Grèce : une situation politique au bord du chaos

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La Vouli, parlement grec.
La Vouli, parlement grec.
La majorité d'Alexis Tsipras est désormais double : une, à droite, pour l'austérité et une, à gauche, pour le reste de son action. Mais sa marge de manœuvre est étroite et des élections anticipées semblent inévitables.

La position politique d'Alexis Tsipras est donc désormais très complexe. Mercredi 16 juillet au soir, l'assemblée grecque, la Vouli, a adopté, comme l'exigeaient les créanciers, le premier train de « réformes » ou plutôt de mesures récessives, par 229 voix contre 64. Parmi les 64 voix opposées au texte, quelques 39 proviennent des rangs du parti du premier ministre, Syriza. L'ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a, cette fois, voté contre les textes présentés. A la différence de lundi, lors du vote sur l'accord, où il s'était abstenu.

Ambiguïté de la position d'Alexis Tsipras

Reste que la réalité est la même : Alexis Tsipras ne peut faire passer les textes imposés par les créanciers sans l'appui du centre et de la droite. Il n'a pas, sur ces dossiers, de majorité propre. Ceci veut-il dire qu'il a de facto changé de majorité ? Pas réellement non plus. Car les « frondeurs » de Syriza qui ont refusé de voter pour les lois imposées par les créanciers, se sont par ailleurs engagés à ne pas renverser le gouvernement si une motion de défiance est déposée. Mieux même, ils ont indiqué vouloir voter les lois autres que les mesures d'austérité. Parallèlement, les trois partis de centre et de droite (To Potami, Pasok et Nouvelle Démocratie, ND) ont refusé toute participation à un gouvernement dirigé par Alexis Tsipras. Du coup, la position du gouvernement Tsipras est très ambiguë. Un pied dans le mémorandum, un pied en dehors.

Une action divisée en deux parties distinctes

Progressivement, on comprend la position du premier ministre. Son idée est de diviser son action en deux parties. La première « sous tutelle » concerne les mesures imposées par les créanciers. Elles ne sont pas issues de son choix, mais il est contraint par les circonstances de les appliquer. C'est le sens de sa formule lors de son interview à ERT lundi : « je ferai appliquer ce plan auquel je ne crois pas. » Pour ces mesures, le soutien de l'intégralité de Syriza n'est pas nécessaire, elle n'est même pas souhaitable pour montrer à l'opinion que le parti reste un parti d'opposition à l'austérité. En faisant voter ces textes par une opposition de droite unie, il accrédite l'impression générale en Grèce que ces partis sont les « chevaux de Troie » de Bruxelles et Berlin. La deuxième partie de son action sera les lois de réformes conformes au programme de Syriza, notamment la lutte contre l'oligarchie et le démantèlement du clientélisme. Sur ce point, il peut continuer à compter sur « sa » majorité et, dans l'avenir à s'en revendiquer.

Mieux vaut une austérité « de gauche » ?

La dernière justification avancée pour maintenir cette situation est qu'il vaut mieux que ce soit un gouvernement « de gauche » qui gère le mémorandum a minima plutôt qu'un gouvernement technique ou conservateur qui, comme dans le passé, prendrait ses ordres directement à Bruxelles. Le gouvernement peut ainsi insister sur ce qu'il a obtenu par sa « capitulation » : le maintien de la loi sur l'urgence humanitaire et la réouverture des banques lundi prochain. Enfin, pour justifier son maintien, le gouvernement Tsipras peut arguer que sa survie est une provocation aux yeux des créanciers qui ont tout fait pour le faire chuter et lui faisant accepter l'inacceptable. Du coup, il est possible que la minorité de Syriza vote contre les lois austéritaires aussi parce qu'elle sait que ce vote ne met pas en danger le gouvernement (il suffit que 45 des 146 députés de Syriza votent avec la droite pour former une majorité).

Une élection anticipée en septembre ?

Reste évidemment que cette position demeure largement rhétorique. Compte tenu de l'accord signé lundi, la marge de manœuvre propre du gouvernement Tsipras est extrêmement réduite. Toute loi « dans les matières concernées » devra obtenir l'approbation des créanciers. Or, ces « matières concernées » seront sans doute très larges. Rapidement, on va pouvoir constater que l'aspect « protecteur » du gouvernement est aussi mince que sa capacité d'initiative. En Grèce, il ne fait plus aucun doute que cette situation politique bancale débouchera sur de nouvelles élections. Une date circule même déjà, celle du 13 septembre.

Rupture entre Alexis Tsipras et Syriza ?

Seulement, une élection ne règle pas tout. La clé de ce scrutin va résider dans le positionnement futur de Syriza. Mercredi, le comité central du parti a désavoué Alexis Tsipras en rejetant l'accord de lundi. Ceci signifie-t-il que le parti est prêt à la rupture avec le premier ministre sur une ligne plus dure. Dans ce cas, le « nouveau Syriza » devrait placer comme objectif le Grexit « organisé et préparé » pour mettre fin aux memoranda et à l'austérité. Yanis Varoufakis, l'ancien ministre des Finances, encore très populaire, pourrait être son nouveau leader. Que fera alors Alexis Tsipras ? Quittera-t-il la vie politique ou décidera-t-il de maintenir sa doctrine du « moindre mal » avec sa propre formation ? Bref, y aura-t-il réorientation de Syriza ou rupture ? Et dans ce cas, que pèsera le parti favorable au Grexit ?

Et si Alexis Tsipras tenait encore Syriza ?

Il ne faut cependant pas exclure la possibilité qu'Alexis Tsipras tienne encore son parti et qu'il parvienne à faire accepter la poursuite de la situation actuelle en avançant les arguments cités plus haut. Un autre argument peut venir servir les intérêts du premier ministre et il a été avancé par le porte-parole de Syriza, Nikos Filis, mercredi : il a prévenu qu'en cas de chute du gouvernement, il sera difficile d'avoir encore dans l'avenir un gouvernement de gauche en Grèce. Or, Alexis Tsipras reste très populaire en Grèce et est auréolé aux yeux de beaucoup par le prestige d'une résistance de six mois, aussi vaine fût-elle. Bref, seul une Syriza menée par Alexis Tsipras pourrait maintenir la gauche au pouvoir, défendront les partisans du premier ministre. Une Syriza pro-Grexit ou divisée ramènerait au pouvoir les partis du centre et de droite. Mais, dans le cas où la ligne Tsipras l'emporte, la minorité pro-Grexit fera-t-elle sécession ? Rien n'est sûr, mais elle sera sans doute en danger, car Alexis Tsipras constituera alors sans doute une liste de députés plus « conformes » à sa ligne. Le premier ministre pourrait aussi s'engager à explorer le Grexit si le mémorandum se durcit ou en cas de désaccord avec la troïka. Bref, on n'y voit encore peu clair.

Quel impact de l'accord sur le reste du paysage politique grec ?

Un scrutin à l'automne permettra aussi d'évaluer l'impact politique du coup de force des créanciers. Les partis favorables à la rupture comme le parti communiste (KKE) ou les néo-nazis d'Aube Dorée seront-ils les grands gagnants de ce scrutin ? Les partis de centre et de droite, reçus en grande pompe à Bruxelles, bénéficieront-ils de ce soutien ? Fusionneront-ils pour peser plus lourd face à Syriza et obtenir le « bonus » de 50 députés offerts à la formation arrivée en tête ? C'est peu probable, mais ce seront les autres inconnues de l'élection. Mais il n'est en rien évident que la situation politique de la Grèce soit plus claire et plus gérable à l'issue du scrutin. Si un gouvernement est finalement impossible à constituer, le pays entrera dans une nouvelle phase de conflit avec ses créanciers. Mais dans ce cas, ces derniers auront en grande partie récolté ce qu'ils auront semés avec tant d'abnégation pendant six mois. En détruisant systématiquement une option alternative modérée par des exigences économiquement absurdes, ils ont créé les conditions d'un chaos politique.

