L'économie suisse plombée par le franc fort

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L'économie suisse s'est contractée début 2015
L'économie suisse s'est contractée début 2015 (Crédits : © Denis Balibouse / Reuters)
Le PIB helvétique recule de 0,2 % au premier trimestre 2015. Les exportations ont été pénalisées par l'envolée du franc, mais la demande intérieure a tenu bon.

La Suisse a été frappée de plein fouet par la hausse du franc. Au premier trimestre 2015, le PIB helvétique s'est ainsi contracté de 0,2 %, un peu plus que ce qu'attendait le consensus des économistes (-0,1 %). C'est un vrai coup d'arrêt puisque, au trimestre précédent, la croissance suisse avait atteint 0,5 % et que sur l'ensemble de l'année 2014, elle avait été de 2 %. Du reste, la richesse nationale de la Confédération n'est supérieure que de 1,1 % par rapport au premier trimestre 2014, alors que le consensus des économistes tablait sur une hausse de 1,5 %.

L'effet du franc fort

Un tel recul n'est pas très fréquent en Suisse. Il faut remonter au troisième trimestre 2011, au moment où la crise de la zone euro avait provoqué une envolée du franc, pour retrouver un recul de l'activité helvétique d'une telle ampleur. Rien d'étonnant à cela, car évidemment, la raison principale de la baisse du PIB suisse, c'est la fin du « taux plancher » du franc suisse à 1,20 franc par euro par la  Banque nationale suisse, la BNS, le 15 janvier dernier. Ce plancher avait été instauré en septembre 2011 pour éviter la récession. Levé, il fait logiquement plonger à nouveau l'économie helvétique. Il faut désormais 1,03 franc pour un euro, soit 14 % de moins qu'avant le 15 janvier.

Le détail fourni par le Secrétariat fédéral à l'économie (SECO) ne trompe d'ailleurs pas. Les exportations globales ont reculé de 3,8 % alors qu'au trimestre précédent, elles avaient progressé de 9,6 %. Les exportations de biens sont, elles, en chute de 2,3 %. Autrement dit, la revalorisation brutale du franc a empêché les exportateurs suisses de profiter de la légère reprise de la croissance dans la zone euro (où le PIB a progressé de 0,4 % au premier trimestre contre 0,3 % au trimestre précédent).

La demande intérieure tient bon

La croissance helvétique a cependant été sauvée en partie par une demande intérieure qui demeure solide. Ménages et entreprises n'ont, semblent-ils, pas encore anticipés les effets du franc fort sur leurs capacités de dépenses. Ou bien, et c'est la version pessimiste, ils ont précisément anticipé les difficultés à venir en dépensant tant qu'ils le pouvaient encore. Toujours est-il que la consommation des ménages a progressé de 0,5 % contre 0,3 % au trimestre précédent et que les investissements d'équipement ont aussi progressé de 0,5 %, un peu moins que les 0,9 % du trimestre précédent. La reprise des investissements dans la construction (+0,3 % après un recul de 1,5 %) explique aussi en grande partie la croissance de la demande intérieure.

Correction inévitable

Cette correction était inévitable après la décision de la BNS. Cette dernière avait le choix entre imprimer des francs pour soutenir la croissance ou « ajuster » cette dernière au niveau d'équilibre de marché de la monnaie. Elle a choisi cette dernière option, elle ne peut être surprise du chiffre publiée ce vendredi. Reste que cet ajustement du premier trimestre n'est qu'une première phase : il implique les conséquences « directes » de la revalorisation du franc, celui de la perte immédiate de compétitivité des produits suisses. La phase suivante sera plus délicate. Et tout dépendra de la réaction des exportateurs suisses. Sauront-ils regagner les marchés perdus lors de ce premier trimestre ? Y aura-t-il une volonté de compenser la revalorisation du franc par des réductions d'effectifs ou de salaires ? Décideront-ils d'investir, malgré la pression, pour réaliser des gains de productivité future ? D'ores et déjà, certaines entreprises se sont adaptées, en augmentant le temps de travail, comme par exemple Bosch.

