La reprise permet le lancement de réformes structurelles notamment contre le chômage, plaide Draghi

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Mario Draghi  s'est exprimé vendredi 22 mai devant banquiers centraux du monde entier et économistes à l'occasion d'un forum organisé par la BCE à Sintra, au Portugal.
Mario Draghi s'est exprimé vendredi 22 mai devant banquiers centraux du monde entier et économistes à l'occasion d'un forum organisé par la BCE à Sintra, au Portugal. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Le président de la Banque centrale européenne a revendiqué sa légitimité à parler d'emploi, "en tant que gardien de la monnaie". Il considère en effet que la mise en oeuvre de mesures structurelles serait "cruciale pour assurer que l'actuelle reprise cyclique se renforce".

La situation n'a jamais été aussi encourageante depuis 2008. Dans la zone euro, "les perspectives économiques (...) sont aujourd'hui meilleures qu'elles ne l'ont été depuis sept longues années", estime le président de la banque centrale européenne Mario Draghi, qui s'est exprimé vendredi 22 mai à l'occasion d'un forum organisé par la BCE à Sintra, au Portugal.

Une raison de se réjouir, certes, mais pas pour autant de baisser les bras. Qu'il s'agisse de la dette ou du chômage, encore trop élevés dans certains pays, "une reprise cyclique ne résout pas à elle seule tous les problèmes de l'Europe", considère en effet l'Italien, qui a ainsi appelé les gouvernements européens à profiter de cette amélioration pour agir.

"Une reprise cyclique parvient à fournir des conditions presque parfaites pour que les gouvernements se lancent de manière plus systématique dans des réformes structurelles qui vont ancrer le retour à la croissance", a-t-il plaidé, soulignant que la reprise reste fragile, puisque "le potentiel de croissance est anticipé pour rester bien en dessous des taux de croissance d'avant crise."

Des réformes à engager au plus vite

Bien que la baisse du chômage n'entre pas dans le mandat de l'institution monétaire de Francfort, Draghi a revendiqué avoir, "en tant que gardien de la monnaie", "un intérêt légitime" à réclamer la mise en oeuvre de mesures structurelles, notamment sur le marché du travail.

Loin d'apporter des "gains marginaux", ces "réformes structurelles aujourd'hui peuvent dégager un potentiel inexploité d'importants gains de production, d'emplois et de bien-être et (...) cela jouerait un rôle crucial pour assurer que l'actuelle reprise cyclique se renforce", a-t-il expliqué, en insistant: "Plus elles auront lieu tôt, mieux ce sera".

Le thème de cette deuxième édition du forum organisé par la BCE, qui réunit pendant trois jours banquiers centraux du monde entier et économistes, est justement "Inflation et chômage en Europe".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 26/05/2015 à 12:17 :
Le chômage ne baissera pas a cause de la concurrence du "travailleur détaché" et des délocalisations, seul la "tva sociale" pourrai nous sortir de ce problème et non la précarisation du marché du travail!
a écrit le 26/05/2015 à 0:51 :
La reprise de quoi ? De l'effondrement économique sciemment programmé et orchestré de toute pièce ?
a écrit le 25/05/2015 à 10:05 :
Les libéraux fustigent "la division du travail" mais, baisser les salaires et forcer les individues a travailler donne le même résultat! L'un est régulé, l'autre ne l'est plus!
a écrit le 23/05/2015 à 7:00 :
Il nous endette et en plus avec le sourire il nous parle de reprise, il faut vite sortir de cette souricière avant qu'il ne soit trop tard !!!!!!! un QE n'a jamais créé de croissançe.
a écrit le 22/05/2015 à 20:53 :
Les réformes, n'en déplaisent aux habituels poissons rouges, elles sont faites sans discontinuer depuis le tournant de la rigueur de 83 par la droite et ce que l'on appelle le PS. Et depuis cette date, le chômage explose malgré les bidouilles statistiques et alors que de plus en plus de gens, découragés, ne s'inscrivent même plus. Alors M Goldman, aller réciter votre bréviaire devant les fonds spéculatifs comme votre collègue. Il n'y a bien que ces fonds, et les rentiers, que vous pouvez encore évangéliser.
a écrit le 22/05/2015 à 15:03 :
Mario Draghi outrepasse clairement les missions statutaires de la BCE.
Le respect des règles c'est pour les autres bien évidemment.
a écrit le 22/05/2015 à 14:35 :
C'est très exactement ce que fait Hollande. Il réforme pied au plancher.....
A moins qu'il ne soit aveuglé par sa réélection dans 2 ans???? en faisant l'impasse sur les nécessités de la France....
Réponse de le 22/05/2015 à 15:06 :
Quand Hollande ne fait rien, on l'accable, quand il réforme on l'accable encore ! Il a raison, il n'a rien à perdre et il lui reste 2 ans, alors il fonce ! La France doit se bouger...
Réponse de le 22/05/2015 à 17:02 :
En effet il fonce pied au plancher dans la campagne de 2017 pour se faire réélire!!!!
a écrit le 22/05/2015 à 14:25 :
Jamais les socialistes ne feront la moindre réforme de peur de perdre leurs mandats et privilèges. Au contraire, ils vont distribuer l'argent public pour acheter des voix. Ils se foutent de l'avenir de ce pays. Après le socialisme: le chaos. C'est un déterminisme historique universel.
Réponse de le 22/05/2015 à 15:40 :
Pas très originale votre analyse. Ce que vous dites des socialistes, vous pouvez le dire de tous les autres partis quant à l'achat des voix.
Réponse de le 22/05/2015 à 18:59 :
C'est effectivement une pratique courante et généralisée, tous partis, qui n'est pas prête de disparaître. Les traditions.......
Marco

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