Rachat de dette: la BCE pourrait changer de braquet dès septembre

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Il est plus probable que la Banque centrale européenne (BCE) annonce en septembre, plutôt qu'en octobre, son intention de modifier sa politique d'achats d'actifs, montre jeudi une enquête de Reuters.
La BCE a laissé sa politique monétaire inchangée lors de sa dernière réunion, le 20 juillet, mais elle a laissé entendre que son Conseil des gouverneurs débattrait "à l'automne" d'une éventuelle modification de son programme dit d'assouplissement quantitatif ("quantitative easing", QE), qu'elle poursuit pour l'instant au rythme de 60 milliards d'euros par mois.
Vingt-huit des 50 économistes interrogés entre le 7 et le 9 août ont déclaré s'attendre à ce qu'elle annonce un changement en septembre, alors que 15 tablent sur le mois d'octobre. Les pronostics des autres s'échelonnent entre décembre et la fin du premier trimestre 2018.
Quatre sources directement informées du contenu d'une discussion qui a eu lieu juste après la réunion de juillet ont déclaré que les responsables de la BCE considéraient la réunion d'octobre comme la plus probable pour une annonce sur le QE, ajoutant qu'une annonce en décembre interviendrait trop tard.
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Les anticipations d'une inflexion de la politique de la BCE s'appuient entre autres sur l'amélioration de la situation économique dans la zone euro, dont la croissance a dépassé au premier semestre celle du Royaume-Uni et des Etats-Unis.
Les économistes interrogés par Reuters prévoient désormais une croissance de 2,0% du PIB de la zone cette année, le chiffre le plus élevé enregistré depuis que les enquêtes incluent des questions sur la croissance 2017, il y a deux ans.
Le produit intérieur brut (PIB) des 19 devrait croître de 0,4% au cours de chaque trimestre d'ici à la fin 2018, selon les économistes interrogés.
Mais l'inflation, que la BCE souhaite voir remonter non loin de 2%, reste faible à 1,3% sur un an selon la dernière estimation en date et elle ne semble pas devoir s'accélérer.
Les anticipations en la matière ont même légèrement diminué dans la dernière enquête par rapport à celle de juillet: la hausse des prix devrait ressortir à 1,5% cette année et à 1,4% l'an prochain, alors que l'enquête du mois dernier donnait 1,5% dans les deux cas.
Pour la majeure partie des économistes, cette faiblesse persistante de l'inflation ne devrait cependant pas dissuader la banque centrale d'infléchir sa politique monétaire ultra-accommodante, qui a eu pour effet de gonfler son bilan à plus de 2.000 milliards d'euros.
Interrogés sur l'opportunité de réduire les achats d'actifs sans attendre que l'inflation se rapproche de son objectif, plus de trois quarts des 50 économistes interrogés ont répondu par l'affirmative.
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La vigueur de l'euro, qui s'est apprécié de plus de 12% face au dollar depuis le début de l'année, pourrait par ailleurs compliquer la tâche de l'institution, même si 30 des 43 économistes ayant répondu à une question sur le sujet ont estimé qu'elle ne menaçait pas la croissance dans la zone euro.
(Avec Reuters)
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