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a écrit le 19/07/2015 à 22:01 :
A en croire Jacques Sapir, faire repartir les banques et l’économie pourrait couter bien plus cher que 80 millions d’euros (Sapir parle de 150 milliards d’euros). Il faudra que la confiance revienne pour que les affaires reprennent ce qui prendra des mois et coutera une somme impossible à évaluer (plusieurs centaines de milliards d’euros). La Grèce est un pays en comas artificiel puisque la crise bancaire a été provoquée par la BCE qui est comme chacun sait une banque indépendante (interdit d’en rire). Donc, Tsipras peut faire de la résistance passive. Il peut refuser le Grexit. En effet le Grexit est illégal car non prévu dans les traités. Il peut gouverner et s’appuyer sur les députés de droite pour l’austérité et de gauche pour les réformes. Comme il bénéficie d’une légitimité de 61% suite au référendum, il peut prétendre incarner un gouvernement d’union nationale. Etant donné la nature de l’UE, tout euro donné à la Grèce doit être approuvé par le Bundestag car l’Allemagne est le seul pays qui a gardé sa pleine souveraineté. Un moment donné, les Allemands finiront bien par cesser de payer mais si Tsipras refuse le Grexit il faudra repartir dans des négociations qui peuvent durer des mois. Tsipras peut forcer l’UE à négocier encore et encore jusqu’à épuisement. En effet, il a accepté les réformes d’austérité et demande en retour une aide comme convenu. Il peut jouer les pays les uns contre les autres et rendre tout le monde fou. Je ne sais pas ce qu’il peut obtenir mais je ne suis pas certain que l’UERSS est aussi forte qu’elle le prétend. L’UERSS a tenté un coup d’Etat financier pour se débarrasser de la gauche, mais ce coup d’Etat financier peut couter fort cher, bien plus cher qu’une expédition punitive à l’ancienne avec les chars de l’URSS. Moralité de l’histoire : un Empire sans armée est un tigre de papier.
a écrit le 18/07/2015 à 9:37 :
Il faut arrêter avec cette histoire d'ambiguité de TSIPRAS . Ce brave gars dont le courage est indéniable n'a pas eu vraiment le choix . Avant de s'épancher sur la position du gouvernement GREC , reconnaissons d'abord le fait premier : L'Europe de Maastricht est une Europe complétement antidémocratique . Elle vient de le prouver une nouvelle fois et de la façon la plus ignoble possible . Il n'y a pas que les dettes qui peuvent être illégitimes, et odieuses !
a écrit le 18/07/2015 à 8:48 :
..." au bord du chaos ..." comme vous y allez , mr Godin ...
réformes votées ...à 76 % des députés ,par la Vouli ...( et aussi à 78 % par Syriza )..
et tous c'a , avec dse sondages donnants 70 % de satisfaits en Grece ...
celà me semble plustot très coherant , et pas du tout signe de chaos politique ...
dse " tournages de veste " , on en a vus d'autres ( comme recemment avec la loi Macron ,en France ) sans qu'il y ait chaos politique .
ne generalisez pas ...votre chaos personnel après la " trahison de votre champion " Tsipras .
a écrit le 18/07/2015 à 3:54 :
Je pense que Tsipras évolue rapidement et qu'il surprendra favorablement. je m'explique,. Tout d'abord sous la pression des derniers mois, Tsipras de leader syndicaliste révolutionnaire se mue de plus en plus en chef d'Etat. Je pense que le chaos des deux dernières semaines a amener conduit Tsipras à mieux appréhender la situation, à la fois économique de son pays et du rapport de force avec l'Europe. Je suis convaincu qu'il a compris que sa technique de négociation et ses voltes faces basées sur la rupture n'ont servi à rien et conduit la Grèce dans le chaos. Tsipras sait se débarrasser des gêneurs de gauche, Varoufakis et d'autres irréductibles. Il n'a pas d'opposant, il n'est pas issu de l'oligarchie qui gangrène le pays et le peuple se rassemble autour de lui.
Bref il joue sur du velours, partant de si bas il ne peut qu'être celui qui au minimum initié la remonte, avec la perspective de devenir le sauveur de la Grèce. Je suis convaincu qu'il fera le job, et que de l'extrême gauche et il deviendra centre gauche et un chef d'Etat. Seuls les esprits comme M&M (Marine Mélanchon) crieront à la trahison, mais la Grèce s'en sortira. la route est longue et difficile et notre journaliste M.Godin mesurera à quel point il s'est trompé sur son analyse de l'Europe sur la crise de la Grèce.L'Europe a eu raison de durcir le ton et de boxer Tsipras dans les cordes. ce dernier s'est attendri et a ouvert son esprit. Plus la viande est dure, plus il faut la battre.
Bon courage à Tsipras et longue vie à ce dernier.
Réponse de le 18/07/2015 à 10:38 :
Vous oubliez une chose essentielle dans votre analyse: en niant une fois de plus le "non " au référendum GREC , l'Europe (celle de Maastricht) a confirmé, une fois encore ,mais cette fois de la façon la plus intolérable et ignoble possible le fait qu'elle est fondamentalement antidémocratique. l'Europe actuelle poursuit son autodestruction avec le risque majeur devoir celle- ci imploser en remettant aux calandes Grecques la construction d'une Europe vraiment Démocratique . Ce à quoi aspirent comme Syriza t la plupart des partis de gauche qui refusent "la réalité ' libérale !
Réponse de le 18/07/2015 à 11:58 :
La fumette, ça va ? Ah non, sans doute encore quelqu'un qui carbure au bon vieux déni, ça fait le même effet !!!
a écrit le 18/07/2015 à 1:53 :
Tsipras est un veritable animal politique, qui a pris goût au devant de la scène. par ailleurs face à lui c'est le vide politique, personne pour l'affronter. Enfin biberonne aux idéaux marxistes, il a ce côté autocratique, et je suis certain qu'il n'hésitera jamais à renverser ceux qui s'opposeront à lui surtout si il font partie de son gouvernement.
a écrit le 17/07/2015 à 20:37 :
Une fois de plus Romaric, vous vous êtes trompé. Il n'y aura pas de nouvelles élections mais un remaniement pour écarter ceux qui refusent de se coucher et de tourner leur chemise. Votre soumission à Syriza vous empêche de voir la réalité. Je me demande à quel moment vous ferez tomber vos œillères en écrivant : J'ai eu tort ! Cela vous honorerait, savez-vous ?
Réponse de le 18/07/2015 à 8:51 :
bien d'accord avec vous ...;
et il va finir par se faire saquer ( Godin ) car son entetement doit faire perdre de l'audience .
Réponse de le 18/07/2015 à 13:18 :
Votre soumission à Syriza ? Qui peut prévoir ce qui va advenir ? L'Europe est en pleine tempête ! Qui pourrait en être étonné devant ces dénis de démocratie qui se succédent avec une force sans cesse grandissante ? Les espoirs comme les dangers les plus grands sont permis ! L'histoire n'est pas écrite !
Réponse de le 18/07/2015 à 18:58 :
@jojoduchato :"" l'Europe est en pleine tempete " ah oui ???
et depuis quand ?
vous voulez peut etre parler des Anglais ? mais : auraient ils dus en faire partie ?
quand aux autres , vous qui etes un defenseur de la démocratie ( ce qui vous honore ) , faites donc le point ,sur les 28 .
les denies de démocratie , ce sont les dirigeants des pays :
Tsipras pour la Grece , ou Valls et son utilisation du 49-3 pour le France .
Réponse de le 19/07/2015 à 0:55 :
A gegemalaga !

Parce que l'Europe n'a pas nié le résultat du référendum GREC peut-être ? Et d e la façon la plus ignoble qui soit ! Et encore, faut sans doute bien relativiser le pourcentage de "non" qui aurait, sans doute, été nettement plus élevé sans les chantages odieux qui ont été fait de l’intérieur comme de l’extérieur et dont la presse - "chien de garde " -s'est bien gardée de faire la publicité ! L'Europe est profondément antidémocratique et quand je dis qu'elle est en pleine tempête le mot est faible ! En réalité, elle est en train de s'autodétruire . La réaction des eurocrates au vote très majoritaire des grecs va laisser des traces indélébiles ! Pour le coup , ce n'est pas le "Non" des grecs qui ouvre la porte sur l'inconnu mais bien la réaction insensé des Eurocrates ! Ce que je ne comprend pas c'est l'absence d'indignation à cette terrible forfaiture démocratique ! A commencer par la votre !
a écrit le 17/07/2015 à 19:35 :
Une Communauté comme celle de la zone euro requérant une solidarité financière entre ses membres, les plus forts devant aider les plus faibles à traverser de mauvaises passes temporaires et accidentelles, bien d'accord! Mais une fois, qu'un membre, devenu faible, STRICTEMENT PAR SA FAUTE, en s'étant imaginé, grâce à son statut de membre, pouvoir, à crédit, se payer collectivement un train de vie complètement en dehors de ses moyens, pendant plus de 2 décennies et une fois les conséquences de cette conduite financièrement irresponsable arrivées, invoquer ce devoir d'entraide, là, c'est franchement pousser grand-mère dans les orties, avec, pour ne s'en offusquer, bien sûr, que les belles-âmes de gauche.
Réponse de le 18/07/2015 à 14:20 :
Il me semble que vous avez "quelques" lacunes sur la situation concréte de la Gréce. Puis-je vous suggérer quelques références pour vous aider à y voir plus clair ?