Résistance de l'emploi

Pour le moment, la Suisse semble devoir cependant échapper à la spirale de la récession. Il est vrai que la BNS s'est inquiété d'une trop forte hausse du franc et qu'elle intervient désormais pour stabiliser la monnaie helvétique. Par ailleurs, une grande partie des exportations suisses, notamment dans le domaine du luxe, est assez insensible à l'effet prix. L'impact sur l'emploi de cette contraction du PIB n'a pas été nul, mais il reste limité. En avril 2015, le nombre de demandeurs d'emploi était supérieur de 2,9 % à celui d'avril 2014, mais la baisse par rapport à mars a été sensible et le taux de chômage est quasiment stable à 3,3 % contre 3,2 % un an auparavant. Cette résistance de l'emploi et la faible inflation semble devoir assurer au pays un « matelas de résistance » face à la revalorisation du franc.

Fin durable de la croissance forte

Reste qu'il faut se garder de tout optimisme trop prononcé. Le dernier indice du climat des affaires de l'institut KOF pour le mois de mai montre une légère amélioration en passant de 89,8 à 93,1, notamment en raison de meilleurs carnets de commande dans l'industrie. L'industrie suisse a donc peut-être déjà connu le pire. Mais l'indice souligne aussi un ralentissement de la demande intérieure. Ce qui viendrait confirmer que les dépenses du premier trimestre étaient en partie des dépenses de « précaution. » Au final, la Suisse n'est pas sûre d'entrer en récession, autrement dit de connaître une baisse de son PIB également au deuxième trimestre. Mais les années de croissance forte sans doute derrière elle. L'institut KOF prévient ainsi : « on ne doit pas s'attendre à une forte reprise de l'économie » mais à peine à une « inversion de tendance. » Il y a peu de chance que la croissance suisse dépasse les 0,5 % en 2015 prévus par le KOF. En espérant que la croissance de ses partenaires commerciaux, notamment la zone euro tienne bon...

