Paul Krugman soutient mordicus que la France "ne va pas si mal"

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L'économiste américain avait déjà défendu la France après la perte de son Triple A chez Standard & Poor's.
L'économiste américain avait déjà défendu la France après la perte de son Triple A chez Standard & Poor's. (Crédits : Reuters)
Le prix Nobel d'économie défend une fois de plus la France dans une tribune publiée dans le New York Times.

La France a ses détracteurs, adeptes du "French Bashing". Elle a aussi ses défenseurs. Depuis plusieurs semaines, elle peut compter parmi ses soutiens l'économiste américain Paul Krugman. Ce dernier prend une nouvelle fois parti pour Paris, dans le New York Times, pour démontrer chiffres à l'appui, que sa situation économique n'est pas "si catastrophique" que ses élites veulent le croire. 

Pessimisme extrême des leaders d'opinion français

Dans un article de blog répondant à la conférence de presse du président français, il écrit ainsi:

"Le plus incroyable à mes yeux, mise à part la malchance de Hollande, c'est le pessimisme extrême qui étreint de toute évidence les leaders d'opinion français."

A les entendre, la France serait "une zone de catastrophe", ajoute le prix Nobel d'économie, "pourtant, les chiffres, bien qu'ils ne soient pas bons, ne sont pas si terribles. "

Une croissance pas si mauvaise

Premier élément de sa démonstration: la croissance. Par rapport à ses partenaires, la France ne se serait pas si mal sortie de ces dernières années de crise. Il le prouve à l'aide d'un graphique indiquant qu'entre 2007 et 2013, la croissance française était moins élevée que celle de la Belgique, de l'Autriche et de l'Allemagne, mais plus que celle de la Finlande, les Pays-Bas et même de la moyenne européenne. 

Ensuite, pointant une remontée de la  balance des comptes courants depuis 2012, il en conclut que la compétitivité française n'est pas si déclinante que certains intellectuels le prétendent. 

Risques de déflation

En matière de déficit budgétaire, ses perspectives ne seraient pas "si préoccupantes", même si elle a trop "réduit son déficit structurel en période de faiblesse économique", juge l'économiste. 

Toutefois ce dernier met en garde: "la France, comme la plupart des pays européens, semble flirter avec la déflation et risque fort un scénario à la japonaise.

Hollande et la loi de Say

Sur un plan plus idéologique, l'économiste américain cite plusieurs confrères universitaires américains qui analysent la politique de "l'offre" prônée le 14 janvier par François Hollande, et la rapprochent de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say ("l'offre créé la demande"). Sur un terrain plus politique, Paul Krugman, s'interroge:

"ll faut se demander pourquoi l'élite française s'inquiète si facilement à l'idée de prendre un virage un droite alors que celles de pays connaissant une situation bien pire comme la Finlande et les Pays-Bas continuent inébranlablement de penser que plus les choses empirent, plus il faut continuer à s'infliger les mêmes souffrances."

Paul Krugman s'est déjà illustré par un témoignage de francophilie (économique) après la perte par la France de son Triple A chez Standard & Poor's

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Commentaires
a écrit le 19/01/2014 à 2:21 :
prix nobele n'a pas vue la crise
Réponse de le 19/01/2014 à 13:21 :
Et bien si, il a vu la crise venir...

Mais toi toto, visiblement, tu n'as pas dépassé le niveau de troisième en orthographe...
a écrit le 18/01/2014 à 23:17 :
"Paul Krugman soutient mordicus...il s'était déjà illustré par un témoignage de francophilie économique..."

Bref, un professeur d'économie qui pense du bien de la France, c'est suffisant pour que le journaliste lambda veuille lui rentrer dans le lard.

Cela montre bien que les Français sont des c**s.

