Une jeune femme se jette sur Mario Draghi en criant : "À bas la dictature de la BCE ! "

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Les procédures de sécurité pour pénétrer dans le bâtiment de la BCE sont très strictes, et aucune personne non inscrite au préalable n'est normalement autorisée à assister à la conférence de presse.
Les procédures de sécurité pour pénétrer dans le bâtiment de la BCE sont très strictes, et aucune personne non inscrite au préalable n'est normalement autorisée à assister à la conférence de presse. (Crédits : REUTERS/Ralph Orlowski)
La conférence de presse du président de la BCE qui s'est tenue mercredi a momentanément été interrompue après qu'une jeune femme a grimpé sur la table en lançant des confettis. Elle a rapidement été évacuée. Le groupe féministe des "Femen" a revendiqué l'action sur Twitter.

"À bas la dictature de la BCE !" Voilà ce qu'une jeune femme a crié en se ruant sur Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) lors d'une conférence de presse mercredi 15 avril au siège de l'institution à Francfort.

Âgée d'une vingtaine d'années, la jeune femme qui s'était mêlée au public de journalistes présents, a grimpé sur la table devant le président de la BCE en scandant an anglais le slogan ("end the ECB dictatorship") qu'elle arborait aussi sur son t-shirt, tout en lançant des confettis.

La conférence de presse a été interrompue pendant quelques minutes et la jeune femme écartée. La conférence a ensuite repris son cours normal sans que Mario Draghi n'y fasse allusion, si ce n'est pour proposer de "rattraper le temps perdu" en la prolongeant un peu à la fin. L'action a été revendiquée par le groupe féministe des "Femen" sur le réseau social de microblogging Twitter.

Le nouveau siège de la BCE, cible privilégiée de manifestants

La BCE est souvent perçue comme un artisan majeur des politiques d'austérité à l'œuvre dans plusieurs pays d'Europe, et en butte à de sévères critiques. L'inauguration de son nouveau siège à Francfort a ainsi donné lieu le mois dernier à d'importantes manifestations anti-austérité et anticapitalistes, qui ont réuni des milliers de personnes et ont dégénéré en actes de violences par moments.

Les procédures de sécurité pour pénétrer dans le bâtiment de la BCE sont très strictes, et aucune personne non inscrite au préalable n'est normalement autorisée à assister à la conférence de presse, qui se tient toutes les six semaines.

 (Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 16/04/2015 à 8:40 :
Draghi en latin lover? ben non c'est juste un message d'une groupie qui lui a jeter des confettis à la figure qu'il faut décoder par: "fetti pas le con".
a écrit le 16/04/2015 à 7:45 :
Il serait grand temps que tous ces responsables mais pas coupables ne puissent plus sortir et s'exprimer en public. Comment finir avec le dikta de l'Euro et de l'Europe ? Cette Europe de la misère et du désespoir qui profite uniquement à la caste qui nous gouverne.
a écrit le 15/04/2015 à 20:20 :
A voir quelle période de prison elle fera. Et les conséquences collatérales. Si elle ne fait qu'un jour de prison (préventive), elle pourra dire qu'elle est prisonnière politique.
a écrit le 15/04/2015 à 18:15 :
Elle a pas l'air mal, raison sans doute pour laquelle on l'a laissé rentrer sans trop de questions. Draghi aurait dû la draguer et jouer au dragon avec elle :-)
a écrit le 15/04/2015 à 16:49 :
Eh non Mario, une femme s'est ruée sur vous, mais ce n'était pas pour vous draghé. Enfin ça commence à bouger!!!. Il serait temps que ce genre de personnage ne soit plus aussi serein qu'avant. . Mais au lieu de percuter que quelque chose est en train d'évoluer dans l'opinion public, ils ne vont que renforcer la sécurité. Comme toujours.
a écrit le 15/04/2015 à 16:46 :
Elle a bien eu raison et c'est pas chère payé...
a écrit le 15/04/2015 à 16:42 :
Pourquoi dire qu'elle s'est jetée sur Mario Draghi alors qu'il n'en est rien? Se jeter sur veut dire contact ou en tout cas tentative de contact physique, généralement agressif. Terme accentué par le "en se ruant sur" du texte ensuite. Or, même si je trouve ridicule cette action que je ne cautionne en rien, force est de constater que ce n'est pas ce qui s'est produit. Et cette nouvelle manière de présenter les choses de façon biaisée, ce n'est pas particulièrement le cas de La Tribune, mais c'est précisément pourquoi cela me dérange.
Réponse de le 15/04/2015 à 18:06 :
La syntaxe n'efface en rien l'idiotie du geste !!!
Réponse de le 16/04/2015 à 2:24 :
tout comme la précipitation du commentateur n'efface pas le post lu trop vite ;-)
a écrit le 15/04/2015 à 16:28 :
J'imaginais pas que la BCE pouvait être aussi rock'n'roll et en plus les groupies sont pas mal, Bravo, Draghi, t'est un vrai Italian Matcho Man.

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