Jean Arthuis : "Il faut que l'Europe redéfinisse son modèle"

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Jean Arthuis est président de la commission des budgets au Parlement européen.
Jean Arthuis est président de la commission des budgets au Parlement européen. (Crédits : DR)
ENTRETIEN. Élections européennes, Brexit, "Gilets jaunes". Face à tous ces défis, le président de la commission des budgets au Parlement européen, Jean Arthuis, appelle les citoyens "à faire de l'Europe une puissance mondiale".

Le député européen, qui fait partie du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) et de La République en marche, a annoncé qu'il ne briguera pas de nouveau mandat pour les prochaines élections européennes. Le président de la commission des budgets et ancien ministre de l'Économie lors du premier mandat de Jacques Chirac revient sur les enjeux du prochain scrutin alors que le Vieux Continent demeure bien divisé à quelques mois d'un vote déterminant pour l'avenir de l'Europe.

LA TRIBUNE - Dans le contexte d'une Europe fragmentée et de la montée des populismes, quelles sont vos principales craintes pour les prochaines élections européennes ?

JEAN ARTHUIS - Ma principale crainte est que l'on traite des questions franco-françaises alors que le vrai sujet est de permettre à l'opinion publique de se saisir de l'avenir de l'Union européenne. La question essentielle est de savoir si les citoyens sont d'accord pour faire de l'Union européenne une puissance mondiale qui prépare l'avenir de nos enfants et qui nous protège. Il faut sortir de cette Europe qui correspond à une addition d'égoïsmes nationaux. Sommes-nous prêts à reconnaître les biens européens que sont la Défense, la protection des climats ? L'Europe est le seul espace où on peut réconcilier les écologistes et les agriculteurs à condition que les règles soient les mêmes pour tout le monde. Il faut admettre d'extraterritorialiser nos propres règles comme le font les Américains quand ils infligent des amendes à BNP Paribas ou Sanofi.

Le budget pour la période 2014-2020 représente environ 1% du revenu national brut (RNB) de l'UE à 28. Quelles sont les ambitions pour la période 2021-2027 ?

Le parlement européen a adopté un rapport dans lequel il préconise 1,3% du RNB. La vraie question est de savoir ce que l'on fait avec 1% ou 1,3%. Aujourd'hui, avec 1%, l'Europe redistribue les trois-quarts sous forme de budgets pour la politique agricole commune (PAC) ou pour la cohésion. Ce qui reste pour le supranational est extrêmement limité. Ce n'est pas avec un tel budget que l'on peut dire que l'Union européenne va devenir une puissance mondiale. Quand j'écoute Xi Jinping, il annonce que la Chine va devenir la première puissance économique et militaire avant 2049.

Le vrai sujet aujourd'hui, c'est de se demander si l'Europe est capable de répondre aux défis lancés par la mondialisation comme la Défense et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, l'immigration, le défi du climat, l'économie numérique. On n'a pas un seul géant de l'économie numérique en Europe. Ils sont tous américains ou chinois actuellement. Sur ces questions là, les États-nations n'ont plus la main. Sur la question de la fiscalité des Gafa, la France peut prendre l'initiative mais à mon avis, ça n'ira pas très loin. Si on veut lutter contre les fraudes, les paradis fiscaux et les optimisations fiscales, il n'y a qu'un accord entre les Européens qui permet de progresser. Les États devraient porter le budget européen à un niveau plus élevé par des transferts de crédits qui sont mal utilisés sur le plan national. Si on augmentait le budget de l'Union européenne, on baisserait les budgets nationaux et on démontrerait qu'il y a une vraie valeur ajoutée européenne.

Le budget dédié à la politique de cohésion devrait être amputé dans les prochaines années. À l'heure où les nationalismes gagnent du terrain et où la mondialisation dans sa forme actuelle est contestée, quelles pourraient être les conséquences d'une telle orientation ?

C'est un budget très important car il permet de venir en aide à des régions moins développées. Il permet de faire face à des crises quand certains secteurs subissent des licenciements massifs. Dans un certain nombre de pays comme la Pologne, ou la Hongrie, on a pu observer du changement. Il n'y a pratiquement plus de chômage.