1) le site okeanews.fr

2) Comité d'annulation de la dette du tiers monde :http://cadtm.org/Grece

Vous avez ensuite toute une ribenbelle d'économistes qu'il est impossible -même en étant large d'esprit- de classer à l'ultra-gauche !

bonne lecture
a écrit le 17/07/2015 à 19:29 :
Encore un excellent article de Romaric Godin, bien documenté, qui nous permet d'y voir clair. Bravo! Tsipras me fait de plus en plus penser à Gorbatchev qui voulait changer l'Empire de l'intérieur et Varoufakis l'équivalent de Boris Eltsine lui aussi une grande gueule. Varoufakis serait le mieux placé pour organiser un Grexit Grec actuellement afin d'éviter le Grexit Shauble, donc une guerre civile...
Réponse de le 17/07/2015 à 19:47 :
De plus en plus je comprends comment certaines personnes peuvent se faire entraîner dans des sectes ou des extrémites devant de tels commentaires
Réponse de le 18/07/2015 à 8:55 :
@ Nantes44 : c'a doit etre sa petite amie ...
en tout cas , pour le moins , une groupie ...
mais , comme vous dites : les sectes ont du bon temps devant elles !
a écrit le 17/07/2015 à 18:24 :
On ne comprend rien à l'attitude de Tsipras si on ne connaît ni l'histoire grecque dans le temps long, ni l'Orient. Tsipras fait le dos rond dans l'intérêt de la nation grecque, comme le firent les dirigeants hellènes devant la conquête romaine, devant les conquêtes franques, puis ottomanes et enfin, face à la xénocratie du XIX° et les tutelles britannique et américaine du XX°. Le peuple grec dans sa grande majorité l'a compris. Il faut savoir attendre le bon moment pour recouvrer sa liberté. Ici, ce n'est pas face aux légions ou aux armées que la Grèce doit doit courber l'achine, mais face aux banques et à l'Europe totalitaire qu'est l'UE.
C'est pour cela, que bien que critiquant telle ou telle mesure pour bien montrer leur mécontentement, un Varoufakis ou une Konstantopoulou soutiendront Tsipras tant qu'il aura en main la survie de la nation grecque et qu'il saura finasser avec les créanciers. Ah ! "finassieren", verbe à la vogue du temps de Weimarpour assouplir les conditions du Diktat de Versailles ! Tsipras finasse, mais il a gagné en faisant sortir le loup du bois : l'UE apparaît pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une chimère - fondée sur le constat erroné que les guerres mondiales furent provoquées par les nations, alors qu'elles le furent par des idéologies - qui ne peut se maintenir qu'en serrant dans la poigne de fer de l'euro, les nations souveraines... qui ne le sont plus. Nous sommes entrés dans un modèle soviétique où la propriété des moyens de production sont restés privés... Mais c'est la seule différence. La théorie de la "souveraineté limitée" chère à Brejnev peut désormais s'appliquer en Europe.
Les Grecs ont fait mettre bas les masques et entamé la résistance. Pour ceci, ils organiseront un grexit sans trop de casse et l'édifice s'écroulera comme un château de cartes... laissant l'Allemagne et la France hébétées !
Réponse de le 17/07/2015 à 19:32 :
Excellent... je souhaite que vous ayez raison...
Réponse de le 18/07/2015 à 9:00 :
ah bon , donc , c'a vient bien ...des Pheniniens ...!
( en tous cas , vous avez ravi Rosetta ).
a écrit le 17/07/2015 à 17:25 :
Entre-temps, des changements impressionnants ont lieu dans la société grecque.

Mon cas n'est pas isolé.

Militant écologiste et de gauche (eurocommuniste), depuis 35 ans, je me sentais depuis toujours Grec et Européen, aussi Grec qu' Européen. Je continue à me sentir Européen mais, depuis lundi, je ne me reconnais plus en tant que citoyen de l'Union Européenne. Ma monnaie n'est plus l'euro. Je ne peux plus appartenir à une -prétendue- "Union" qui cherche à humilier ses membres les plus faibles et qui sombre dans le déni de la démocratie.

Après sa dérive néolibérale ces 20 dernières années, cette Union Européenne ne me plaisait pas, mais je croyais que les peuples européens peuvent la changer. Il s'avéra que pendant 35 ans je me trompais lourdement, qu'il est absolument impossible de reformer cette structure qui est devenue si rigide (et la domination allemande totale décuple cette rigidité).

Le choc fut terrible pour moi. Désormais, je milite pour que mes concitoyens se préparent et préparent notre économie pour l'abandon d'un euro devenu une véritable camisole de force et pour la sortie de l'UE.

Il faut élaborer d'urgence un plan B, ainsi qu'un plan C. Lepremier doit préparer notre sortie, tandis que le deuxième devra prévoir ce que nous devons faire quand l'UE s'effondrera. Car, tôt ou tard, toutes les structures rigides, irréformables, non démocratiques et aveuglées par une idéologie, sont vouées à disparaître. Cela relève du déterminisme.

Et j'espère que cet effondrement se produira le plus tôt que possible. Point par esprit vindicatif. Au contraire! Si cet effondrement se produit bientôt, il y auraencore assez de personnes et de militants qui ont connu et cru en cette bonne vieille Europe que j'aime, comme celle-ci fut concue par ses pères fondateurs, pour relancer encore une fois cette construction, sur les décombres économiques du néolibéralisme et de la rigueur, comme ses pères fondateurs le firent sur les décombres réels de la Guerre Mondiale.

Je crains seulement que, si cet effondrement inéluctable tarde, nous n'aurons plus le courage et les forces de recommencer. Et pour les plus jeunes, ce sera très -ou trop- difficile d'imaginer même qu'une autre Europe moins hideuse puisse exister
Réponse de le 17/07/2015 à 20:42 :
Pourtant, en tant que communiste, vous êtes parfaitement à votre place dans l'ue de 2015. Système a-démocratique, tyrannie financière, vols bancaires, non respect des urnes, renseignements sur ses propres populations... Oui, vous devriez vraiment être pétri de bonheur. Il ne manque plus que les fusillades des opposants mais cela ne devrait plus tarder.
Réponse de le 17/07/2015 à 20:42 :
Pourtant, en tant que communiste, vous êtes parfaitement à votre place dans l'ue de 2015. Système a-démocratique, tyrannie financière, vols bancaires, non respect des urnes, renseignements sur ses propres populations... Oui, vous devriez vraiment être pétri de bonheur. Il ne manque plus que les fusillades des opposants mais cela ne devrait plus tarder.
Réponse de le 18/07/2015 à 0:52 :
@lapinbleu : côté compréhension de texte, vous vous révélez vraiment médiocre. Première règle pour bien commenter un texte : le lire avec attention, de préférence du début à la fin. Vous avez sauté les 2 premières syllabes d'un mot ayant une importance capitale : "eurocommuniste", pas communiste tout court. Différence de taille, car -contrairement aux communistes orthodoxes francais pro-URSS- les eurocommunistes voulaient combiner les idéaux de la gauche avec le plus grand approfondissement de la démocratie. Et ils y sont arrivés là où ils avaient une présence significative
a écrit le 17/07/2015 à 15:41 :
Que Tsipras croie ou pas au plan n'est pas la question.
Le principal (même s'il a raison de ne pas y croire, puisque les mêmes causes vont produire les mêmes effets) est qu'il le fasse appliquer. Comme on le lui demande. Avec, sans ou contre ses amis. Avec, sans ou contre le sentiment des électeurs qui l'ont porté au pouvoir.
Et surtout qu'il ne fasse rien qui donne l'idée de transformer en Europe politique, la zone de libre échange déréglementée dans laquelle nous vivons. Il ne l'a pas fait. Au contraire, il a fait rentrer les contestataires dans le rang , et il rééquilibre maintenant "sa" majorité avec les supporters des idées du consensus de Washington qu'il combattait il y a peu.
Chapeau.
a écrit le 17/07/2015 à 14:08 :
Il est essentiel qu'il y ait un gouvernement qui mette en pratique les lois votées afin que le pays, pour le moins, puisse "flotter". La composition du parlement est un problème grec, peu importe les arrangements pourvu que les textes nécessaires à un rétablissement économique international soient votés. Tsipras et son gouvernement actuel porte cependant une très lourde responsabilité, les faillites s'alourdissent et la situation générale de tous se détériore, ce qui n'aurait pas été le cas sans son action néfaste. Il devrait démissionner. Pour qu'un pays soit défendu il faut que ses représentants soient crédibles, il s'agit d'un jeu international qu'il faut respecter, le gouvernement actuel ne l'a jamais été et n'a jamais rien respecté. Un nouveau gouvernement devrait être celui de la reconstruction à moyen terme du pays, une gestion vraiment économique avec l'acceptation entière de la tutelle et non plus politique, avec des objectifs crédibles donc modestes. Dans une vingtaine de jours un nouveau train de mesures importantes sera voté et le pays aura repris le cours de ses remboursements internationaux grâce aux arrangements à très court terme consentis par les créanciers. S'il veut un tant soit peu saisir sa chance nouvelle, après la promulgation de ces nouvelles lois, des élections rapides sont en effet nécessaire. On tournera alors la page de l'ultime délire de puissance de la Grèce qui devra oublier les temps très anciens pas si glorieux pour se tourner enfin vers l'avenir.
Réponse de le 19/07/2015 à 0:34 :
Et la je suppose que l'on chante l'hymne Grec ?