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Commentaires
a écrit le 01/06/2015 à 20:22 :
Désolé de vous dire mais rien qu'en lisant vos "commentaires d'experts" je suis tombé en profonde dépression.
a écrit le 31/05/2015 à 16:38 :
La filiale autrichienne de la banque suisse Raiffeisen vient de faire 95% de ses profits en Russie…. indépendamment d'un euro faible et d'un franc suisse fort. Moins encore d'un rouble faible. Il s'agit surtout de savoir être au bon moment au bon endroit, ce flair qui possèdent les Suisses mais (hélas) pas les Français. :-)
Réponse de le 31/05/2015 à 21:07 :
Si on ne sait pas de quoi on parle, il vaut mieux de se taire.
La banque Raiffeisen International qui a de nombreuses banques dans les pays de l'est et qui est côté en bourse à Vienne, n'a strictement RIEN à faire avec la Suisse.
Cette banque a été crée par la banque autrichienne Raiffeisen - RZB, qui elle-même n'a rien à faire avec Raiffeisen en Suisse ou en Allemagne, sauf le nom du fondateur des banques mutuelles, dont le crédit agricole ou le crédit mutuel ont adopté le principe aussi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raiffeisen
http://de.wikipedia.org/wiki/Raiffeisen_Bank_International
a écrit le 31/05/2015 à 14:05 :
Mauvais choix de la Suisse...Le pire est à venir ! La monnaie va s’effondrer d'elle même !
Réponse de le 31/05/2015 à 18:07 :
Il ne faut pas prendre vos désirs pour des réalités, c'est fou comme les commentateurs français souhaitent toujours le pire pour la Suisse. Les variations de taux de change ont de tout temps existé et les pays doivent faire avec. Dans ce cas précis il ne s'agit pas du franc fort mais plutôt de l'euro faible, d'ailleurs le change avec avec les autres monnaies est loin d'être aussi défavorable. La Suisse part d'une bonne situation, avec peu de dette et son économie mondialisée saura amortir le choc. Quant au franc suisse, le jour ou il s'effondrera n'est pas encore arrivé.
Réponse de le 31/05/2015 à 22:59 :
C'est le syndrome du feignant de la classe : il se rejouit que le bon eleve aie un 15 au lieu d'un 18, il y voit le debut de nivellement par le bas ... qui n'arrivera jamais alors laissons-le deblaterer.
Un Francais.
a écrit le 30/05/2015 à 20:45 :
monnaie qui flambe, plus de paradis fiscale, l'avenir s'assombrit pour les petits suisses
Réponse de le 31/05/2015 à 11:38 :
Économie qui sombre, désindustrialisation, manque de compétitivité, le social qui se rétrécit, l'avenir s'annonce radieux pour nous, les français. :-)
Réponse de le 31/05/2015 à 18:09 :
Même commentaire qu'à Tony, je ne peux pas mieux dire aux petits génies français de l'économie et qui s'expriment sur ce site.
a écrit le 30/05/2015 à 15:37 :
Qu'on parle de la Suisse dans la presse hexagonale, nom de Dieu…. fichons la paix à ces bons Suisses quoi ! il y a tant de choses d'autres à quoi s'intéresser en France….
Réponse de le 30/05/2015 à 22:46 :
@ Freddy-BE : Si la Suisse était économiquement comme la Croatie on ne saurait même pas où elle se trouve. Je vous laisse deviner la vraie raison de tant intérêt des médias à nos voisins…..
a écrit le 30/05/2015 à 15:31 :
Le Franc suisse s'est réévalué de 15 % brutalement car la BNS a abandonné sa politique de maintien de cours. Cette politique est récente car auparavant, le cours du Franc suisse était libre et n'a cessé de monter pendant des décennies. Il y a une quarantaine d'années, le Franc Suisse était proche de la parité avec...le Franc Français, et maintenant il est proche de la parité avec l'Euro, donc il vaut environ six fois plus ! Plus récemment, en 2008, le Franc suisse valait près de 30% de moins que maintenant, alors la réévaluation de cette année n'est que la poursuite d'une tendance ancienne que les Suisses savent gérer. L'économie suisse s'est toujours adaptée (il est vrai qu'elle n'est pas socialiste), le chômage est toujours aussi faible et le niveau de vie toujours aussi élevé. Cela ne fait pas plaisir aux "économistes" de gauche, mais c'est comme ça.
a écrit le 30/05/2015 à 15:25 :
« inversion de tendance. » : tiens, ça me rappelle quelqu'un.
a écrit le 29/05/2015 à 23:43 :
La BNS a un portefeuille important d'obligations en € ; la perte vient du fait que ces obligations valent beaucoup moins en CHF (-15%).
Dans le même temps, la contre-valeur en € des revenus et de l'épargne des suisses s'est accrue de 15%, alors nul doute qu'ils ont une marge d'ajustement par la baisse des salaires qui sera acceptée avec pragmatisme, sans grèves ni manifs syndicales.
a écrit le 29/05/2015 à 21:29 :
L'entreprise dans laquelle je travaille achète des pièces de mécanique en Suisse, à une entreprise leader dans son secteur. La réaction face au franc fort ruinant la compétitivité s'est rapidement imposée. Pas d'augmentation de la durée de travail, pas de baisse de salaire... Transfert de la production en Allemagne et dans des pays plus à l'est.
Je parle d'une entreprise normale, pas dans le monde du luxe.
Le monde de la machine outil haut de gamme en Suisse a déjà vu disparaitre des constructeurs de renoms ces dernières années. L' hémorragie n'est sans doute pas terminée.