Il y a deux types de pays en Europe. Comme l'essentiel du budget est financé par les États membres, 90% du budget est prélevé sur les budgets nationaux et 75% du budget repart vers les États nationaux sous forme de politique agricole commune ou fonds de cohésion. Les grands bénéficiaires des fonds de cohésion sont les pays qui reçoivent beaucoup plus que ce qu'ils versent. Ces situations sont appelées à évoluer. Il y a des pays où les fonds de cohésion représentent 4% du PIB. Le respect des règles de droit doit également être une condition indispensable pour toucher ces fonds comme l'indépendance de la justice ou la liberté de la presse.

Quel pourrait être l'impact du Brexit sur le futur budget de l'Union européenne ?

Le départ du Royaume-Uni représenterait un manque à gagner d'environ 10 milliards par an. Parmi les scénarios envisageables, il peut y avoir une compensation par une contribution supplémentaire des autres États ou bien une réduction des dépenses. Le vrai sujet est de savoir ce que l'on veut faire de l'Europe. L'Europe doit avoir l'ambition d'être une puissance mondiale. Le multilatéralisme est piétiné par Trump et par la Chine.

Quelles pourraient être les réponses de l'Europe à la crise des "Gilets jaunes" et au Grand débat organisé en France ?

La crise des "Gilets jaunes" est avant tout une crise de la démocratie. Pendant longtemps, la démocratie et le libéralisme ont bien fonctionné ensemble. La croissance était forte aussi bien en Europe qu'aux États-unis et les gens pouvaient avoir le sentiment que ça irait mieux à l'avenir et que leurs enfants allaient avoir un destin plus enviable que leurs parents. À partir des années 80, il y a eu des difficultés. Ce sont des années où la mondialisation a pris de l'ampleur. Il y a eu beaucoup de délocalisations d'activités et d'emplois où la main d'oeuvre était moins chère. Le discours libéral consiste à dire que c'est très bien. Ce système peut aider beaucoup de pays à sortir de la misère mais il y a quand même des dégâts collatéraux en Occident. Beaucoup de personnes se sont retrouvées sur le bord de la route. Ce sont ces personnes là qui commencent à manifester pour dire que ça ne va pas. Soit on fait comme aux États-Unis où on maintient les emplois avec des salaires très faibles, soit on fait comme en Europe où on indemnise les chômeurs avec du déficit public et un endettement qui explose. Il faut que l'Europe redéfinisse son modèle et qu'elle accepte de se protéger. En 1993, j'avais fait un rapport "Délocalisations d'activités et d'emplois". À l'époque, j'avais été critiqué mais le phénomène a bien eu lieu.

20 ans après la mise en oeuvre de l'euro. Quel bilan en tirez-vous ?

Le bilan est relativement favorable au regard des risques que cela représentait. L'euro a permis de mettre fin à l'instabilité des monnaies à l'intérieur de l'Europe et aux dévaluations compétitives qui brisaient la croissance. Certains pays comme l'Allemagne se sont retrouvés avec une monnaie sous évaluée alors que d'autres États, comme au Sud, se sont sont retrouvés avec une devise surévaluée par rapport à leur compétitivité.

Ce qui n'a pas bien fonctionné est la gouvernance de la zone euro qui a été parfois complaisante à l'égard de certains pays. En même temps, chacun a eu sa part de responsabilité. Du côté de la banque centrale, le problème est que l'on a appliqué une politique monétaire unique sans politique économique unique. Il y a eu une addition de politiques économiques nationales. Il est donc urgent de renforcer la gouvernance de la zone euro.

Avec le départ du président de la banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, cette année, cela peut-il provoquer une rupture dans la gouvernance de l'institution financière ?

Non, je ne pense pas. En revanche, j'estime que la Banque centrale a compensé la carence de pilotage politique. Elle est parfois allée au delà de son mandat.

Plusieurs économistes du FMI et un groupe franco-allemand d'économistes défendent une réforme des règles budgétaires européennes qui n'ont pas permis notamment d'échapper à une crise des dette souveraines. Quelle est votre position ?

Il y a deux principales options. Soit on met en place un véritable gouvernement économique, financier et budgétaire avec une certaine autorité sur les États membres, soit on a un règlement de copropriété qu'on a appelé le pacte de stabilité et de croissance. Je plaide pour une réforme allant dans le sens d'une meilleure intégration politique pour avoir un budget de la zone euro. Je pense qu'il faut un parlement de la zone euro. Quand il faut autoriser le mécanisme européen de stabilité (MES) à emprunter sur les marchés, la garantie est donnée par les 19 pays de la zone euro. Ce niveau de solidarité nécessite la nomination d'un ministre des Finances de la zone monétaire.