Vous devriez consulter le site okeanews.fr et celui du CADTM avant de vous engager plus avant ! Je pense qu'il y a pas mal de choses qui vous ont échappé sur la situation de la Gréce et les gens qui en sont responsables !

Si par malheur le peuple GREC laisse appliquer les "nouveaux" plans de la Troïka ( l'institution) cela va donner ce que cela a déjà donné : un nouvel effondrement du pib et une nouvelle explosion de la dette ! Sans parler des atteintes aux personnes déjà bien fatiguées ! Paul Krugman qui n'est pas un économiste du Front de Gauche mais plutôt un économiste libéral le dit : "les eurocrates sont des rigolos. ils ne comprennent rien en macro économie"
a écrit le 17/07/2015 à 13:37 :
Les socialistes viennent de valider en masse un plan d'ultra austérité. Cette fois, vu ce que Hollande a osé imposer aux Grecs, le PS ne pourra plus jamais être contre des mesures ultra-libérales en France. Même les frondeurs ont approuvé l'accord ! Et même Jérome Guedj trouve que Hollande est un grand président quand il pousse à des privatisations massives en Grèce, au passage de la retraite à 67 ans et j'en passe. Pas croyable quand même la malhonnêteté de ces gens...
Réponse de le 17/07/2015 à 14:33 :
Raquel Garrido lors de l'émission des grandes gueules:
"Si Tsipras avait le couteau sous la gorge, Merkel tenait le couteau et Hollande surveillait la porte."
Raquel Garrido est dans la vie l'épouse de Alexis Corbière, le bras droit de Jean-Luc Mélenchon.
Réponse de le 17/07/2015 à 17:36 :
Mais, lors de ces privatisations massives, il restera aussi quelques miettes pour les entreprises francaises. Naturellement, l'Allemagne, le grand vainqueur, aura les véritables joyaux de la richesse nationale grecque (par exemple les 42 aéroports, le contrôle total des Télécoms Grecs et la privatisation du réseau électrique). Pourtant, il faut toujours jeter un os à ses vassaux et les grands patrons francais recevront quelque chose. Vu le prix vraiment bradé auquel se feront ces privatisations -la richesse nationale vendue pour une bouchée de pain- si vous arrivez à entrevoir quelles entreprises francaises en profiteront, achetez-en vite quelques actions. Vous en réaliserez de juteuses plus-values!
Réponse de le 19/07/2015 à 9:36 :
C'est malheureusement la terrible réalité ! En d'autres circonstances , c'est à dire avec une politique offensive de la France pour infléchir les politiques Européennes ( c'est bien de rêver!) ont aurait pu trouver des excuses à ce vote . On aurait pu dire : c'est pour éviter l'écroulement de l'économie . Mais là NON!
a écrit le 17/07/2015 à 12:05 :
On se demande bien à quoi sert encore la classe politique grecque, qui n'a plus la main sur le destin de la Grèce: la logique (et les économies..) voudrait qu'elle soit remplacée par un groupe nommé par la "troïka"..il est vrai qu'il vaut mieux que le porte-parole soit d'origine grecque, pour être mieux compris par ses concitoyens (sic)..Tsipras fera l'affaire, mieux qu'un autre..
Réponse de le 17/07/2015 à 12:42 :
Et moi je me demande à quoi sert la classe politique tout court. Croyez-vous que F. Hollande ait encore la main sur le destin de la France ?
Réponse de le 17/07/2015 à 13:04 :
Vos avez aison. Dans le même ordre d'idées on se demande ecore à quoi sert Hollande alors qu'avec ses discours qui n'engagent à rien, jouant sur tous les tableaux par peur de prendre une posiiton claire (surtout si, dans le concret, cette position froisse le maître teuton), il ne sert que de faire-valoir à Merkel. Comme disait une économiste : "l'Allemagne a toujours gagné quelques batailles. Mais elle a surtout toujours perdu les guerres qu'elle a provoquées pour asservir et dominer l'Europe". On opconnaît aussi le sort réservé au collabos - autr nervis, fut-ce-ils bleu-blanc-rouge. ONopeut donc espérer que justice sera donc bientôt (enfin !) rendue au courageux peuple grec.
Réponse de le 17/07/2015 à 14:17 :
L'Allemagne a perdu des guerres mais aussi celles provoquées par la France républicaine, @Réponse de à Bili Hari, Napoléon n'a rien fait de bien et 1870 fut un chaos, ce n'est pas un argument. Il est quand même heureux si l'on peut dire que les guerres économiques remplacent déjà les guerres militaires. Quant à la Grèce elle s'est depuis les temps anciens jusqu'à présent toujours auto détruite dans des guerres fraticides, courageux peut-être mais un peu juste d'esprit le peuple grec....
a écrit le 17/07/2015 à 10:08 :
Écrit avec la main de Besancenot ??
Réponse de le 17/07/2015 à 13:10 :
Non, avec celle de l'intelligence. Mais je vous accorde qu'il n'est manifesement pas donné à tout le monde de le comprendre et d'avoir l'élémentaire honnêteté de l'appréciér. Il est vrai que quand on vit depuis des années aux crochets des Grecs ...
Réponse de le 17/07/2015 à 14:50 :
En tout cas, en ayant oublié pas mal de règles de grammaire et d'orthographe... ça fait mal aux yeux...
a écrit le 17/07/2015 à 8:57 :
il faut arrêter cette complaisance !!!!!
On ne peut pas toujours aider un pote qui ne veut pas ! Il faut savoir le laisser sur le bord de la route dans l'intérêt du groupe ......
Réponse de le 17/07/2015 à 10:03 :
ça donne envie d'être pote avec vous...
a écrit le 17/07/2015 à 8:35 :
La Grèce va inexorablement dans le mur. Accepter un tel plan de l'Eurogroupe et n'avoir aucune certitude sur (au minimum) la restructuration de la dette, c(est du suicide collectif. A moins que la partie ne continue et que la Grèce sorte d'ici quelques temps d'elle même de l'UE en la rendant responsable de sa sortie. Ils étaient moribond, maintenant on est sûr qu'ils vont mourir, le trou est déjà creusé. Il faut que nous sortions, en France nous aussi, de l'Euro, que l'Etat reprenne le contrôle des banques et que nous"battions" notre monnaie, sinon, nous finirons comme la Grèce, "taillables et corvéables" à merci. "Taillables", ça veut dire écrasé par les impôts... pour engraisser les rentiers des fonds de pensions, les banquiers... tous les malfaisants de la finance.
Réponse de le 17/07/2015 à 10:54 :
restructuration il y aura. C'est dit par plusieurs Etats, ca fait partie du texte du Conseil de la zone Euro, et l'UE demande au FMI de se re-impliquer en 2016... ce qui necessite une restructuration (le FMI ne peut plus s'engager sans restructuration prealable: ses regles sont strictes et les pays emergent veilleront a leur respect).
On peut parier au sur un doublement des maturités, 10 ans de periode de grace supplementaire sur les interets (sachant qu'il ya DEJA un moratoire jusqu'en 2023) et un nouvel abaissement des taux d'interets (le FESF/MES pretant a taux coutant, a l'heure actuelle, ca equivaudra a un beau haircut classique).
Ce sur quoi il faut faire pression, c'est pour que la partie (minoritaire) du montage financier en pret b-lateral soit inclus dans l'operation de baisse de taux.
Réponse de le 17/07/2015 à 17:52 :
Ce n''etait pas vraiment difficile de comprendre que, depuis 5 ans, la Grèce est le cobaye de la grande expérience néolibérale qui sera par la suite étendue dans l'ensemble de l'UE. Votre tour arrive en galopant.
a écrit le 17/07/2015 à 7:36 :
Méfions nous des analyses à chaud de la problématique grecque. Le dossier est loin d'être clos car s'il y a renégociation de la dette comme cela semble maintenant acquis, Tsipras retrouvera quelques marges pour redresser la situation économique, sociale et humanitaire de son pays. N'oublions pas que nous parlons d'un pays dont l'économie est quasiment détruite et qui compte 27% de chômeurs et des centaines de milliers de très pauvres. La négociation sur un aménagement de la dette va bientôt débuter et alors nous verrons le paysage politique grec se modifier (ou se stabiliser) S'il parvient à obtenir un sérieux aménagement de la dette grecque Tsipras peut gouverner sans avoir une majorité numérique sur un bon nombre de réformes structurelles de son pays.
Réponse de le 18/07/2015 à 10:26 :
Le probléme c'est que les réformes économiques et sociales sont dictées à la virgule prés et au centime prés par les Eurocrates . Nulle marge de manoeuvre efficiente pour les gouvernements Grecs ou autres ! On sait que les mesures qui vont continuer a être dictées par "l'institution , ex-troîka" sous l'égide de Bruxelles, pour beaucoup d'entre-elles, sont néfastes , contre- productives comme le dit Stiglitz . Alors si , effectivement, la Gréce peut retrouver des marges de manoeuvres réellles , avec une diminution et un réechelonnement de leurs dettes , le cadre, lui , sur le plan économique , social et écologique , reste celui des libéraux avec tout ce que cela implique de gaspillages et de détournement de fonds !
a écrit le 17/07/2015 à 0:26 :
Il faut se méfier des analyses savantes et complexes s'agissant de la Grèce, bien que l'évolution de la situation depuis quinze jours soit porteuse de bien des contradictions et de confusion d'un coté comme de l'autre. Tsipras a théoriquement perdu sa majorité au Parlement avec la contestation de sa "plateforme radicale" mais il a assez de ressort et de combativité pour ressouder son parti. En outre, une alliance, mȇme itérative, avec le Pasok et Nouvelle Démocratie parait invraisemblable à long terme, ces deux partis étant jugés responsables de tous les maux qui accablent aujourd'hui le pays. Par contre, l'émergence d'une nouveau centre-gauche avec To Potami ("Le Fleuve") offre un réservoir de 17 députés au Premier ministre sur nombre de problèmes de société comme la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la question identitaire, l'éducation et l'immigration, la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale. Au lendemain de sa victoire aux législatives de janvier dernier, beaucoup en Grèce s'attendaient à ce que To Potami soit sollicité pour assurer à Syriza le complément nécessaire à une majorité stable au Parlement. Tsipras a finalement, à la surprise générale, choisi de se tourner vers Les Grecs Indépendants (ANEL), un parti souverainiste dont l’orientation très antieuropéenne lui paraissait utile dans la négociation qu’il allait à mener à Bruxelles, alors que To Potami, restant seul a brandir le flambeau européen, aurait pu faire défaut à des moments critiques. C‘est finalement l’inverse qui s’est produit, l’ANEL a fait mauvais effet sur les créanciers et, se voyant ainsi évincé, To Potami a eu des paroles très dures à l’égard du Premier ministre, et ce il y a quelques jours encore quand il écartait toute idée d’une participation à un gouvernement Tsipras. Mais il y a des pentes naturelles dont les camps politiques ne sont pas maîtres et pour l’heure aucun des partis d’opposition n’a, pas plus que Syriza du reste, intérȇt à retourner devant les électeurs dans le climat de désarroi, de hargne et d’indignation envers l’Europe qui a saisi l’opinion grecque à la suite de l’accord du 15 juillet. Et l’on sait que « les Fleuves vont à la mer », comme dit l’Ecclésiaste.
a écrit le 17/07/2015 à 0:23 :
D'articles en articles contradictoires sur la stratégie politique de Tsipras, Romaric Godin a finalement chopé un sérieux mal de tête. Il est au bord du KO journalistique.
Réponse de le 17/07/2015 à 12:10 :
Vous êtes sévère avec notre Romaric: n'a-t-il pas, récemment déclaré, je crois sur le plateau de "C dans l'air", lier son destin à la Tribune, à celui de Tsipras dans le gouvernement (en est-ce encore un?) grec? :)
a écrit le 16/07/2015 à 23:59 :
Les créanciers sont des méchants OK mais les fonctionnaires grecs sont des égoistes vis à vis des autres grecs ,ils devraient montrer l'exemple et faire preuve d'abnégation dans un pays qui souffre ,d'abords leurs petits avantages avant la patrie et ensuite ils veulent donner des leçons ???
Réponse de le 19/07/2015 à 15:42 :
et allez! encore une petite tirade contre les fonctionnaires planqués!

