne sera pas anodin surtout pour les Grecs.
De toute manière pour l'instant l'écrasante majorité du peuple grec ne veut aps entendre parler d'une sortie de l'euro. Tsipras a parfaitement compris qu'il doit rester juste un pas devant son peuple. L'histoire ne s'est pas arrêtée brusquement à l'aube d'un matin de Juillet. L'accord sera certainement mis en application, sans doute échouera t-il comme le précédent et alors se posera la vraie question pour le peuple grec.
Réponse de le 22/07/2015 à 0:41 :
Vous avez tort. Si on faisait un sondage aujourd'hui,au moins 40% des grecs seraient pour la sortie de l'euro et dans quelques semaines ils seront plus de 50%. Tsipras est coincé par l'oligarchie locale et les classes moyennes supérieures ,qui n'ont jamais payé d'impôt et ils sont présents à l'intérieur de son propre parti !. C'est ces gens -là qui ne veulent pas quitter l'euro, car ils en ont profité un max.,sans vraiment assumer l'austérité(qui frappe tous les autres grecs). Les analyses de Godin sont très pertinentes mais là où il se trompe, c'est dans l'analyse du pourquoi Tsipras est incapable de réformer la Grèce, pays incroyablement corrompu ,en commençant par sa classe politique ses juges et une partie des fonctionnaires,notamment ceux des impôts.
a écrit le 20/07/2015 à 14:32 :
Absolument phénoménal! Le garçon est prix nobel d'économie. Ce n'est donc pas un lapin de six semaines. Eh bien tout d'un coup paf! le lauréat en question découvre la vie.
Il s'aperçoit un matin comme ça en se levant qu'il se l'est fait mettre à l'envers, qu'il s'est fait enrhumé...Quelqu'un de si intelligent....un véritable gachis!
a écrit le 20/07/2015 à 13:28 :
C'est un discours de salon dore

Si les grecs réformaient leur bazar d'état , administration et payaient des impots
Alors le ciel deviendrait bleu
a écrit le 20/07/2015 à 12:56 :
Pour être honnête, les opinions ds Prix Nobel et autres n'ont pas grand intérêt pour moi. Ces économistes de salon ne font que des théories et des suppositions: ils ne gouvernent pas, ne sont pas confrontés à des situations réelles et n'ont pas à prendre des décisions.
Comment ce monsieur sait-il qu'il n'y avait pas de plan B ? Comment peut-il juger que le Grexit serait encore mieux pour la Grèce ?
Monsieur Tsipras s'en est pas mal sorti puisqu'il a obtenu un plan E 80 Mlds pour son pays et allègement et/ou décalage de la dette seront peut-être négociés. Il a donc gagné du temps pour tenter de remettre de l'ordre dans la gouvernance de son pays, ce qui a semblé être le point dur de la négociation.
Je lui souhaite bien du courage (je ne soutiens aucun parti politique).
Cordialement
a écrit le 20/07/2015 à 12:27 :
Allons Paul, SYRIZA est un parti leurre comme l'analyse l'UPR, il convient de s'informer auprès de sources sérieuses, enfin Paul..!!
Réponse de le 20/07/2015 à 15:01 :
Allons Luciole, j'ai cru m'étouffer en lisant votre commentaire. l'UPR une source serieuse? enfin Luciole..!!
a écrit le 20/07/2015 à 12:01 :
Notre Godin national va s'étouffer en lisant ça !

Ca fait 6 mois qu'il nous expliquait en long et en large à quel point Tsipras était un génie politique, qu'il avait toutes les cartes en mains (surtout avec le rapport sur la dette illégale, illégitime et honteuse, qui a vraiment changé la donne), que les autres dirigeants européens vendus au capital, en particulier Merkelzebuth, n'étaient que de vagues marionnettes entre les mains expertes du gouvernement grec qui avait 35 coups d'avance sur tout le monde !