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Commentaires
a écrit le 02/02/2019 à 15:08 :
Il faut que les dirigeants européens stoppent rapidement les migrants. Sinon, l'on va tous à notre perte.
Réponse de le 02/02/2019 à 16:16 :
C’est le rôle de l’ONU de responsabiliser les plus «  grands de ce monde » de laisser les gens évoluer dignement chez eux.

S’il n’y avait pas de guerre il n’y aurait pas de migrants.

Les migrants croient que c’est la terre d’espoir l’Europe : ils ne savent pas que rester et construire leur pays a plus de valeur que de recommencer en dessous de O ailleurs avec d’autres paramètres plus complexes et modernes

Pourquoi il y a des guerres ?

Le pouvoir, l’argent, l’énergie, la stratégie, le contrôle ...
a écrit le 02/02/2019 à 11:26 :
L’Europe est un filtre «  humains »
Le modèle : soit l’Europe suit le modèle Américain ou bien
Reste accroché à son passé

Ou bien se reconstruit sans l’UK avec un socle de valeurs communs soumis à référendum

Ce que je rêve pour l’Europe :

Une puissance d’humains, de droits des humains ou les valeurs seraient les plus extraordinaires au monde

Une Europe de cohésion, d’intelligence humaine ( pas forcément numérique) de partage de solidarité, d’équité , de justice , de liberté, de non jugement , de non discrimination, d’un travail pour tous

Une Europe qui défend ses valeurs et ses droits partout dans le monde avec impartialité

Une Europe qui ne soit plus un filtre mais «  un organe » à elle entière qui accueille les personnes dans une bonne énergie volontaire,

Une chance aussi pour ceux qui sauront s’intégrer et respecter ces valeurs humaines de non jugement, de tolérance et de partage et de justice sociale.

Ce n’est qu’un «  rêve « .
a écrit le 02/02/2019 à 8:46 :
C'est aux Français d'harmoniser leur fiscalité du travail sur celle de l'Allemagne. Il faut appliquer la note n°6 du CAE avec une allocation universelle pour respecter l'équité.
a écrit le 01/02/2019 à 17:16 :
Une europe un modèle je suis européens je vie dans un pais d europe je suis considéré comme un immigrés une cartes d identité européenne La ok ont est européens pour le reste c est du Pipo des mensonges politique
a écrit le 01/02/2019 à 17:12 :
L EUROPE DES PEUPLE N EXISTE C EST UNE EUROPE DE BANQUIER ET DE LOBYSTE QUI SOUDOIES DES ELUS A DES FIN PERSONNEL? UNE GESTION A LA MAJORITER DES 27 N EST PAS DEMOCRATIQUE?EN PLUS ELLE N AS PAS REELEMENNT DE GOUVERNENCE /PAS DE BUJET/ ET PAS D ARME . DEGAULLE AURAIS DIT CE MACHIN NE SERT A RIEN?cela sert juste a engraisse des elues qui ne servent a rien?MACRON A TROUVE ENCORE UNE ASTUSCE POUR FAIRE CONTINUEZ LES GENS A VOTEZ FAIRE UN REFERENDOME SUR LES PROBLEMES FRANCAIS LE MEME JOUR DU VOTE???
a écrit le 01/02/2019 à 12:14 :
Depuis un tiers de siècle au bas mot, les Français sont conviés à prendre leur mal en patience devant les conséquences de plus en plus calamiteuses de la prétendue « construction européenne ».

Comment cela est-il rendu possible ?

Par le fait que tous les partis politiques français – sauf l’UPR – ont recours à la même technique manipulatoire, fondée sur la même formule de rhétorique.

À savoir que, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, le centre, les écologistes et la gauche, TOUS les partis, sauf l’UPR, affirment :

– que l’Europe telle qu’elle existe – Communauté Économique Européenne (CEE) de 1957 à 1992, Union européenne (UE) depuis 1992 – fonctionne en effet de plus en plus mal et que ses résultats sont de plus en plus calamiteux ,

– mais que tout cela va se résoudre en « changeant d’Europe », ce qui permettra de déboucher sur le paradis tant attendu : une « Autre Europe ».

