BCE : Mario Draghi ne compte pas arrêter l'assouplissement quantitatif

Le président de la Banque centrale européenne estime prématuré d'envisager une sortie du programme alors qu'il n'a été lancé un mois plus tôt. Il estime "un peu exagérées" les craintes d'une pénurie d'obligations disponibles sur le marché.
Mario Draghi a également minimisé les spéculations selon lesquelles les récents signes de reprise de l'économie dans la zone euro pourraient inciter la banque à revoir en baisse son plan de rachats.
Mario Draghi a également minimisé les spéculations selon lesquelles les récents signes de reprise de l'économie dans la zone euro pourraient inciter la banque à revoir en baisse son plan de rachats. (Crédits : YVES HERMAN)

La BCE ne reculera pas. La Banque centrale européenne, qui a laissé son principal taux directeur à 0,05%, a l'intention de mettre intégralement en œuvre son programme de rachats d'actifs de 1000 milliards d'euros prévu jusqu'en septembre 2016, a déclaré mercredi 15 avril son président Mario Draghi.

"Nous mettrons l'accent sur la pleine exécution de nos mesures de politique monétaire", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion du Conseil des gouverneurs, avant d'ajouter que ce programme était "suffisamment flexible" pour être ajusté en cas de besoin.

Le patron de la BCE a également commenté les craintes de certains observateurs de voir l'institution européenne confrontée à une pénurie d'obligations disponibles sur le marché, les trouvant "un peu exagérées". Il a également minimisé les spéculations selon lesquelles les récents signes de reprise de l'économie dans la zone euro pourraient inciter la banque à revoir en baisse son plan de rachats.

L'OCDE pleinement satisfaite de la vague d'assouplissement quantitatif

Plus tôt dans la matinée, le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, a salué les mesures d'assouplissement quantitatif prises dans le monde, lors d'une conférence de presse à Tokyo, où l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) présentait son dernier rapport sur le Japon.

"Ils ont fait un excellent travail. Sans eux, nous nous serions heurtés à des problèmes bien plus graves", a-t-il estimé, balayant les critiques sur l'efficacité de telles politiques.

Pour Angel Gurri, le monde "doit une fière chandelle aux banquiers centraux" et c'est désormais aux gouvernement d'adopter des réformes structurelles. L'an passé, l'organisation internationale avait plaidé en faveur de l'assouplissement quantitatif, pressant la BCE de soutenir l'économie avec un rachat de titres de souveraine, avant que l'institution monétaire européenne n'annonce son programme en janvier.

>> Aller plus loin Tout savoir (ou presque) sur l'assouplissement quantitatif de la BCE

(Avec AFP et Reuters)

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 9
à écrit le 16/04/2015 à 14:14
Signaler
....adieu les investisseurs. La BCE en optant délibérément pour une monnaie de singe via la coalition des gouverneurs des états du sud favorise la prolifération d´une monnaie de singe en laquelle de moins en moins de gens placent leur confiance. Le r...

à écrit le 16/04/2015 à 6:11
Signaler
"Draghi ne compte pas arrêter l'assouplissement quantitatif" - Qui l'aurait cru, il vient juste de commencer. Il ne va donc pas céder aux souhaits de nos amis d'outre Rhin! Évidemment, eux ils se portent bien, aux dépens des autres membres de l'u...

à écrit le 16/04/2015 à 4:39
Signaler
Comme les politiciens sont incapables d'agir la BCE, étant pour l'instant le seul organisme européen en mesure d'agir, essaye de sortir l'union monétaire de la déflation qui touche plus de la moitié des ses membres. Il faudra bien un jour cependant ...

à écrit le 16/04/2015 à 0:31
Signaler
"amusant" que la bce ait repris le flambeau de la fed dans le "qe" et pour la suite, ce sera la boc. Plus PERSONNE n'est dupe de la monstrueuse arnaque qui consiste à juste alimenter les pompes à fric de la finance histoire de faire durer le système....

le 16/04/2015 à 8:27
Signaler
I couldn't agree more...

à écrit le 15/04/2015 à 16:15
Signaler
Et si au lieu de nous créer une inflation cela détruisait la confiance envers cette monnaie et nous facilitait le retour a la monnaie nationale?!

à écrit le 15/04/2015 à 15:57
Signaler
Ca y est la drogue fait son effet. Les QE, on sait quand ils commencent mais pas quand ils finissent. C'est tellement pratique. Ca fait croire que l'économie repart; ca rend service aux boursicoteurs; ca évite de revenir sur le principe de l'Etat sou...

le 15/04/2015 à 20:19
Signaler
Un seul mot: Bravo!

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.