La BCE maintient son programme d'achat de dettes jusqu'en décembre... et après ?

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L'avenir du quantitative easing ? Nous allons en parler à l'automne, a annoncé Mario Draghi, le président de la BCE. Nous ne cherchons pas à connaître un indicateur en particulier, nous avons simplement besoin de plus d'informations qu'aujourd'hui pour prendre une décision.
L'avenir du quantitative easing ? "Nous allons en parler à l'automne", a annoncé Mario Draghi, le président de la BCE. "Nous ne cherchons pas à connaître un indicateur en particulier, nous avons simplement besoin de plus d'informations qu'aujourd'hui" pour prendre une décision. (Crédits : RALPH ORLOWSKI)
Mario Draghi a annoncé la poursuite de la politique accommodante de la BCE afin de soutenir l'inflation à moyen terme. Le programme d'achat de dettes va, lui, se poursuivre à volume constant jusqu'à fin décembre et des discussions sur sa dégressivité se tiendront à l'automne.

Sans surprise, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a confirmé ce jeudi la poursuite de la politique monétaire accommodante de Francfort lors de la conférence de presse mensuelle.

Dans le détail, les taux d'intérêt directeurs, historiquement bas, demeurent inchangés et devraient le rester "sur une période prolongée". De même, le fameux programme d'achat de dettes, aussi appelé quantitative easing (QE), doit se poursuivre comme prévu au rythme de 60 milliards d'euros par mois jusqu'à fin décembre. Mario Draghi a largement insisté sur la possibilité "d'accroître le volume et la durée" du QE en cas de baisse de l'activité en zone euro, mais pour l'instant les indicateurs sont plutôt encourageants.

> Lire aussi : tout savoir (ou presque) sur l'assouplissement quantitatif de la BCE

Le renforcement continu de l'expansion économique en zone euro qui s'étend à tous les secteurs, avec une croissance du PIB de 0,6% en glissement trimestrielle, et le faible niveau de risques d'une rechute de l'activité créent un regain de confiance. L'inflation reprend aussi des couleurs (+1,3% en rythme annuel en juin, après +1,4% en mai), mais Francfort estime que la dynamique n'est pas assez solide pour modifier ses choix. "La politique monétaire accommodante est nécessaire pour soutenir l'inflation à moyen terme" afin qu'elle se rapproche de l'objectif des 2%, s'est justifié le président de la BCE.

L'avenir du QE ? "Nous allons en parler à l'automne"

Mario Draghi a surtout été assailli de questions, ce jeudi, sur l'avenir du quantitative easing. Lors du forum annuel de la BCE à Sintra (Portugal) fin juin, il avait fait comprendre son intention de réduire le volume d'achat de dettes, entraînant d'importants mouvements de marché. Les analystes s'attendent à des annonces sur une potentielle dégressivité à la conférence de presse du mois de septembre.

Ce jeudi, Mario Draghi a estimé "utile" et "essentiel" de fixer un calendrier sur cette question, de sorte à donner plus de visibilité aux investisseurs. "Nous allons en parler à l'automne", a-t-il annoncé, sans donner plus de précisions. "Nous ne cherchons pas à connaître un indicateur en particulier, nous avons simplement besoin de plus d'informations qu'aujourd'hui" pour prendre une décision.

Des annonces conformes aux attentes des marchés

Du côté des marchés, les annonces de la BCE, conformes aux attentes, n'ont pas créé de grands mouvements. La Bourse de New York a ouvert sans grand changement ce jeudi. Les rendements du Bund allemand à 10 ans et de l'OAT française de même échéance sont retournés à la baisse.

A titre de comparaison, après les déclarations de Mario Draghi à Sintra en juin, le Bund allemand s'était tendu de 35 points de base depuis mi-juin. Preuve que les marchés réagissent fortement au moindre signal. A Francfort, les banquiers centraux vont devoir faire preuve de tact dans leur prochain mouvement s'ils veulent éviter le même scénario que la Fed en 2013.

