L'Allemagne devrait échapper à la récession en 2023
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La hausse moins forte que prévu des prix de l'énergie devrait permette à l'Allemagne d'échapper à la récession.
Reuters
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La hausse moins forte que prévu des prix de l'énergie devrait permette à l'Allemagne d'échapper à la récession.
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L'Allemagne devait éviter en 2023 la récession qui lui était promise. L'IfW Kiel, l'un des instituts économiques les plus influents en Allemagne, table désormais sur une croissance de « 0,3% » l'an prochain, après avoir prévu une récession de 0,7% il y a quelques mois. L'Ifo, un autre institut économique de référence, a lui aussi révisé mercredi à la hausse ses prévisions pour l'an prochain, pronostiquant désormais sur une récession limitée à -0,1%, contre 0,3% précédemment. Dans ces prévisions d'automne, le gouvernement allemand se basait sur une récession de 0,4%.
Cette correction intervient alors que plusieurs signaux laissent penser que la première économie européenne pourrait mieux résister que prévu aux multiples crises actuelles. « La légère amélioration des perspectives s'explique par la hausse moins forte que prévu des prix de l'énergie (...) en raison notamment de l'intervention de l'État », justifie l'institut IfW.
Après avoir distribué de nombreuses aides, le gouvernement va dépenser 200 milliards d'euros sur deux ans pour bloquer les prix du gaz et de l'électricité à partir de l'an prochain, afin de protéger son économie et ses ménages. « Dans l'ensemble, la crise énergétique pèse lourdement sur l'économie allemande », selon l'IfW Kiel. « Par rapport aux prévisions conjoncturelles de l'hiver 2021, la guerre en Ukraine réduit la production de 180 milliards d'euros, soit 4% » du PIB en Allemagne, ajoute l'organisme. L'industrie est particulièrement touchée par la crise, notamment les secteurs les plus consommateurs d'électricité et de gaz. La fédération de l'important secteur de la chimie (VCI), qui regroupe des géants comme BASF ou Covestro, très énergivores, table ainsi sur un « fort recul » de la production l'an prochain, après une chute de 6% cette année.
Les prix, qui ont atteint un pic cet été, redescendent néanmoins depuis septembre, même s'ils restent à un niveau particulièrement élevé.
À l'échelle de la zone euro (les 19 pays à avoir adopté la monnaie unique), le risque d'une récession semble, lui, s'être installé durablement, en particulier « à court terme en raison de la guerre contre l'Ukraine », a affirmé la présidente de la BCE, Christine Lagarde, ce jeudi. Et ce, après avoir annoncé un nouveau relèvement de ses taux directeurs, cette fois de 50 points de base. L'économie devrait ainsi se contracter sur le trimestre en cours et au premier trimestre 2023, a confirmé l'institution. Elle prévoit que la croissance du PIB (Produit intérieur brut) atteigne 0,5% en 2023, contre 0,9% prévu en septembre, puis 1,9% en 2024 et 1,8% en 2025.
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Sans compter que l'inflation devrait perdurer l'année prochaine. La BCE prédit, en effet, qu'elle atteindra 6,3% en 2023 avant de redescendre à 3,4% en 2024 et à 2,3% en 2025, se rapprochant enfin de l'objectif des 2% prôné par l'institution.
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(Avec AFP)
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