Nokia veut prendre sa revanche dans le domaine de la « 5G ouverte »
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nokia a annoncé avoir réussi un essai « Open Ran » sur le réseau 5G .
BRENDAN MCDERMID
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Nokia a annoncé avoir réussi un essai « Open Ran » sur le réseau 5G .
BRENDAN MCDERMID
C'est une petite révolution dans le monde des télécoms. La technologie dite « Open Ran » est aujourd'hui en plein développement. Elle vise à remplacer certains équipements des réseaux mobiles 5G par du logiciel. L'idée est de permettre à de nouveaux acteurs de pénétrer ce marché, en mettant en concurrence leurs solutions. Ce qui doit in fine permettre aux opérateurs télécoms de réaliser d'importantes économies.
Tous les équipementiers télécoms développent leurs solutions Open Ran. Le groupe finlandais Nokia ne fait pas exception. Cette semaine, il a annoncé avoir réussi un essai « Open Ran » sur le réseau 5G de son partenaire Vodafone en Italie. Pour ce faire, Nokia a utilisé ses antennes, couplées à des serveurs Dell, et une plateforme cloud de Red Hat. « L'essai met en évidence la maturité de l'approche Open Ran de Nokia, qui est conçue pour donner aux opérateurs mobiles et aux entreprises plus de flexibilité dans la construction des réseaux », se félicite l'équipementier dans un communiqué.
Pour Vodafone, cet essai concluant vient, à ses yeux, valider sa stratégie, annoncée en 2021, de bâtir « l'un des plus grands réseaux Open Ran au monde ». Le géant britannique des télécoms, présent au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie, souhaite que 30% de ses sites d'antennes mobiles soient convertis à cette technologie d'ici à 2030. Au Royaume-Uni, 2.500 sites l'utilisent déjà, et des déploiements sont en cours en Roumanie.
À lire également
Nokia n'est pas peu fier de ses avancées en la matière. Il multiplie depuis plusieurs mois ses communications sur l'Open Ran. L'équipementier cherche, visiblement, à démontrer au secteur qu'il reste en pointe dans ce domaine, et qu'il faudra compter sur lui. Il faut dire que Nokia a pris une sacrée gifle, en fin d'année dernière, en perdant un énorme contrat à 14 milliards de dollars avec l'opérateur américain AT&T, précisément pour développer des réseaux Open Ran. C'est le grand rival de Nokia, le suédois Ericsson, qui a décroché la timbale. Dans les rangs de l'équipementier finlandais, cette défaite a toujours un goût amer. L'état-major de Nokia ne souhaite pas d'autres déconvenues dans ce domaine, et ne rate pas une occasion de commenter ses réussites.