Réponse de le 20/07/2015 à 18:54 :
La rage vous aveugle. Godin a correctement expliqué ce qui se passait à toutes les étapes. Il y a au moins trois mois qu'il expliquait que l'eurogroup ne poursuivait qu'un seul objectif, mettre le gouvernement Tsipras à genoux pour lui imposer un memorandum encore plus "dur" (=récessif) que le précédent.
Décidé à éviter le Grexit, Tsipras n'avait qu'une seule carte à jouer: mettre en évidence l'absence de volonté de l'eurogroup de résoudre les problèmes grecs. En particulier ils ne voulaient pas de haircut (contrairement aux préconisations du FMI) et ne souhaitaient, comme disent les anglos, que "kick the can further down the road".
Ce qu'ils ont fait en prêtant 86 milliards de plus à un gouvernement qui ne voulait pas de prêt supplémentaire...
Le memorandum ne sera pas appliqué au-delà de quelques mois et le défaut sera encore plus spectaculaire... et je ne vois pas à quel moment Godin s'est trompé, si ce n'est en exprimant l'espoir que le problème se résolve rationnellement.
Réponse de le 20/07/2015 à 20:14 :
@Solal : les exigences de l'Eurogroupe n'ont pas vocation à être récessives pour le plaisir de l'être, il s'agit légitimement de rendre les finances publiques viables de façon à ne pas continuer à verser de l'eau sur le sable comme ç'a été le cas depuis l'adhésion du pays à l'UE depuis 1980. Si on a vu beaucoup de pays se redresser après une cure d'austérité (Allemagne, Pays Bas, Royaume-Uni, Suède, Espagne, Irlande, pays Baltes, ...) on n'en a jamais vu aucun se redresser en se vautrant dans les déficits sans fin.
Réponse de le 21/07/2015 à 6:25 :
reponse à @Soral
le réalisme n'est pas forcement de la rage ...
Godin n'a pas du tout " expliqué se qui se passait " : il en a donné sa vision ;
de mon point de vue , Tsipras a simplement appliquée les règles premières en politique :
1 er : prendre le pouvoir ( meme au prix d'une campagne mensongère )
2 eme : garder le pouvoir ( meme en se reniant ) !
a écrit le 20/07/2015 à 11:26 :
Voilà une phrase que nous pourrions afficher à l'entrée des bureaux de vote en France : "Ne surestimer pas la compétence du futur gouvernement" !!!
Réponse de le 20/07/2015 à 12:48 :
comme vous avez raison cela permettrais à tout les électeurs de bien juger le choix de la personne vers qui ils veulent vôter
a écrit le 20/07/2015 à 10:53 :
Il est de bon ton de déclarer que Tsipras est naïf, non il ne l’est pas. Ce qui lui manque c’est là volonté d'aller plus loin politiquement en préparant un plan B et de s’en servir pour faire pression pendant les negociations et de l'appliquer si besoin.
Faire ça c’est pour lui comme si M.Bismuth voulait nationaliser les banques. Chacun a sa volonté politique qui a des limites, celle de Tsipras s'arrêtait avant le plan B. D’ailleurs le ministre des finances dit qu’il avait fait des propositions pour un plan B, mais que Tsipras n’a pas voulu...
Bref, petit homme politique comme nous en avons en France !
Réponse de le 20/07/2015 à 20:25 :
S'il y avait eu ne serait-ce que le début de l'ébauche d'un plan B qui n'aurait pas instantanément renvoyé la Grèce dans le tiers-monde ou à tout le moins appauvri les grecs du jour au lendemain des deux-tiers, sans pour autant d'ailleurs éteindre la dette et aurait risqué de provoquer la saisie de tous les avoirs grecs à l'étranger (y compris les bateaux, les avions, les comptes-y compris ceux utilisés pour les importations notamment de pétrole et de produits alimentaires et ceux utilisés pour les exportations) pensez-vous que Tsipras aurait hésité une seconde au lendemain du plébiscite du 5 juillet ? La vérité c'est que lui et surtout Varoufakis ont cherché à bluffer jusqu'au bout mais qu'ils n'avaient aucune carte dans leur jeu.
a écrit le 20/07/2015 à 10:46 :
Par avance , et avec mes excuses .. ce rigolo diplômé et talentueux .... d'avouer qu'il avait tous faux ...! ca frôle le ridicule ordinaire ....