a écrit le 29/05/2015 à 17:35 :
Vous vivez dangereusement Mr Godin! Commettre un article dans lequel la Suisse n'est pas décrite comme la huitième merveille du monde, est tout simplement blasphématoire pour certains... Entendons nous, je trouve votre article pondéré et on est bien loin d'une catastrophe pour nos voisins (je précise tout de suite que c est tant mieux et que je ne doute pas d une reprise rapide), mais c'est déjà insupportable pour certains de nos voisins et pour nos concitoyens qui au fond méprisent la France. Mon cœur balance entre courage et témérité de votre part, attention à vous!
Réponse de le 29/05/2015 à 20:25 :
Blatter a été ré-élu ce soir à Zurich. Santé ! :)
Réponse de le 29/05/2015 à 23:44 :
Bravo pour l"humour et c'est tellement bien vu !
Réponse de le 29/05/2015 à 23:47 :
Il suffit de regarder les commentaires énervés ci-dessous pour vous donner raison.
a écrit le 29/05/2015 à 16:44 :
La suisse marchera toujours ! Parceque elle n a pas 1,5 millions de fonctionnaires en trop !!!💐🇨🇭
Réponse de le 29/05/2015 à 20:23 :
+++ 7'000'000 :-)
Réponse de le 31/05/2015 à 23:05 :
Pas de fonctionnaires du tout car le statut de fonctionnaire n'existe pas !
a écrit le 29/05/2015 à 14:26 :
Trop de blabla quand il s'agit de parler (parfois mal) de la Suisse. En tant que frontalier je connais assez bien l'économie de ce pays et peux dire qu'elle est stable et contrairement à la France, les choses marchent en Suisse. La Suisse est un des rares pays de la planète qu'on peut appeler prospère. Rien à voir donc avec les économies européennes et moins encore avec celle de la France. La vraie raison d'un dépit voilé mais en toute évidence. Vous connaissez le proverbe arabe de la caravane et des chiens ? bon week-end. :-)
Réponse de le 29/05/2015 à 19:02 :
((0))((0)) Non mais vous croyez qu'il y a de la mauvaise foi en France ??
Réponse de le 29/05/2015 à 22:49 :
Oui bien sûr les Français sont jaloux car la France est en ruines et la Suisse est parfaite en tous points...d'ailleurs pourquoi n'y habites tu pas ? Ah mais j'oubliais, la "France en ruines" est quand même bonne mère pour s'y loger à des prix décents, y consommer, scolariser les gamins, les clubs de sport, le ski etc. Tu as un meilleur pouvoir d'achat qu'un mec (Suisse ou pas) qui aurait ton salaire mais qui habiterait en Suisse...donc d'où qu'elle vienne, tu ne devrais pas trop cracher dans la soupe, et ne pas oublier que tu manges à DEUX rateliers !
Réponse de le 30/05/2015 à 11:54 :
et faut pas oublier qu'en Suisse, les premiers à être licenciés sont les frontaliers quand l'économie va mal. Et ces derniers pourront toucher les allocations chômage en France (sans y avoir cotiser). Avec l'envolée du franc Suisse, bientôt des milliers de frontaliers se retrouveront à pointer à pôle emploi en France.
Réponse de le 30/05/2015 à 12:35 :
Je suis frontalier et je suis entièrement d'accord.
si la France deplait à certains alors que ceux ci profitent de ce qu'elle leur offre, qu'ils aillent vivre en Suisse!
Moi j'ai fait mon choix, je travaille a geneve, et je vis en France, et je suis fier d'être français.
Réponse de le 30/05/2015 à 19:18 :
@frontalier (14:26) je suis également frontalier depuis plus d'une dizaine d'années en Allemagne, ce n'est pas pour autant que je méprise la France. Bien au contraire, je fais mes courses en France et j'achète des produits fabriqués en France dès que c'est possible (pour soutenir l'économie de la France). Les impôts sur le revenu sont nettement moins élevés en France qu'en Allemagne. On ne peut pas d'un côté "profiter" des avantages de vivre en France et d'un autre côté, dénigrer sans cesse le pays dans lequel on a grandi et on vit.
Réponse de le 31/05/2015 à 23:11 :
Ce que decrit frontalier est parfaitement vrai et modere, il n'y a pas de mepris de la France mais simplement la realite : Si nous maintenons l'illusion c'est grace aux 80 milliards de dettes que nous accumulons chaque annees sur le dos de nos enfants et qui nous servent a payer RMI-RSA, AME, CMU, prime de noel, prime de vacance, ASS, APL, Allocations diverses, elus, rente diverses et privileges categoriels, sans compter le scandal Areva.
Le jour ou les banques nous dirons : on ne prete plas car on plus confiance tout s'ecroulera et on sera la Grece.
Réponse de le 01/06/2015 à 18:06 :
@Steph, Le jour ou les banques ne prêteront plus, toute l'économie mondiale va s'effondrer, Suisse et Allemagne inclus.
Mais effectivement, la France est trop généreuse dans l'attribution de certaines allocations et il serait grand temps qu'elle contrôle pour voir si l'allocataire a droit à une aide ou pas. (trop de fraudes).
a écrit le 29/05/2015 à 13:05 :
il fallait laisser le franc suisse libre ,les prix se serait ajustes tranquillement au lieu de cette bourrasque ...!
a écrit le 29/05/2015 à 12:27 :
-0.2 % apres une augmentation de 20 % de la monnaie c est pas mal non ?
en france on fait +0.2 % malgre la devaluation de l euro ...