ha! pensée unique quand tu nous tiens !
a écrit le 16/07/2015 à 23:54 :
sur l'accord de début de semaine , combat de poker entre la Grèce et l'Allemagne il est très intéressant de constater deux éléments qui ont été essentiels dans la discussion

1) L'Allemagne était prête au Grexit théorie inverse de ce qu'avaitdit Varoufakis dont toute l'argumentation reposait sur l'affirmation que l'Europe ne nous lâchera pas
erreur monumentale et quand les Grecs s'en sont aperçus ils ont tout lâchés

2) Tsipras voulait le pouvoir pour le pouvoir et donc était prêt à tôt lâcher pour avoir une chance de le garder . Il était sûr de le perdre en cas de grexit

tout ce qu'on peut espérer maintenant c'est que cette soif de pouvoir l'amène a faire les réformes nécessaires dont la Grèce a besoin car la meilleure manière de faire passer la pilule au peuple grec c'est de montrer qu'il y a une certaine justice dans l'effort
a écrit le 16/07/2015 à 23:51 :
Mr Godin raisonne à la Française ,un grec raisonne à l'orientale plutôt comme un jésuite donc quelque chose peut être à la fois blanc et noir et pas gris et donc la raisonnement linéaire de Mr Godin en droite ligne de Descartes ne s'applique pas à Athènes .
Réponse de le 17/07/2015 à 20:19 :
"…en droite ligne de Descartes ne s'applique pas à Athènes ."