Réponse de le 20/07/2015 à 12:15 :
nous avions surement surestimé les compétences de Krugman :-)
a écrit le 20/07/2015 à 10:44 :
Ne sous estime-t-il pas ce qu'est une société humaine et un ensemble de nations disparates ? Ne s'agit-il que d'une compétence managériale pour un job comme un autre ? L'exemple du bazar européen avec ses compétents prophètes et réalisateurs n'est pourtant pas difficile à observer !
a écrit le 20/07/2015 à 9:55 :
On peut se fier a cette economiste qui estime sans doute a sa juste valeur les competence de Lepen a qui il sert de caution
Il est naif de croire qu'un economiste se situe sur un sticte plan economique
a écrit le 20/07/2015 à 9:44 :
"En cas de sortie de la Grèce de la zone euro, Paul Krugman a néanmoins assuré que les répercussions ne seraient pas aussi graves que lors de la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers"
Ouf! On respire ce n'est jamais que la pire crise economique que nous ayons connu depuis 1929 avec le plan B que l'on connait Je continue a croire que ce type veut continuer a croire qu'il y'a quelque part une solution de rechange indolore Tout est pour le mieux dans le meilleurs des mondes liberal Il merite son prix Nobel "des politiques economique"
Réponse de le 20/07/2015 à 10:04 :
Ce n'est pas vraiment la faillite de Lehman Brothers qui a provoqué la crise de 2008. En fait elle a juste servi de révélateur du fait que toute la finance était gangrenée par les produits structurés. Si ce n'avait pas été LB ç'aurait été tôt ou tard un autre établissement financier.
Réponse de le 20/07/2015 à 10:52 :
bruno_bd a écrit un commentaire parfaitement juste, malheureusement dramatiquement rejeté par l'omerta "globalisée" ou "mondialisée", qui défend son "veau d'or" avec sa cavalerie financière et monétaire en pyramides de Ponzy.
Réponse de le 20/07/2015 à 20:33 :
C'est surtout pour les grecs que les répercussions d'une éventuelle sortie de l'€ seraient rudes. Doublement au minimum des prix des produits importés, nécessité de revenir instantanément à des comptes publics en excédent, Sans compter que le nominal de la dette exploserait en monnaie locale puisqu'elle a été souscrite en € et en cas de non-paiement, les créanciers pourraient saisir les biens grecs à l'étranger et les comptes, notamment ceux utilisés pour les importations et exportations.
Réponse de le 20/07/2015 à 21:27 :
@bruno_bd

Si la sortie de l'Euro est préparée et si les autres pays, plus le grand frère états-uniens, sont d'accord (ce n'arrivera pas demain la veille, mais qui sait), alors cette sortie peut se faire sans trop de casse.
D'abord, le budget est à l'équilibre ou presque.
Les importations de machines et véhicules peuvent dorénavant venir de pays hors zone Euro (Turquie, Inde, Brésil, voir des pays comme la Roumanie), donc avec un différentiel du change moins contraignant.
Ensuite, au niveau de l'alimentaire, de la santé, du nettoyage la Grèce produit de tout, certes pas forcement en quantité suffisante, certes, mais de tout quand même :
pâtes, riz, sauces, surgelés, céréales, sodas, bières, biscuits, chocolats, lait, yaourts, shampoings, savons, papier toilette, lingettes, liquide vaisselle, nettoyants sols, eau de Javel, etc.
(la plupart des marques sont grecques, mais certaines sont contrôlées par les grands groupes étrangers, d'autres sont des marques étrangeres, mais avec chaîne de production grecque).