Mais ce sera auto-réalisateur : à force de s'entre bouffer le nez, occupation principale d'une partie de plus en plus importante de la population dont les journalistes, ils finiront bien par réussir à envoyer (réellement) leur pays dans le décor. Et là, ils verront ce que ça donne...
Réponse de le 21/01/2014 à 7:04 :
Oué c'est ça t'as raison le mec au dessus, la france va bien, c'est la lumière du monde, elle est parfaite, tout va bien, et t'es un super génie ...
a écrit le 18/01/2014 à 18:37 :
☺«montrant que la France, si elle ne suit pas le même rythme de reprise que ses voisins, profite un peu indirectement de leur dynamisme. Mme Bricq a aussi jugé que le secteur agroalimentaire devait "se reprendre", car hors vins et spiritueux "on voit bien qu'on perd des parts de marché". Paul Krugman n'a que faire des interviews de notre ministre...CQFD
a écrit le 18/01/2014 à 16:57 :
Cette traduction est un contre-sens total. En plus l'article de la tribune est bourrée de fautes d'orthographe ("une situation bien pires ", "Finlande et les Pays-Bas continent"). Déplorable.
a écrit le 18/01/2014 à 16:37 :
Krugman soutenir une politique d'offre et la loi de Say ? Je crois qu'on ne parle pas de la même personne.....
a écrit le 18/01/2014 à 9:29 :
Depuis son duplex de Manhattan il voit les choses sans doute d'une manière idyllique.
a écrit le 18/01/2014 à 0:34 :
Autrefois on disait: les sanglots seront longs, en résistance pour la vie en 40, alors pourquoi ne dirait-on pas: le golem mange le miel de abeilles?
a écrit le 18/01/2014 à 0:27 :
Il a pris son coup de canne celui là! C'est du faraon phénéant et de la de la bonne taupa à lunettes! Une ola pour l'Europe sud et vive le toutpour moi et vous crevez, le complot des rapetouts contre l'humanité en europe sud!
a écrit le 18/01/2014 à 0:17 :
Vieux charançon dégage l'europe est ministrée!
a écrit le 17/01/2014 à 18:33 :
cinq millions de personnes au chômage , au moins partiellement, mais au moins Paris ne brûle pas. Krugman est une marquise, comme dans la chanson
a écrit le 17/01/2014 à 18:17 :
C'est évident nous nous portons aussi bien que les grecs ! cet individu est miro
a écrit le 17/01/2014 à 16:15 :
Je pense qu'il y a un gros contre sens dans votre traduction de la fin de l'article : ce que dit Krugman : "you do have to wonder why the French elite is so easily intimidated into making a hard right turn" => ce qui l'étonne c'est à quel point il est facile d'intimider l'élite française pour lui faire un prendre un virage à droite / votre traduction "pourquoi l'élite française est si aisément inquiète à l'idée de prendre un virage à droite" laisse penser que Krugman a une position rigoureusement contraire à celle qui est la sienne (c'est un problème de demande pas d'offre)... I think you'd better re-read the original article (and correct yours ;-))
Réponse de le 17/01/2014 à 16:55 :
Par ailleurs, l'idée générale de l'article de Krugman ,est plutôt le mauvais virage de Hollande (un scandale !), et pas la relative bonne santé économique de la France.
a écrit le 17/01/2014 à 14:03 :
"la France, comme la plupart des pays européens, semble filtrer avec la déflation et risque fort un scénario à la japonaise."

