La BCE s'inquiète des effets sur l'euro d'un resserrement de sa politique monétaire

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Un récent rebond de l'euro, qui rend les exportations européennes moins attractives et les importations moins chères, est vu par les investisseurs comme étant la plus grande menace aux efforts de la BCE pour relancer l'inflation en zone euro.
Un récent rebond de l'euro, qui rend les exportations européennes moins attractives et les importations moins chères, est vu par les investisseurs comme étant la plus grande menace aux efforts de la BCE pour relancer l'inflation en zone euro. (Crédits : © Ralph Orlowski / Reuters)
Les responsables de la Banque centrale européenne s'inquiètent d'une potentielle réaction excessive sur les marchés des changes dans le cas d'une baisse de son programme de rachat de dettes.

Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) se sont inquiétés d'une éventuelle surréaction de l'euro lors de leur réunion du 20 juillet en cas de resserrement de la politique monétaire, apprend-on dans le compte-rendu du dernier Conseil des gouverneurs de la BCE publié jeudi.

Un récent rebond de l'euro, qui rend les exportations européennes moins attractives et les importations moins chères, est vu par les investisseurs comme étant la plus grande menace aux efforts de la BCE pour relancer l'inflation en zone euro.

Une possible réaction excessive, notamment sur les marchés de changes

Les minutes de la réunion de juillet montrent que les responsables de la politique monétaire sont très conscients de ce risque, d'où leur décision de ne pas modifier leur engagement à poursuivre leur politique monétaire de soutien à l'économie.

"Des inquiétudes ont été exprimées concernant une éventuelle réévaluation excessive par les marchés financiers, notamment sur les marchés des changes", a dit la banque centrale. "Il a été souligné que le caractère toujours favorable des conditions de financement ne pouvait pas être considéré comme acquis."

Le révision du QE n'est pas le seul levier d'ajustement

Les responsables de la BCE ont aussi dit que la durée et le rythme du plan de rachat de 2.300 milliards d'euros d'actifs (ou quantitative easing) n'était pas le seul levier d'ajustement à disposition.

Les minutes de la réunion ont montré qu'un ajustement du pilotage des anticipations, qui comprend l'engagement à augmenter le programme de rachat d'actifs (actuellement à 60 milliards d'euros par mois), avait été évoqué mais que cela avait été écarté en raison des craintes d'un contrecoup des marchés.

L'euro a brièvement accru ses pertes face au dollar après ces minutes, ayant touché un plus bas de trois semaines.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 19/08/2017 à 11:39 :
C'est bizarre qu'un journal économique comme le votre ne souligne pas le passage de la livre sterling sous les 1,10 au rapport de l'euro (1,0960 ce jour)
Avant le Brexit elle etait entre 1,30 et 1,40 !!!
a écrit le 18/08/2017 à 12:14 :
On voit mal comment l'économie peut repartir sans une relance de la consommation, mais bon ce sont les benêts qui dirigent le monde on est habitué.
a écrit le 17/08/2017 à 19:56 :
Ça parait logique, l'euro est déjà très fort si la BCE rassure les financiers ces derniers vont faire encore accroitre sa valeur c'est en effet risqué, de là à dire que les marges de manœuvres sont inexistantes pour relancer l'économie sans soutien au pouvoir d'achat des ménages, on en est à deux doigts.

Aux états Unis la FED est en train de se confronter à ce même mur, les marchés financiers veulent à tout prix et poussent à fond une remontée des taux d'intérêt mais l'état de l'économie ne le permet tout simplement pas. La machine se grippe.

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