Alors il faut que vous appliquez le dessous Descartes !
a écrit le 16/07/2015 à 23:43 :
Il faut le vouloir quand on veut s'en sortir , alors on trouve les solutions , ce n'est pas plus compliqué que ça
a écrit le 16/07/2015 à 23:00 :
Voilà ce qui arrive lorsqu'on trompe le peuple pour se faire élire. Le goudron et les plumes ne sont pas loin.
a écrit le 16/07/2015 à 22:59 :
Si la dépense publique, les déficits publics et sociaux à vau l'eau étaient la solution pour une économie robuste et en croissance la France serait la première puissance économique du monde. Si une politique d'austérité peut être récessive au début, sur le long terme elle garantit un sain redémarrage économique, ainsi que l'ont prouvé les exemples britannique et allemand. Et comme le prouve par l'absurde le cas français où aucune reprise significative n'est enregistrée en l'absence de réelles réformes de structure. de réduction des dépenses publiques et sociales.
Réponse de le 17/07/2015 à 4:04 :
Rien a ajouter, si ce n'est que nous pouvons allonger la liste des pays qui ont fait austerité + reformes et s'en sont sortis (suede, espagne, irlande, portugal, pays baltes, pologne, etc...) et la liste des pats qui ne reforment pas et qui s'enfoncent (France, Argentine, Grece...)
Réponse de le 17/07/2015 à 11:34 :
L'austérité ça n'est pas augmenter la TVA sur les produits alimentaires et réduire une population a la famine sauf les insiders clientélistesCe n'est pas non plus augmenter les impots des entreprises.L'austérité c'est dégager ceux qui ne foutent rien dans l'administration et cesser les grands projets déficitaires a la con(corruption).A la grèce on impose les premières mesures
Réponse de le 17/07/2015 à 14:03 :
@grouik : la TVA c'est une réponse de court terme pour faire rentrer vite un peu d'argent. Evidemment ce n'est efficace que s'il n'y a pas trop de fraude à la TVA... ce qu semble aussi être hélas une spécialité grecque. Il est bien clair qu'une réforme des retraites (le système grec était devenu insoutenable) n'a aucun effet immédiat, c'est dans la durée qu'elle produit des effets.
a écrit le 16/07/2015 à 22:27 :
Ce qui ressort de cet article de Romaric Godin, c'est que la gestion politique et économique extrémiste du gouvernement grec a conduit la Grèce au bord du chaos. Il y a une limite à mettre toujours la faute sur les autres.
La prochaine étape, c'est le Grexit contraint et forcé par la gestion calamiteuse de Tsipras et de son parti Syriza.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:22 :
"à mettre toujours la faute sur les autres" ... "gestion calamiteuse de Tsipras et de son parti Syriza." Joli.. : magnifique contradiction. Cette situation est logique vu la "solidarité" européenne. Les anglo-saxons ont bien manoeuvré en divisant pour mieux régner. Vous connaissez, vous, un pays qui laisse tomber une de ses régions..?? Moi, non.
Réponse de le 17/07/2015 à 12:24 :
@Yvan: . Aux Etats unis, lorsqu'un Etat fait faillite, l'Etat Fédéral ne vient pas se porter caution. On peut vouloir un systeme féderalisé ou une solidarité existe, mais la solidarité ne saurait consister a financer sans droit de regard sur les dépenses occasionnées et leur montant. Car cela ca n'existe juste nul part au monde.
a écrit le 16/07/2015 à 22:17 :
Le probléme est que non seulement on a un retour des politiques d'austérité dont des gens comme Stiglitz disent quelles sont contre-productive (il confirme la réalité !)mais ce qui est grave aussi c'est que l'on reprend les solutions économiques des eurocrates qui vont continuer à faire plonger l'économie. La Gréce ne s'en sortira pas ! C'est l'impasse totale. A cet égard le titre de l'article de Mr Godin n'est pas du tout exagéré . Paul KRUGMAN qui est un économiste du sérail , lui aussi , dit - dans un article du New York Time) que les eurocrates sont des "rigolos" qui ne comprennnent rien à la macro économie (voir l 'OBS du 29 juin 2015).
Réponse de le 17/07/2015 à 12:26 :
Krugman n'a pas completement tort...mais lui ne comprend rien non plus aux dynamiques politiques européennes. Il n'et donc clairement pas le mieux placé pour parler de l'Europe (lui le grand visionaire qui prédisait que l'Europe Centrale ne rejoindrait jamais l'UE...6 mois avant la reconnaissance d eleur perspective d'adhésion^^)
a écrit le 16/07/2015 à 20:59 :
La "dette" c'est le capital. Ne pas la rembourser c'est faire la révolution. Mais il y a encore en Grèce des classes sociales qui ont intérêt à faire perdurer le système. C'est pour cela qu'il ne se passera rien. La dette sera simplement étalée dans le temps.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:17 :
"des classes sociales qui ont intérêt à faire perdurer le système" Celles qui ont évidemment plus de cent millions. Sinon, lesquelles..??
Réponse de le 17/07/2015 à 15:29 :
On ne rembourse pas la dette et les donateurs s'en vont. On mange quoi le lendemain en Grèce ? Les pierres du Parthénon ? Que vous etes stupide ! Mon fils de dix ans trouvait déjà (avant le réferendum) que Tsipras et Varoufakis n'étaient pas très intelligents...Par charité, je ne lui demanderais pas ce qu'il pense de vous.
a écrit le 16/07/2015 à 20:49 :
Merci pour cet éclairage.
Pourquoi les créanciers seraient-ils contre le gouvernement Tsipras ?
Après toute cette "tragédie", il faut convenir que la Grèce a quand même obtenu un soutien financier non négligeable, ce qui est un gage de confiance. En bonus, il y aura peut-être un réaménagement de la dette (qui est une demande forte de la Grèce) puisque la BCE et le FMI semblent promouvoir cette action. Monsieur Schauble n'est pas d'accord à cause des traités mais on peut considérer cela comme une défense de façade car tout le monde sait qu'on sait tordre les règles quand cela s'avère nécessaire.
Avoir un pied dedans et un pied en dehors de sa majorité pourrait paradoxalement s'avérer être une position forte pour monsieur Tsipras puisqu'il a soutien du peuple Grec qui veut rester dans la ZE. Ceci étant écrit, on peut lui prévoir des nuits blanches car il va falloir naviguer à vue. Il faut lui souhaiter bonne chance pour réformer son pays.
Cordialement
a écrit le 16/07/2015 à 19:39 :
Merci Mr Godin pour vos analyses, c'est la seule source d'information avec laquelle je me sens en phase (avec le Guardian). Les commentaires de certains lecteurs sont pitoyables, tellement ils refusent la démocratie lorsqu'elle ne va pas dans leur sens, et toujours cet argument que "on" ne veut pas payer pour les grecs ... ils ont moins fait de chichi lorsque "on" a payé pour les banques ... Rajoutez la fraude fiscale ... vous croyez franchement que "on" a beaucoup de leçons à donner : faites faire des travaux chez vous, emmenez votre voiture au garage, achetez un appartement ... et vous verrez s'il n'y a pas de fraude chez nous, voyez tous ces scandales, ces comptes en Suisse (Cahusac et les autres), Mr Juncker lui même qui a permis que les grandes entreprises échappent aux impôts nationaux. Il était temps que de "vrais" politiques, au sens noble du terme, arrivent au pouvoir. Ils ont du mal, "on" ne leur pardonne rien, mais je les soutiens : RESISTEZ amis grecs, nous sommes plus nombreux qu'ils ne croient à croire en vous, ce n'est que le début. Pour ceux qui doutent, allez voir l'excellent documentaire "La Dette", https://www.youtube.com/watch?v=dXAjrbNvOq4
Réponse de le 16/07/2015 à 22:14 :
L'argent donné aux banques ... inexact il a été prêté et remboursé avec intérêt.
La référence à la fraude fiscale me fait penser que vous êtes pour l'amnistie comme pour la Grèce. Trichez, volez vous ne serez pas inquiété ?
Réponse de le 16/07/2015 à 22:43 :
@Vert de Rage.
Votre voisin Mr M vit à crédit depuis des années, mais trouve des combines pour échapper à ses banquiers et continue de dépenser toujours plus à crédit (son dernier coup : payer un voyage à sa belle mère qui est juste retraitée coiffeuse, elle est pas âgée, et est en age de voyager car en Grèce Coiffeur c'est un métier pénible tout comme présentateur à la TV donc en peu partir avant l'age légal ...). Mr M vient vous demander 2000€, vous expliquant que son banquier c'est un méchant extrémiste de droite qui ne veut plus rien lui prêter. Vert de Rage j'imagine que vous lui prêté généreusement 2000€ et lui dite reviens quand tu veux. Bien sur cet exemple est démago mais il n'empêche caractéristique d'une partie de la société grecque. Quand à Mr Juncker il a fait en son temps ce qui était le meilleurs pour son pays le Luxembourg, tout comme les chefs d'entreprise qui optimisent l’impôt de leur société, il faudrait être vraiment un mauvais gestionnaire que de faire autrement même si ça vous choque.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:47 :
Entièrement d'accord avec vous sur l'ensemble. Les réponses à votre commentaire sont encore la preuve, s'il en fallait, de la totale absence de réflexion de certains. Comparer un état et un ménage familial ....quelle misère intellectuelle. Ne doutons pas qu'un jour viendra où toutes ces personnes reverront leurs positions quand ils auront à leur tour mangé la poussière.
Comme vous le dites, heureusement qu'il reste encore des journalistes comme M. Godin. Les petits télégraphistes de Bruxelles et de Francfort, journalistes et commentateurs perroquets, sont encore légions mais leur nombre diminue petit à petit !
Réponse de le 17/07/2015 à 8:03 :
@Francoisdes. Heureusement que Peaudane et moi avant un minimum de réflexion. Les lecteurs jugeront ou est la malhonnêteté intellectuelle.
Réponse de le 17/07/2015 à 15:38 :
@Nantes44 : Ne vous fatiguez pas d'avantage, j'espère que vous commencer à comprendre Mme Lagarde quand elle a réclamé "Adults in the room" pour discuter sur le cas grec.
a écrit le 16/07/2015 à 19:30 :
Syriza, comme le Front National, sont des parties leurres pour occuper les peuples pendant que d'autres instaurent la dictature!
Réponse de le 16/07/2015 à 22:16 :
C'est une erreur d'analyse de l'UPR (avec lequel je partage pourtant la plupart des analyses).
Une chose est de dire que Syriza (ou le Front de Gauche, Podemos etc) est un parti qui ne désire pas sortir de l'Euro et encore moins de l'UE (essentiellement par tradition et dogmatisme), une autre est de dire que c'est un parti "leurre", c'est-a-dire qu'ils travaillent pour le système, voire sont payés par le système.
Attention aux raccourcis !
L'UPR n'a aucune chance d'accéder au pouvoir seul, d'ailleurs sous la Ve République, aucun parti n'a réussi ce challenge. Donc dégommer à tout crin les partis qui seraient de probables partenaires, est une grosse erreur stratégique ! Débat oui, dénigrement, non !
a écrit le 16/07/2015 à 18:54 :
M Godin J'ai lu le Monde pendant des années pour être informée mais c'est fini depuis un certain temps. Ce journal représentait pour moi la clairvoyance maintenant il représente pour moi le dégoût. Mais jamais je n'aurai pensé lire la Tribune pour être aussi bien informée.
Réponse de le 16/07/2015 à 20:14 :
Oui tout à fait moi aussi je fais le même constat concernant Le Monde et La Tribune. C'est ainsi...
M. Godin vous faites depuis déjà plusieurs mois un travail remarquable, loin de toute idéologie, avec le soucis de dire la vérité, d'expliquer et d'éclairer la situation. Milles merci, et ne tenez pas compte des commentaires hargneux et aveuglés par les idéologies, votre travail est exemplaire de justesse.
Réponse de le 16/07/2015 à 23:09 :
Gaudin n est pas tout à fait un journaliste plutôt un essayiste. Son argumentation est dirigée. Pour avoir des informations objectives mefiez vous. Par contre il faut reconnaître qu il ouvre un débat nourri et pour cela bravo à la tribune.
a écrit le 16/07/2015 à 18:54 :
L'absurdité vient de Syriza : 5 mois de non négociation et de non réformes. La prouesse de constituer un front de 18 pays contre soi. La destruction de la confiance qui conduit à un plan de surveillance contre les 80 milliards que les contribuables européens vont devoir sortir à nouveau. La création d'incertitudes majeures qui a plombé la croissance grecque. Le retrait en masse des fonds dans les banques par les Grecs qui a entraîné une crise financière massive.
Mais pour M. Godin, Syriza n'y est pour rien : ce sont les méchants Européens qui sont fautifs... et qui vont continuer à payer la note pour les incuries grecques avec un plan de redressement que le gouvernement actuel n'a aucune intention d'appliquer.
Réponse de le 16/07/2015 à 21:19 :
Vous n'avez manifestement pas bien suivi le déroulement de la crise. Il a été montré très clairement que l'eurogroup mené par Schaüble n'avait qu'un seul but: le grexit. A défaut, un troisième sauvetage était acceptable à condition qu'il soit profondément récessif, inapplicable pour l'essentiel (les 50 mds de privatisation...) et, surtout qu'il plombe les comptes grecs de 80 milliards supplémentaires, histoire de garantir qu'un Grexit sera encore plus inévitable dans six mois ou un an... La chûte de Tsipras était programmée mais il a résisté...
Varoufakis/Tsipras ne voulaient pas d'un nouvel emprunt: ce qu'ils voulaient était un ré-échelonnement de la dette des gouvernements précédents pour utiliser le surplus primaire pour relancer l'économie. Non seulement on le leur a refusé, contre toute logique, mais on leur a interdit d'entreprendre la moindre réforme avant que la négociation soit terminée...
Quant à faire payer au contribuable que vous êtes les 80 milliards, c'est ridicule: il s'agit de prêts pas de dons! Evidemment, si le plan joint au prêt est voué à l'échec et à plonger le pays dans le chaos, c'est différent. Mais ça c'est l'objectif de la droite européenne, pas celui de Syriza.
Réponse de le 16/07/2015 à 22:46 :
Il est de plus en plus clair que l'argent envoyé en Grèce toutes ces années est allé , pour l'essentiel, aux banques , à la finance en général . Il a servi princpalement à payer les intérêts des emprunts (essentiel cela ! ) . Et que dire du renflouement des banques qui ont permi de transformer les dettes privées en dettes publiques ! La presse bien pensante ( les chiens de garde !) ne le dit pas et préfère dire que les citoyens européens payent pour les citoyens Grecs ! Des sites comme Okeanews.fr ou encore le site du camdt à Liège en Belgique sont importants pour comprendre ce qui se passe et arrêter de dire bêtement "les grecs par ci , les Grecs par là ". En vérité , tout ce passe comme si la terre entiere était un gigantesque jeu de monopoly grandeur réelle et sur lequel opére la Finance internationale . Quand ce jeu destructeur de l'humain et de la nature en général , s'arrêtera t-il ?
Réponse de le 17/07/2015 à 12:37 :
@Sola31: l'Eurogroupe n'est pas une entité homogène. A l'intérieur vous avez:1/ des pays qui ne veulent plus preter un centime a la Grece et qui ont deja accepté qu'il ne reverrait pas tout leur argent et ne veule juste pas accroitre leur perte 2/ des pays térrorisé par le grexit mais qui sont en disutation economique delicate et ne peuve se dissocier de l'allemagne sans risquer de voir leur taux d'interet s'envoler, 3/ des pays plus conciliant (France, italie) sur dette et nouvelle aide 4/ En revanche il existe une homogeneité sur un aspect: le manque de confiance dans le gouvernement grec (celui la et les precedents inclus).

