L'UE va intensifier ses préparatifs en cas d'un Brexit "no deal"

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(Crédits : Piroschka Van De Wouw)
La Commission européenne va intensifier ses préparatifs en cas d'absence d'accord (ou "no deal") avec le Royaume-Uni sur sa sortie de l'UE, a affirmé jeudi son président Jean-Claude Juncker à l'issue d'un sommet européen consacré au Brexit.

"Nos amis britanniques doivent dirent ce qu'ils veulent au lieu de nous faire dire ce que nous voulons", a-t-il déclaré, avant d'annoncer que l'exécutif européen publierait mercredi 19 décembre "toutes les informations généralement utiles qui concernent la préparation d'un 'no deal'".

"Des assurances supplémentaires"

Selon le président du Conseil européen Donald Tusk, la Première ministre britannique Theresa May, qui s'est exprimée en début de soirée devant les dirigeants européens, a fait part de "ses difficultés" à faire ratifier par son Parlement l'accord de retrait conclu avec l'UE et a demandé "des assurances supplémentaires".

Juncker a jugé "assez inconcevable" qu'au Royaume-Uni on pense que c'est à l'UE de "proposer des réponses".

"C'est plutôt au gouvernement britannique de nous dire ce qu'ils veut exactement", a-t-il insisté visiblement las, disant avoir "des difficultés pour comprendre les états d'âme des députés britanniques".

Selon une source européenne, l'ambiance au dîner était "très mauvaise".

"Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" et a été régulièrement interrompue par la chancelière allemande Angela Merkel qui lui demandait ce qu'elle attendait exactement, a affirmé cette source.

Au plus tard le 21 janvier 2019

Selon une autre source européenne, l'aide des 27 ne pourra être envisagée que si Mme May revient dans les prochaines semaines avec des propositions précises. Le gouvernement britannique a fixé au 21 janvier la date limite pour que l'accord soit voté au Parlement.

Dans ses conclusions, le Conseil européen réaffirme que le filet de sécurité (ou "backstop") destiné à éviter une frontière dure sur l'île d'Irlande et qui inquiète les partisans britanniques d'une rupture nette n'a vocation à s'appliquer que temporairement.

Il se dit "fermement déterminée à travailler rapidement" sur une solution alternative d'ici au 31 décembre 2020, c'est-à-dire avant la fin de la période de transition qui doit suivre le départ britannique, pour éviter la mise en place de ce filet de sécurité.

"Si le filet de sécurité devait néanmoins être déclenché (...) l'Union ferait tout ce qui est en son pouvoir pour négocier et conclure rapidement un accord ultérieur qui (le) remplacerait".

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 17/12/2018 à 17:42 :
C'est vraiment incompréhensible.
a écrit le 14/12/2018 à 13:41 :
J e maintient mon désir de sortir tout en restant .
Pas difficile a comprendre Angela !
Vous dites que je suis sorti , mais que par humanité pour mes compatriotes Irlandais vous acceptez que je reste .
Merci d avance
a écrit le 14/12/2018 à 11:36 :
"a affirmé jeudi son président Jean-Claude Juncker à l'issue"

D'un pot de départ plutôt non ?

Sacré Jean-Claude va !

""Theresa May a été incapable de formuler ce qu'elle voulait" "

T'es sûr que c'est pas toi qui aurait pas mal compris plutôt, comme d'habitude ? Tu vas finir par nous créer des ennuis toi !

""fermement déterminée à travailler rapidement""

:D

Vite un frexit.
Réponse de le 14/12/2018 à 15:59 :
@ mutipseudos:

"Citoyen blasé ? Non plus certainement Citoyen cinglé..... "

Fais quand même attention de pas te griller le neurone hein...

Signalé pour la 3 ème fois.
Réponse de le 18/12/2018 à 11:21 :
je vois que "Citoyen blasé" ne suit pas le Brexit de près. Il devrait, et en tirer les leçons que celui-ci enseigne. Btw, les Britaniques ne sont même pas dans l'Eurozone ou Shenghen. Imaginez un peu notre délire en essayant un Frexit. Plus que jamais l'union fait la force. Le reste is unicorn' dreams.
Réponse de le 19/12/2018 à 11:24 :
@Olivier
Bien d'accord avec vous. S'il fallait se retirer de tout à la première difficulté, on irait pas très loin. De plus l'essentiel des difficultés de la France vinet d'elle-même et non de l'UE, mais il est de bon ton chez les fake news makers de faire des accusations en tout genre.

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