La Grèce obtiendra-t-elle son prêt de 7 milliards jeudi ? Schäuble et Le Maire optimistes

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Les ministres des Finances de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) devraient probablement parvenir à un compromis sur la Grèce lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, jeudi 15 juin, ouvrant la voie au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide à Athènes, a-t-on appris lundi de sources proches du dossier.
Signe supplémentaire d'optimisme, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble lui-même a dit mardi avoir bon espoir que la Grèce et ses créanciers internationaux parviendront jeudi à un compromis qui permettra le déblocage de nouveaux prêts pour Athènes.
Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire s'est également montré optimiste lundi à Athènes, assurant qu'on n'était "pas loin d'un accord" sur la poursuite du plan d'aide à la Grèce. M. Le Maire, en poste depuis moins d'un mois, a déjà rencontré plusieurs interlocuteurs-clés de la négociation, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble et Jeroen Dijsselbloem, le président néerlandais de l'Eurogroupe.
Ce mardi matin, dans l'édition papier du "Parisien", Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques, était sur la même longueur d'onde. Au journaliste qui lui demandait si, en cas d'échec, on allait vers un Grexit, il affirmait :
Même s'il prévenait aussitôt après que, en cas d'absence d'accord le 15 juin, cela "créerait un vide et un trouble".
Pour mémoire, jeudi 8 juin, le commissaire européen avait appelé les créanciers de la Grèce à ne pas "jouer avec le feu" au sujet du programme de renflouement du pays.
Plusieurs autres sources ont indiqué qu'un accord était en bonne voie, d'autant que la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, assistera à la réunion de l'Eurogroupe. La patronne du FMI a proposé la semaine dernière une solution de compromis par laquelle l'institution internationale s'associerait au plan de renflouement financier négocié à l'été 2015 - le troisième depuis le début de la crise de la dette grecque - sans pour autant débourser immédiatement de l'argent.
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Vendredi dernier, le Parlement grec (la Vouli) a donné son aval vendredi aux réformes exigées par les créanciers internationaux afin de conclure l'examen des initiatives réalisées dans le cadre de son plan d'aide international.
Lors du précédent eurogroupe, le 22 mai, les Européens et le FMI ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur l'ampleur à donner à l'allègement de la dette et sur les mesures que la Grèce devra mettre en oeuvre pour pouvoir gérer durablement sa dette après l'arrivée à terme, en 2018, de son troisième plan d'aide international.
Le Premier ministre Alexis Tsipras veut revenir sur le marché obligataire dès cet été et il espère qu'un allègement de la dette suffira à convaincre la Banque centrale européenne (BCE) à accepter les emprunts nationaux dans son programme de rachats d'actifs.
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La Grèce a fait l'objet de trois plans de renflouement internationaux depuis 2010 au prix d'une récession qui a mis le pays à genoux. La popularité du Premier ministre est en chute libre et son mandat arrive à échéance en 2019.
(Avec Reuters)
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