Varoufakis voulait au debut relancer l'economie en reproduisant de la dette grecque: il pensait financer le programme de Syriza en emettant de la dette (pourri) racheté par les banques grecques qui les aurait refourgué a la BCE. Sauf que la BCE a vue la manoeuvre venir et que le plan initial de Varoufakis est tombé a l'eau.
Si Varoufakis voulait vraiment utiliser les excedents primaires 2015/2016 pour relancer l'economie, il n'aurait pas utilisé une stratégie qui consiste a faire disparaitre cet excedent primaire. Par ailleurs, la charge de la dette grecque est normale jusqu'en 2023 (vu le moratoire sur les interest d la dette detenue via le FESF). le probleme reel c'est apres 2023...je doute que Varoufakis ait voulu attendre une telle echeance.

"ire payer au contribuable que vous êtes les 80 milliards, c'est ridicule: il s'agit de prêts pas de dons!" ----> justement, le seul et UNIQUE mioyen pour qu'il s'agisse de pret, et non de don, est que la grece dégage des excédents primaires.
a écrit le 16/07/2015 à 18:48 :
"Du coup, la position du gouvernement Tsipras est très ambiguë. Un pied dans le mémorandum, un pied en dehors."

Il n'y aucune ambiguïté pour moi, ce gouvernement a trahi son peuple purement et simplement et ce n'est pas en lui trouvant des justifications alambiquées sur son maintien au pouvoir que ça changera cette dure réalité.
a écrit le 16/07/2015 à 18:19 :
Opinion dans Die Welt, le quotidien des conservateurs allemands. A méditer..

http://www.welt.de/wirtschaft/article144074601/Fuer-Europa-gibt-es-erstmal-keinen-besseren-Partner-als-Tsipras.html
Réponse de le 16/07/2015 à 22:48 :
Intox pour vendre à ces vieux lecteurs ce plan délirant et voué à l'échec.
a écrit le 16/07/2015 à 18:19 :
Bravo Monsieur Godin pour cet article!

Cependant, on ne peut pas voter contre ces mesures d'austerite et rester dans ce gouvernment ou rester Presidente du Parlement. Je pense a Monsieur Lafazánis et a Madame Konstantopoulou. La coherance voudrait qu'ils demissionnent de leur poste et qu'ils songent a quitter Syriza.

Sinon, si cette opposition au sein de Syriza reste rhetorique, je crains qu'un boulevard ne se cree pour Aube Doree ou le KKE. Le Courant de gauche de Monsieur Lafazanis devrait reflechir a deux fois aux consequences de leur opposition rhetorique.
a écrit le 16/07/2015 à 18:18 :
Les prédictions passées de R.Godin s'étant révélées totalement fausses, on peut s'attendre à ce que ses nouvelles analyzes le soient autant.
a écrit le 16/07/2015 à 18:18 :
Yanis Varoufakis, l'ancien ministre des Finances, encore très populaire, pourrait être son nouveau leader.

C'est du grand n'importe quoi, et pourquoi pas ne dire que Lafazanis est 'babacool' ! Varoufakis a une politque identique a celle que voudrait Schoeble.
a écrit le 16/07/2015 à 18:16 :
Il y' a des choses dont on entend pas parler ... telles que les bases de l'OTAN en Grèce, les ronds de jambes de TSYPRAS devant Vladimir ... ont dus inquiéter les américains dans l'histoire... quant au plan financier, il n'est pas réalisable ... tout simplement ! Les bravos des membres du parlement français... c’était pour ne pas alourdir le passif du bilan ! La politique anti-inflationniste de la BCE rend encore plus les choses infaisables !
Réponse de le 17/07/2015 à 12:41 :
La BCE a lancé un QE de grande ampleur au cas ou vous seriez pas au courant.
Mais ceci dit c'est toujours drole de voir les gens tres serieusement appeler pour qu'il ya it plus d'inflation et en meme temps hurler parce que leur pouvoir d'achat se fait completement manger par ce surplus d'inflation....surplus qui se transformerait en hyper-inflation dansle cas grec en cas de sortie de l'EZ.
a écrit le 16/07/2015 à 18:14 :
Cher Monsieur, je vous remercie pour vos analyses ,(et vos synthèses)! , concernant la GRECE. Je suis très attaché au principe d'honneteté, et je prends vos textes comme une référence. merci encore . C.G.
a écrit le 16/07/2015 à 17:33 :
Vivement le Grexit...
a écrit le 16/07/2015 à 17:30 :
Franchement, il est bon ce Romaric Godin.
Réponse de le 16/07/2015 à 19:37 :
Oui, il est prêt à toutes les circonvolutions mentales pour soutenir Tsipras, même quand ce dernier se dédit totalement. Un vrai fan !