Déjà, vous utilisez des anglicismes, bon admettons...
Mais alors écrivez-les bien au moins, sinon on ne comprend plus rien!
C'est "flirter" du verbe anglais "to flirt".
a écrit le 17/01/2014 à 13:32 :
Pour Mr Krugman un scénario à la japonaise est le modèle à suivre?
a écrit le 17/01/2014 à 12:33 :
Ca ne va pas si mal sauf que le budget dérape et que les recettes fiscales fondent car l'économie est à l'agonie ensevelie sous une montagne d'impôts.
Réponse de le 19/01/2014 à 16:10 :
Paul Krugman croit que l'on peut vivre éternellement à crédit (sans limite) et jamais rien rembourser...
a écrit le 17/01/2014 à 12:29 :
"47-48% donc ça veut dire que les français prendront davantage en charge leurs dépenses d'éducation et de santé, cela les responsabiliser et on évitera les abus "
J i arreté la lecture ici!! Comment en si peux de mots peux t on sortir autant d ânerie !
Je ne vous le souhaite pas, mais si un jour le cancer ou autres maladies invalidantes par leurs effets ou traitements vous frappe, vous bénirez le systeme Francais qui prendra en charge vos traitements (hors de prix) et consultations.
Réponse de le 17/01/2014 à 15:21 :
Pensez vous vraiment que les allemands soient mal soignés ? et pourtant rendez-vous pour une IRM en France 1 mois minimum, 1 semaine en Allemagne. le plus cher n'est pas toujours le plus performant.
Réponse de le 17/01/2014 à 21:58 :
L'essentiel des pbs du secteur public français est lié à une incurie de gestion et non à un pb politique. Le tort des politiques (de tous bords) est uniquement de n'avoir pas organisé le système pour confier les opérations à de véritables gestionnaires plutôt que de s'en occuper eux-mêmes sans en avoir la compétence...Ils auraient pu se contenter de la régulation et du contrôle (ça suffit pour diriger un pays).
a écrit le 17/01/2014 à 12:03 :
Malheureusement, ce que M. Krugman ignore, c'est le malaise français qui perdure depuis une trentaine d'année. Certes, la France ne va pas si mal, surtout si l'on la compare aux pays qui ont pris la voie de l'austérité dure, mais cela fait belle lurette qu'elle est sur une pente douce. La France est en train de foutre ses marges de manoeuvre en l'air en sacrifiant son rôle de leader européen, se mettant les menottes (règle d'or etc.).
Réponse de le 17/01/2014 à 12:14 :
C'est pour ça qu'elle est descendue (?) au 5ième rang en PIB. Son malaise ne lui a pas permis de résister à la Chine ...
a écrit le 17/01/2014 à 11:58 :
Krugman ne s'en sort plus de ses contradictions de pensées et d'analyse. Cher M. Kruman je n'ai pas de doctorat d'économie, mais j'ai une bonne pratique de l'analyse économique et politique et j'ai été marketeur puis banquier puis financier. La situation est très simple.
Les prélèvements sociaux et fiscaux doivent baIsser en France et de façon importante. Les services et la part du public dans le PIB doit revenir de 57% actuellement à 47-48% donc ça veut dire que les français prendront davantage en charge leurs dépenses d'éducation et de santé, cela les responsabiliser et on évitera les abus et l'incurie administrative.Par ailleurs l'Etat français dans son organisation fonctionnelle et territoiriale doit crée un véritable big bang comme sans la sélection et la formation de son élite, et mettre par terre un système et une société sclérosée, un système de castes hermétique. Enfin on doit mettre fin à un système qui favorise les rentiers au détriment des créateurs, des entrepreneurs et des preneurs de risques, bien sur je n'ai pas dit escrocs et fraudeurs, là il faut continuer à enfoncer le clou notamment au plan de l'évasion et de la fraude fiscale. Dernier point Hollande a eu raison sur un point majeur, il faut non seulement favoriser l'offre (c'est un changement chez lui) mais également demande, la demande on la crée par l'emploi car le taux de sous emploi réel est catastrophique (6 à 7 millions de personnes mais j'aimerai bien connaitre le vrai chiffre US également) ce qui passe par un euro beaucoup moins cher qu'aujourdhui contre toutes deviSes et en particulier dollar US, pour crée de l'emploi qualifié en Europe et en particulier en France.
Réponse de le 17/01/2014 à 12:11 :
Pour les mesures que vous préconisez, pas besoin d'avoir exercé des métiers de la finance. Il s'agit de mesures politiques. Seul un cerveau normal est nécessaire pour donner ses idées. Par contre ce qui est important pour un politicien c'est de convaincre....
Réponse de le 17/01/2014 à 14:49 :
Avant de convaincre il faut etre convaincu. Or la seule chose dont un homme politique est convaicu c'est que demander des efforts c'est ne pas etre reelu. CQFD.
Réponse de le 17/01/2014 à 16:19 :
"marketeur puis banquier puis financier";"escrocs et fraudeurs"...
Raccourci saisissant...
a écrit le 17/01/2014 à 11:45 :
Le XXI éme siècle se passera autour de l'eau, de la nourriture et de l'énergie. La France est beaucoup mieux placée que la plupart des pays dans ces domaines.
a écrit le 17/01/2014 à 11:34 :
Toutes les opinions sont autorisées. Mêmes les moins défavorables.
Plutôt que de vous plomber le moral en lisant les journaux et en écoutant les infos à la tévé ou sur les radios, regardez autour de vous : elle est plutôt pas mal la France. Et les français n'ont qu'un seul tort : faire la gueule. Na !
a écrit le 17/01/2014 à 11:04 :
Krugman, c'est le crane d'oeuf qui pensait que la reprise était là en 2009?
C'est sur que la france va bien, avec un déficit de 80milliards/an,
Et même si ce déficit passait à un zéro, nous aurions encore une dette de 2000milliards, totalement inremboursable!!
La seule solution: rigueur extrème pour l'état avec repli sur les fonctions régaliennes, et récession massive pendant 5 ans avant de sortir du trou.
Mais quel politicien voudra prendre ce risque? Réponse: aucun.
Par conséquent: La faillite nous voici!!
Réponse de le 17/01/2014 à 12:23 :
la grèce a fait "rigueur extrème pour l'état avec repli sur les fonctions régaliennes, et récession massive pendant 5 ans". Et ça ne marche pas ...
a écrit le 17/01/2014 à 10:58 :
stop au french bashing !!! toute ma vie j'ai entendu du french bashing. stop juste 5 min
a écrit le 17/01/2014 à 10:51 :
Un petit passage onirique dans cet article : La France semble "Filtrer" avec la déflation.
a écrit le 17/01/2014 à 10:38 :
En lisant l'article de Krugman, s'il est vrai qu'il indique que la situation de la France n'est pas si mauvaise (par rapport à d'autres pays européens), en revanche il indique clairement que le virage vers une politique d'offre de F Hollande 'qu'il appelle un scandale) n'est pas bon. Et tout son article est dédié à ce point de vue. Il en déduit que la France (et l'Europe) prend le même chemin que le Japon.
a écrit le 17/01/2014 à 10:18 :
Quand je regarde le prix du ticket de metro et mon loyer qui augmente annuellement, je pense qu'il n'y a aucun risque de deflation.
Réponse de le 17/01/2014 à 12:24 :
Si les loyers explosent et qu'il y a tout de même un risque de déflation, cela montre que la déflation est vraisemblablement déjà en cours dans d'autres domaines d'activité.

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