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Commentaires
a écrit le 22/07/2017 à 0:42 :
tot ou tard il vas falloir passez a la caisse de remboursement et macron l a bien compris en faissent des coupes dans tout les bujets, ? mais avant de rembourse il faudras separer la mauvaise dette de la vrais dette, c est la que le banquier peut etre utile;? CELA NE E FERAS PAS SANS DOULEURS L ARME EN A DEJA FAIT LE DUR CONSTAS ET IL VAS EN Y AVOIR D AUTRE? L AUTONE ET L HIVERS SERAS UNE GRANDE PERIODE DE MOUVEMENT SOCIAUX? BEAUCOUP VONS MARCHE DANS LES RUES DE FRANCE???
a écrit le 21/07/2017 à 12:38 :
Après, après on verra suivant la conjoncture ,les circonstances, les données économiques, la situation internationale, l'âge du capitaine, le contexte macrobioéconomique ....ce qu'on fera alors . Pas de panique cependant : le pire sauf en économie n'est jamais sûr .
Réponse de le 21/07/2017 à 18:59 :
Les QE se terminent rarement bien !!!!!
a écrit le 21/07/2017 à 9:48 :
L'attitude de la BCE conduit a la creation d'immenses bulles (sur les actions, et surtout sur l'immobilier avec des prix x3 comparés a la moyenne historique des prix en fonction des revenus)
Est ce une mauvaise chose ?
Non au contraire ! Il faut que le gouvernement en profite pour taxer ces bulles et supprimer les charges sur le travail
- suppression des charges patronales pour augmenter les salaires et faire baisser le cout du travail (42% de charge patronales =>20% de salaire en plus et 20% de cout du travail en moins) => 240 Mrds€
- taxe annuelle de 3% de la valeur des biens immobiliers (en remplacant l'ISF, les taxes foncieres et les taxes d'habitations) => 6,000Mrds€ d'actif immobilier, soit 180Mrds€ de revenu de cette taxe
- taxe sur les plus values immobilieres sans abattement => environ 60Mrds€ (900,000 ventes, 400,000€ en moyenne, 50% de plus value en moyenne, taxe de 30% de la plus value)

Les salaries avec 20% d'augmentation pourront payer les 3% de taxe sur l'immobilier,
Les proprietaires immobilier qui ne declarent pas de salaire paieront (rentiers, etrangers...) ou vendront leurs biens à ceux qui ont un salaire
a écrit le 21/07/2017 à 9:39 :
A fond la gomme! L´imprimante fonctionne à merveille, la somme du bilan de la BCE dépasse déjà de 40% le PIB européen et toujours une inflation ...molle! Les colombes accomodantes (Piigs et autres) motivées par leur dette colossale dictent leur volonté à la BCE??? Quid de son indépendance?? Pauvres épargnants et futurs retraités! Espérons qu´en 1918 les titres d´état visant le refinancement se feront plus rares (Allemagne, Finlande, autres...) et que les états vivant au-dessus de leurs moyens réforment en....profondeur!
a écrit le 21/07/2017 à 9:22 :
Notons comme au final les allemands et les français sont bien moins agressifs envers Draghi, je pense qu'ils commencent à comprendre que celui-ci est en train discrètement de compenser les effets pervers du néolibéralisme, leur idéologie.

Mais combien de temps cette permanente gestion de crise va t'elle pouvoir durer ?
Réponse de le 21/07/2017 à 19:04 :
Qui pour régler la note, toujours les memes !!!!
a écrit le 21/07/2017 à 9:17 :
A la moindre contrariété les marchés nous plombent. Pas étonnant que Bercy exige des économies.
Bientôt les élections en Allemagne - c'est une phrase qui revient souvent - et on verra quel sera leur humeur.
Tant que les Allemands sont compréhensifs avec leurs camarades de classe (c'est quoi ta réponse pour la question sur la croissance économique et les réformes, tu me laisses copier ?). Le jour ou ils en auront mare que l'on profite de leur goûter, ils risquent de ne plus vouloir jouer avec nous.
a écrit le 20/07/2017 à 20:11 :
Louer sa monnaie revient bien plus cher que d'en être propriétaire, constat que les européistes veulent ignorer!
Réponse de le 20/07/2017 à 20:28 :
Le vrai problème c'est que dès que les 19 se déclareront proprios,
les décisions sur la politique monétaire se prendront en syndic'
à Bruxelle et non plus en solo à Berlin et ça les Allemands ne sont
pas près de l'accepter alors la plomberie n'a pas fini de fuir...
Réponse de le 20/07/2017 à 20:30 :
Le vrai problème c'est que dès que les 19 se déclareront proprios,
les décisions sur la politique monétaire se prendront en syndic'
à Bruxelles et non plus en solo à Berlin et ça les Allemands ne sont
pas près de l'accepter alors la plomberie n'a pas fini de fuir...
Réponse de le 20/07/2017 à 20:32 :
Ooups, je crois que mon pouce est resté bloqué sur "envoi";-)

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