la question ets evidement de savoir si le -0.2 est le debut d une recession ou juste un coup de frein temporaire
Réponse de le 29/05/2015 à 13:07 :
Ce -0,2% au T1 n'est tout de même pas de très bon augure, le taux plancher n'a été abandonné que le 15 janvier, donc avec 2 mois et demi de franc fort la Suisse est passée d'une moyenne trimestrielle de +0,5% à ce -0,2%.
Tous les économistes suisses s'accordent à dire que les effets vont vraiment se faire sentir au T2 et T3, donc si le taux de change reste à ce niveau toute l'année 2015 on peut raisonnablement penser que la Suisse connaitra une récession cette année. Comme je l'ai dit dans un autre commentaire, elle part de si haut que ce ne sera pas dramatique. Mais les effets sur l'emploi seront inévitables.
a écrit le 29/05/2015 à 12:25 :
Une devise qui prend 20 % en quelques heures, ça fait des dégâts mais ils vont se réformer grave. Pas d'inquiétude à moyen terme. La productivité est là et ils ne sont pas socialistes les Suisses.
Réponse de le 29/05/2015 à 13:01 :
Oui et non, la Suisse a les inconvénients de ses avantages: elle part de très haut donc elle est bien placée pour encaisser le choc du CHF fort...mais du coup il n'y a plus grand chose à réformer dans ce pays, tout a déjà été fait. La seule chose qu'ils pourront faire à court/moyen terme, c'est augmenter le temps de travail et geler les salaires (déjà haut eux aussi).
A plus long terme, il ne peuvent qu'espérer que l'économie de l'UE reprenne vraiment et durablement du poil de la bête et donc que l'euro remonte.
Réponse de le 29/05/2015 à 14:54 :
Oui Beber merci Beber de la part des Suisses. Clap clap
Réponse de le 30/05/2015 à 15:26 :
@Beber,
Celà me rappelle lorsque votre ministre des finances de l'époque Pierre Moscovisci ou qques chose de la sorte était venu à Genève donner une leçon d'économie . Ha j'en ris encore . Le dernier de la classe donner un cours au premier de la classe . Gro-Grotesque.
Vous êtes sympathiques vous autres Français mais pas crédibles à mes yeux. Vous êtes pleins d'experts et de spécialistes de tout poils, ainsi devriez être les meilleurs de l'Europe....Mais .... Bof bof bof ...sans rancune et tout de bon.
Réponse de le 30/05/2015 à 20:08 :
avoir une économie forte grâce à la fraude fiscale et l'or des nazi (85 % de l'or nazi exporté d'Allemagne aurait transité par la Suisse afin d'être blanchi) n'a rien de très flatteur...
Réponse de le 31/05/2015 à 22:55 :
Vous êtes comme ça naturellement ou vous prenez des cours du soir?
Réponse de le 01/06/2015 à 18:02 :
la vérité blesse...
a écrit le 29/05/2015 à 11:58 :
La Banque Nationale suisse a realise une perte de 30 milliard de francs suisse au premier trimestre, et ce, malgre la suppression du taux plancher de 1,20 Fr pour un euro.
Pourrait-on savoir si cette perte colossale a pu être epongee? Si oui, de quelle facon?
Réponse de le 29/05/2015 à 15:13 :
on s'en fiche, c'est comptable. C'est du vent. Vous vous demandez si les 2000 milliards de dette française seront épongées?
De plus, la BNS a terminé 2014 sur un bénéfice de 38 milliards de francs suisses, ca ira?

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