Le fonctionnement central de cette manipulation est de faire croire aux Français que l’Europe se résumerait en gros à la France, et que les choix concernant la prétendue « construction européenne » ne dépendraient en définitive que des Français.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par tout le spectre politique des souverainistes, de l’UMP, du MODEM, de EELV, du PS, du MRC, et du FDG, aucun parti politique – à part l’UPR – ne parle jamais du fait, pourtant tout bête, que la France n’est plus qu’un pays sur 27 (3,7%) et que ce que peuvent vouloir les Français n’a plus guère d’importance dans cette Tour de Babel ingérable.

Cette manipulation date depuis au moins 1979, comme nous le révèle l’affiche conçue à l’époque par le dessinateur Folon, dont le slogan principal « L’Europe, c’est l’espoir » était assorti d’un deuxième slogan : « Choisissez votre Europe ! »
https://www.upr.fr/dossiers-de-fond/autre-europe/

Du coup, l’ensemble de la politique française devient incohérente et perd toute puissance de mobilisation, laissant grande ouverte la voie libre à tous les extrémismes. Il est donc vital de clarifier la situation politique française en créant un parti dont le but essentiel est de dénouer le quiproquo.
Réponse de le 01/02/2019 à 12:47 :
Votre commentaire est assez juste. Mais la conséquence de la volonté de l’upr serait un rapprochement avec la Russie et la Chine. C’est inéluctable et nous aurions encore moins d’influence.
Réponse de le 01/02/2019 à 14:17 :
@Math Insuffisamment documenté, voyez comment dans ce petit film culte sur le Brexit sorti en 2016, l' UPR ne promeut ni Russie, ni Chine, ni Usa mais des partenariats librement consentis et définis en fonction des intérêts de la France et ce en toute INDEPENDANCE..

BREXIT LE FILM est un film-documentaire pour inviter le plus grand nombre à voter en faveur de la SORTIE de la Grande-Bretagne de l’UE lors du référendum du 23 juin 2016 solidement documenté et qui fait le tour du sujet ...
A partir de 57.37, on lève à nouveau le misitigri, dans la bouche d' un anglais, pas besoin d' accords pour commercer avec l' UE à l' exemple de la Chine etc ..
Made in UPR.fr
https://www.upr.fr/actualite/europe/brexit-le-film/?fbclid=IwAR3uZjY2WNcw3Tc4GV4icOrIwKOkS33wewue2t6VKSGq2UaX5t5ARSATINA
Je vous laisse donc réfléchir la -dessus.
Réponse de le 01/02/2019 à 14:25 :
@Math En parlant d' indépendance, n' est ce pas Macron qui est Young Leader ...?
Réponse de le 01/02/2019 à 17:38 :
l'UPR développe de bien belles idées respectables mais après que les Français auront voté le Frexit il se passera quoi. Que sont devenus les artisans du Brexit...Ils sablent le champagne sur le thème un pays en moins et tant pis pour les effets collatéraux. La division nous perdra dans un contexte de mondialisation alors il faut que tous les peuples européens se retrouvent et poussent leurs gouvernements à mieux gérer l'Europe en mettant l'économie au service de l'humain.
a écrit le 01/02/2019 à 11:12 :
Jean Arthuis, qui a fait par ailleurs la preuve de ses qualités de financier, parle comme…un financier. Car il parle de l'Europe, mais laquelle? Si c'est celle d'aujourd'hui, dirigée par des technocrates (justement financiers pour l'essentiel), qui n'a ni souveraineté , n'est pas au plan international reconnue comme "entité" politique, n'est pas autonome au plan de la Défense, (tutelle OTAN que les Allemands ne veulent pas remettre en cause, ) est constituée de Nations disparates aux plans social et économique, il est clair qu'il ne faut pas continuer sur ces bases. Mais quel schéma propose-t-il? Il ne parle pas, s'il veut conserver la zone Euro, de la nécessité d'y intégrer alors les pays qui ne l'ont pas acceptée. Quel type d'Europe, quel schéma politique, économique, militaire, social, quel plan, quelle stratégie pour y aboutir? Rien de cela n'est couché noir sur blanc. Les financiers sont habitués à imposer leurs diktats et pousser leurs pions pour arriver peu à peu à leurs fins. Ici, il y a en face des peuples impatients qui ne marchent plus dans la "combine". Ils ne se contenteront pas, pour aller voter, de discours lénifiants, émanant de personnalités (certes compétentes et reconnues), mais qui en dehors de promesses n'amènent rien de concret. Tout est à imaginer, à faire, c'est là le drame.
a écrit le 01/02/2019 à 11:06 :
Pour redéfinir l'Europe, il faut éliminer l'administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles qui suit imperturbablement son "cahier des charges" pour ne pas dire son dogme!
a écrit le 01/02/2019 à 11:02 :
De nos jours le malade possède son diagnostic et la question est de savoir si nous voulons sauver le soldat  « Europe » Personnellement je dis oui sous réserve de lui injecter une Chimio de cheval. D’abord sortons de ce système de notables ou des gens « comme il faut » s’écoutent parler sans prendre les décisions espérées, Barosso comparait l’Europe à un Empire sans empereur, aujourd’hui il pantoufle un Max. L’Europe est le supermarché du monde et actuellement sous contrôle des multinationales et de leurs puissants lobbies, elle possède pour dogme que le marché doit être libre et non faussé ce qui ouvre la porte à tous les abus. L’Euro est cause de déséquilibre, on lit parfois un différentiel de 25 % entre la France et l’Allemagne, en outre cette monnaie n’a jamais évoluée vers une monnaie d’échange internationale indépendante du dollar, hors contrôler une monnaie revient à contrôler le pays. L’Europe se sont des inégalités sociales et fiscales entre ses états membres, il y a là un préalable.
Le renouvellement du parlement européen se précise et le débat est inexistant, tout ce passe comme si la messe était dite. Quand aux septiques, on ne démissionne pas devant les difficultés mais on change la gouvernance, une solution serait de redécouvrir les idées de Maurice Allais, notre seul prix Nobel Français, à lire dans sa « lettre aux Français » (Marianne-2009), il considère l’organisation du commerce mondial comme le fondement de la crise actuelle et plaide pour un protectionnisme éclairé. Ses idées sont libérales pour produire de la richesse et sociales pour capter cette part illégitime et la réinjecter vers l’humain au lieu d’enrichir certains comme c’est le cas aujourd’hui. « Les causes de la crise telles qu’ont nous les présente relèvent d’une incompréhension de la réalité économique. S’agit-il seulement d’ignorance ? » - Chers politiques, vous êtes responsables devant l’histoire, ne reproduisez pas les catastrophes passées.
a écrit le 01/02/2019 à 9:06 :
L'Europe est gangrenée par des administrations et lobby plus puissantes que les gouvernements. Il serait temps que ces administrations soient au service des élus et de la volonté du peuple, et pas au service de leurs privilèges. L'Europe ne pourra exister sans une adhésion des populations, ce qui doit passer par un respect des démocraties et moins d'opacité.
Réponse de le 01/02/2019 à 9:26 :
Je préférais vraiment mon: "Mais vous allez arrêter quand de vous foutre de nos gueules !?"