Depuis le diktat d'il y a deux semaines, plusieurs campagnes ont démarré simultanément et spontanéement, surtout sur les réseaux sociaux pour "consommer grec" (excellente idée) ou "boycotter allemand" (mauvaise idée). Pour ma part, je n'achète plus que de produits fabriqués en Grèce.
Les seuls produits que je n'ai pas trouvé sont les bananes (bien qu'il y ait une petite production en Crète), le café instantané (ce qui est bizarre puisqu'il y a des fabricants de café traditionnel "grec", avec le marc au fond) et les aliments pour chats/chiens (ça existe mais la production est confidentielle, vendue seulement chez les vétos). Toutes mes autres courses sont des produits "made in Greece".
J'espère que les Grecs vont adhérer durablement à ce mouvement et que rapidement les importations de la zone Euro seront réduites, permettant ainsi un retour a la Drachme plus facile.
Une fois la Drachme revenue, il faudra récupérer ces décennies perdues où la production industrielle de véhicules (autocars, tracteurs et même voitures) et petits appareils électriques domestiques s'est effondrée.
a écrit le 20/07/2015 à 9:43 :
ce type a aussi très largement sous-estimé sa propre incompétence .
Réponse de le 20/07/2015 à 9:57 :
Certainement, le fait d'être un économiste hétérodoxe n'est pas un gage de compétence. Stiglitz et lui sont des clowns pathétiques et vociférants.
Réponse de le 20/07/2015 à 17:39 :
ah oui parce que les économistes orthodoxes sont la compétence incarnée. surtout, couper tout ce qui dépasse.
a écrit le 20/07/2015 à 9:38 :
Taxer l'énergie, c'est bon pour le climat. Réduire les taxes sur le travail, c'est bon pour l'économie. Taxer l'énergie pour réduire le cout du travail, c'est bon pour le climat et pour l'économie.
a écrit le 20/07/2015 à 9:24 :
Quand le gouvernement envisage-t-il d'appliquer les recommandations de la note n°6 du conseil d'analyse économique, page 12?
a écrit le 20/07/2015 à 8:34 :
Il faut réduire le cout du travail dans toutes les branches d'activité, même l'aviation, Airbus et Air-France.
Réponse de le 20/07/2015 à 9:52 :
Aucun intérêt (sans jeu de mot): car c'est le coût du capital qu'il faut réduire en faveur du salaire.
Pas de consummérisme sans consommateur. Pas de consommateur sans pouvoir d'achat...
a écrit le 20/07/2015 à 8:26 :
Il y a le travail, le capital et l'énergie. L'énergie remplace le travail grace aux gains de productivité. Pour utiliser ce temps disponible, il faut réduire le cout du travail.
Réponse de le 20/07/2015 à 11:33 :
Il est amusant de voir que dans ce triptyque, vous omettez d'évoquer le sort à faire au capital.
Réponse de le 20/07/2015 à 11:45 :
Il y a en outre l abstinence qui n est guère consommatrice d énergie il faut la promouvoir , comme le carême en son temps . Et sans oublier la contemplation des vitrines , il serait bon que nos municipalités fassent installer des bancs devant celles du luxe . Au plaisir de vous y rencontrer .
a écrit le 20/07/2015 à 8:16 :
Notre prix Nobel envisage de taxer l'énergie. Il faut trouver un usage pour cette taxe en réduisant le cout du travail.
Réponse de le 20/07/2015 à 15:25 :
Le coût du travail ?
Expliquez moi comment les entreprises allemandes où les salaires sont souvent plus élevés qu'en France (accords de branche) et les prélèvements publics d'un niveau comparable s'en sortent aussi bien ?

Que pensez vous de la frilosité des entreprises françaises à investir ?
De la qualité du managment et de la prise de décision ?
C'est pas terrible, hein...
a écrit le 20/07/2015 à 8:11 :
Monsieur le prix Nobel, il n'y a pas que la finance, il y a aussi l'énergie. C'est l'énergie qui peut sortir la Grèce du désastre, et nous aussi ensuite.

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