La Pologne, le pays qui ne connaît pas (encore) la crise
Jérôme Marin
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« La Pologne n'est plus un pays gris. » En cette fin du mois de septembre, le temps pluvieux qui s'abat sur Varsovie contraste avec l'optimisme de Joanna Kurowska, directrice des opérations en Europe du Nord de la chaîne américaine d'hôtels InterContinental. Une balade dans les rues de la capitale polonaise permet cependant de se rendre compte de l'impressionnante transformation du pays, de 38 millions d'habitants, depuis la chute du régime communiste en 1989. Surtout depuis son adhésion à l'Union européenne (UE) quinze ans plus tard.
Le chômage, lui, se situe autour des 4 %. Et le salaire moyen est désormais supérieur à 1.000 euros par mois. « Une véritable success-story », s'enthousiasme Tadeusz Koscinski, le ministre des Finances. C'est dans ce contexte que les Polonais ont renouvelé, dimanche 13 octobre, leur confiance au parti au pouvoir, PiS pour « Droit et Justice ». En France, ces ultraconservateurs, très proches de l'Église catholique, sont avant tout connus pour leur très décriée réforme judiciaire, qu'ils présentent comme essentielle pour lutter contre les derniers relents de l'époque communiste. Et qui envenime depuis des mois les relations avec l'UE. En Pologne, les électeurs préfèrent, eux, retenir les mesures sociales de PiS, comme les allocations familiales et la prime versée aux retraités au printemps. « Lorsqu'ils étaient au pouvoir, les libéraux n'ont pas assez pris en compte cette dimension, explique François Colombié, ancien patron d'Auchan en Pologne. Ils ont voulu suivre le modèle américain, mais celui-ci n'a pas été accepté par la majorité dans un pays qui demeure très religieux. »
Jérôme Marin
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