Parce que les courbettes et ronds de chapeau à des gens qui nous anéantissent c'est grotesque et improductif au possible, si vous ne fâchez pas un gosse qui met le feu à la baraque votre baraque un jour brulera.
Réponse de le 01/02/2019 à 12:54 :
Ils ne comprennent pas ce vocabulaire. Ces gens ne parlent pas la langue du peuple, et quand ils essayent, ça donne les gilets jaunes par incompréhension mutuelle. Il faut juste leur dire : "Si vous continuez comme ça, vous allez perdre un maximum de pognon.". Là ils arrivent à traduire et à appréhender le concept... ;)
Réponse de le 01/02/2019 à 15:18 :
En effet maintenant depuis le temps qu'on parle à tous ces cadavres sans qu'ils répondent c'est pas rassurant quand à leur capacité de vivre tout simplement.

On en est même plus à parler de capacité cognitive mais bel et bien de mort cérébrale visiblement.

Tout s'écroule autour d'eux et eux toujours autant contents d'eux sachant pertinemment que "répétez mille fois un mensonge et il deviendra vérité" (Goebbels boucher nazi) continuent de nous raconter leurs sempiternels bobards se disant que s'ils y croient ils ne risquent rien.

Le fonctionnement oligarchique de l'intérêt du réseau nous mène à notre anéantissement.

L'UE ou l'étrange ressemblance avec Mike le poulet sans tête. Même sans tête on pourrait continuer à vivre "normalement"... https://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_le_poulet_sans_t%C3%AAte

"Son histoire est parfois considérée comme un canular"

Tout comme la construction de l'union européenne. Mais j'ai bien plus confiance dans les dires d'un agriculteur américain alcoolique que dans nos technocrates financiers européens.

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