Mais très intéressant article effectivement, dans lequel il nous explique que pour rester au pouvoir les marxistes doivent appliquer une politique de droite. C'est effectivement ce qu'il se passe quand on passe des livres à la réalité ! :-)

En tout cas quel beau gâchis ! Comme je le disais depuis le début, les Grecs se sont fourvoyés en votant extrême gauche, et au pire moment. Celui où l'inversion de tendance arrivait ENFIN après des années horribles. Là en 6 mois le mal qui a été fait est si profond, que ce soit d'un point de vue économique ou psychologique, qu'on se demande si le pays s'en relèvera un jour. Et M.Godin aura beau jeu de nous expliquer que c'est l'austérité et elle seule qui est la cause du malheur des Grecs !
a écrit le 16/07/2015 à 17:29 :
elle est belle la démocratie greque. Avec 11.000.000 Grecs 300 députés à comparer avec la France 66.000.000 550 députés hé hé
Réponse de le 16/07/2015 à 18:04 :
Haroun,

ils n'ont qu'une chambre basse (la vouli), nous en France, on a un système bicaméral (Sénat + assemblée nationale qui comptent 348 sénateurs et 577 députés)...sans compter les attachés parlementaires et autres fonctionnaires associés..

On ne voit que la paille dans l'oeil de son voisin, mais jamais la poutre dans le sien...^^
Réponse de le 16/07/2015 à 18:30 :
Si pour vous même la démocratie coute trop cher...
Réponse de le 16/07/2015 à 18:33 :
" la Chambre des représentants (United States House of Representatives), la chambre basse, composée de 435 représentants.

Ces 535 membres sont élus au suffrage universel direct. Les élections ont lieu lors de l'Election Day, le mardi suivant le premier lundi de novembre, tous les deux ans. Les membres du Congrès des États-Unis siègent au Capitole, à Washington."

En France est encore en surnombre !!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 17/07/2015 à 9:11 :
Le pluralisme des opinions est une bonne chose pour le bon fonctinonnement de la gouvernance démocratique tout comme un ratio representatif bas (1 élu par nombre x de citoyen). J'en veux l'exemple de nos voisins suisses qui en moyenne un élu pour 1500 citoyens. (sans même vouloir mettre en avant les levier de démocratie directe qui existent dans ce pays, qui aurait pour effet de fair tomber le ratio encore plus bas).

Preuve est faite que la démocratie (type de gouverance) chez eux marche beaucoup mieux que n'importe où en Europe, et qu'au final elle leur "rapporte plus de bénéfices" qu'elle leurs en coute.

Pour conclure, plus le ratio député/citoyen est bas, mieux c'est pour la démocratie. Par contre plus le ration est haute, plus le systéme devient corrompu (oligarchique ).
a écrit le 16/07/2015 à 17:29 :
Un chaos politique ne serait pas pour déplaire la Troïka, elle pourrait ainsi mettre en avant qu'un gouvernement de gauche n'est pas viable et installer des technocrates bruxellois, ce dont Schaüble rêve depuis un certain temps, puisque pour lui la Démocratie est une entrave aux "réformes" c'est-à-dire à la régression sociale qu'il veut instaurer dans toute l'Europe.
a écrit le 16/07/2015 à 17:26 :
Ils ne veulent pas des demandes des créanciers mais ne peuvent pas vivre sans l'argent de l'Europe. Une annulation de la dette ne sert à rien tant qu'ils ne peuvent pas payer leurs dépenses courantes (et assurer la liquidité de leur système bancaire).
Si ils arrivent à régler les dépenses courantes (fonctionnaires, pensions, ...) sans devoir emprunter et si les grecs arrêtent de retirer leur argent des banques, alors une négociation sur la dette sera possible (et souhaitable). Mais il faudra aussi proposer les mêmes conditions aux autres pays, notamment ceux qui ont fait les mêmes sacrifices que la Grèce : alors qui paiera ?
Réponse de le 16/07/2015 à 17:40 :
La Grèce est en excédent primaire. A l'heure actuelle, c'est le poids insoutenable de la dette qui l'empêche de sortir la tête de l'eau. Donc votre remarque n'a pas lieu d'être.
Réponse de le 16/07/2015 à 18:00 :
Ahhhh la bonne blague de l'excédent primaire...

Tenez, un article de votre idole le Godin :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140424trib000826772/comment-bruxelles-a-cree-l-illusion-de-l-excedent-primaire-grec.html

"la Grèce affiche un déficit de 15,8 milliards d'euros, soit 8,7 % de son PIB"

Donc, comme vous le dites si bien, votre remarque n'a effectivement pas lieu d'être.
Réponse de le 17/07/2015 à 12:43 :
@Bobbygre: NON. La Grece ETAIT en excendent primaire sur la deuxieme moitié de 2014. Depuis le debut de l'année, elle est DE NOUVEAU en déficit primaire.
Réponse de le 17/07/2015 à 12:47 :
@Etienne: creusez un peu plus le sujet et vous verrez qu'il ya eu un modeste excedent primaire sur la deuxieme moitié de 2014...lequel a disparu sur les premiers mois de 2015 (du fait de rentrée fiscale en baisse sur la taxe fonciere dont Syriza avait promis l'abolition.) Je vous laisse imaginer ce qu'il en est avec 3 semaines de controle des capitaux et de fermeture bancaire.

Par ailleurs si vous regarder la trajectoire du deficit primaire entre 2010 et fin 2014: celui-ci a quasiment été comblé alors qu'il etait superieur a 10% il ya 5 ans.
a écrit le 16/07/2015 à 17:25 :
" Mais dans ce cas, ces derniers auront en grande partie récolté ce qu'ils auront semés avec tant d'abnégation pendant six mois. En détruisant systématiquement une option alternative modérée par des exigences économiquement absurdes, ils ont créé les conditions d'un chaos politique"
Ce dont on peut penser qu'ils se moquent éperdument puisque l'objectif était de sortir la Grèce de l'euro. Ces petits comptables n'ont aucune vision géopolitique. La finance est leur seul horizon.
Réponse de le 16/07/2015 à 17:49 :
Votre prophète Gaudin vous aveugle.
C'est le gouvernement grec qui a détruit toute option alternative en mettant une ligne rouge et en refusant toute evolution de la société grecque pourtant évidente (retraite et tva). Il accepte mais dans la douleur et le chaos.
a écrit le 16/07/2015 à 17:23 :
Il faut que l'UE (et/ou les USA) fasse une petite intervention en Grèce pour forcer un changement de régime et faire élire (attention, l'expression "faire élire" en dit long) des dirigeants pro-Europe et pro-OTAN et imposer l'austérité, bien entendu. Le peuple grec a choisit le pire chemin pour marcher les pieds nus, ce n'est pas à nous, les pays riches et austères, d'assumer ses dettes ni sa corruption.
Somme toute, les peuples, mes amis, ils s'habituent au joug des dirigeants, il faut les traiter toujours avec tact, certes, mais surtout avec fermeté. La prospérité viendra un jour pour les Hellènes, c'est certain, mais d'ici là il faut le tenir en laisse courte pour éviter des nouveaux drames à la grecque sur nos écrans. Nous avons d'autres programmes de loin plus intéressants pour regarder, ne trouvez-vous pas? :)
Réponse de le 16/07/2015 à 17:52 :
Que reviennent les colonels... ou alors l'armée allemande!
Réponse de le 16/07/2015 à 18:09 :
La réalité est différente, mon cher collègue, il en va de soi:
1/Certains gouvernements créditeurs ne veulent PAS preter un seul centime de plus, soutenu en cela par leur opinion publique.
2/ La plupart des gouvernements des pays créditeurs n'ont AUCUNE confiance dans les paroles des gouvernements grecs (actuels et précedent / a tort ou a raison).
3/ Certains pays crediteurs, et leurs opinions publiques, considerent donc que tout nouveau plan d'aide ne sera jamais remboursé de toute maniere et prefere un GREXIT que d'accroitre leur perte.
Mais l'idée d'intervention reste d'actualité et je ne serai pas étonné si dans les prochaines semaines la Grèce aura un nouveau gouvernement plus en accord avec nous. À bon entendeur….
Réponse de le 16/07/2015 à 18:22 :
bonjour, pour savoir ce qui est intéressant ,ou non, il me semble qu'il faut y réfléchir à 2 fois! Pour moi, ce qu'il se passe en GRECE depuis le début de 2015, et meme avant, est passionant; il est question de Démocratie , avec un grand D !!! Cela est trés trés important pour moi, et aussi ,je l'espère ,pour beaucoup d'entre nous ! Cordialement; C.G.
a écrit le 16/07/2015 à 17:11 :
Comme toujours analyse impeccable...Merci Romaric.

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