L'écologie, tout le monde en parle : bonne nouvelle pour l'environnement ?
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Elections européennes, politique
Reuters
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Elections européennes, politique
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La multiplication, à l'été 2018, d'événements climatiques extrêmes a suscité marches pour le climat, grèves scolaires et autres recours juridiques contre les gouvernements dans plusieurs États membres de l'Union européenne, dont la France. Aussi, sur fond de rapports alarmants du Giec puis de l'IPBES (Giec de la biodiversité) et de sondages plaçant l'environnement en tête des préoccupations des Français (comme de 73% des Européens), les principaux candidats ont décidé de verdir leur programme. Souvent après avoir rallié des personnalités issues de partis écologistes.
L'objectif de « faire de l'Europe une puissance verte », qui figure en tête du programme de la liste Renaissance de la majorité présidentielle, n'est pas sans lien avec la présence de Pascal Canfin, ancien député européen vert et directeur général du WWF France, en numéro deux.
La plupart des listes s'accordent sur l'objectif de neutralité carbone en 2050 et de moyens supplémentaires via des budgets consacrés au climat et à la biodiversité : un pacte finance-climat-biodiversité poussé par la liste Envie d'Europe de Raphaël Glucksmann, une banque pour le climat pour Renaissance et Europe Écologie, un Green New Deal pour la liste du Printemps européen de Benoît Hamon... Côté ressources, outre une taxe carbone aux frontières, la taxation des bénéfices des entreprises ou celle du kérozène font des émules, notamment chez Envie d'Europe et La France insoumise.
Les programmes se rejoignent également sur le terrain juridique : reconnaissance des droits des animaux et des écocides pour Urgence écologie (qui réunit le philosophe Dominique Bourg et l'ancienne ministre Delphine Batho), création d'une Cour européenne de l'environnement pour Hamon et d'un tribunal international de justice pour La France insoumise.
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Europe Écologie, qui peine à se démarquer au milieu de cette profusion de propositions, propose l'adoption d'un traité supérieur, en vertu duquel toute décision européenne serait subordonnée à l'objectif de préservation du climat et de la biodiversité, et la création d'un parquet européen autonome.
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