La zone euro s'éloigne du risque de déflation

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Ce coup d'arrêt à 4 mois de chute des prix une bonne nouvelle pour la Banque centrale qui a lancé a entamé début mars un vaste programme d'assouplissement quantitatif, ou Quantitative easing.
Ce coup d'arrêt à 4 mois de chute des prix une bonne nouvelle pour la Banque centrale qui a lancé a entamé début mars un vaste programme d'assouplissement quantitatif, ou "Quantitative easing". (Crédits : MonFinancier.com)
Eurostat estime le taux d'inflation annuel à 0% en avril. La zone euro met ainsi fin à quatre mois de baisse des prix.

Les craintes de déflation s'éloignent pour la zone euro. La zone euro a connu une inflation nulle (0%) en mars sur un an, d'après la première estimation publiée par Eurostat, jeudi 30 avril.

A noter que les services (+0,9%), l'alimentation, les boissons alcoolisées (+0,6%), notamment, ont permis à l'inflation de pas rester en territoire négatif. En revanche, les prix de l'énergie restent dans le rouge (-6%) mais ont moins reculé qu'en février (-7,9%). Pour la zone euro, c'est donc la fin d'une séquence de quatre mois de baisse continue des prix.

Prix zone euro mars

C'est une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne qui a entamé, début mars, un vaste programme d'assouplissement quantitatif (Quantitative Easing). Pour mémoire, ce programme de rachat de dette du secteur public est destiné à permettre à la zone euro de se rapprocher de l'objectif d'inflation de l'institution de Francofrt - "en dessous, mais proche des 2 %".

Une inflation sous-jacente peu favorable aux entreprises

Toutefois, l'inflation sous-jacente (qui ne prend pas en compte les prix les plus volatils comme ceux de l'énergie et de l'alimentation) est "stable, à son plancher de 0,6%". Le secteur des services en particulier, avec une inflation à 0,9%, a atteint "un plus bas historique", relève l'analyste interrogé par l'AFP.

Cette stagnation n'est pas forcément une bonne nouvelle pour les entreprises, qui, ainsi, n'ont pas de capacité à imposer leurs prix ("pricing power"). En outre, une inflation faible persistante peut en effet dissuader les entreprises d'investir.

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Commentaires
a écrit le 03/05/2015 à 10:09 :
4 mois de baisse des prix? Dommage que les citoyens n'en aient pas bénéficié...
a écrit le 01/05/2015 à 18:55 :
Il n'y a pas si longtemps on adaptait le monétaire a son économie, maintenant on essaye d'adapté l'économie a une vision monétaire qui est sensé réguler cette "économie"! Et, de plus, la mondialisation nous a fait changer d'échelle! Si le mondialisme s'adapte, a coup de "réforme", a une vision monétariste basé uniquement sur du virtuel, nous ne sommes pas sortie du problème!
a écrit le 01/05/2015 à 13:27 :
Dans une économie saine qui ne serait pas basée sur l'argent-dette et la fuite en avant, ce serait logique que les prix baissent et reflètent les gains de productivité réalisés. Quand on sait par exemple qu'une voiture moyenne coûte 15% de plus qu'il y a 5 ans alors que sa fabrication nécessite 7 fois moins de travail humain qu'il y a 30 ans; chercher l'erreur...
Après c'est certain que lorsqu'on a dissimulé par des milliers de milliards de dette, les conséquences réelles de sa politique désastreuse (délocalisations, désindustrialisation, droits de douane les plus bas au monde, immigration massive de peuplement...), la déflation devient compliquée à gérer, mais je le répète dans une économie saine ce ne serait pas un problème.
Réponse de le 01/05/2015 à 14:41 :
J'ai dû mal à croire qu'économie saine rime avec déflation, quand on regarde l'exemple du Japon (empêtré dedans depuis les années 90) on est franchement dubitatif...
Réponse de le 01/05/2015 à 15:31 :
L économie japonaise est basée sur la fuite en avant qu est l argent dette également.
a écrit le 01/05/2015 à 11:58 :
Depuis qu'on a appris que les données des indicateurs économiques américains sont consciencieusement manipulés, et tout en connaissant le brio avec lequel les technocrates de Bruxelles suivent les consignes venant de Wall Street, il est difficile de croire à tout ce que nos médias nos racontent. D'ailleurs ceux-ci font toujours semblant de ne pas voir les bulles aux États-Unis qui sont dans l’imminence d'exploser (dette publique, gaz et pétrole de schiste...), se limitant à ne parler que "des bonnes choses", quoique parfois celles-ci relèvent de la narrative purement et simplement. Une guerre avec la Russie et la Chine seraient bienvenues pour nous faire oublier tous nos déboires. Et d'une fois pour toutes. Qu'en pensez-vous ?
a écrit le 01/05/2015 à 7:36 :
Bonne Nouvelle, on va pouvoir réduire l'importance de cette d'évaluation massive ! Ca n'est pas la peine M.Draghi de continuer à devaluer aussi massivement au risque de tomber dans un risque tout aussi monstrueux, La France ayant décider de reporter les réformes à après les élections de 2017....
Réponse de le 01/05/2015 à 13:32 :
Quel risque ? Leur projet est de réformer totalement le système monétaire mondial. La politique monétaire actuelle fait partie intégrante du plan, et ils savent parfaitement ce qu'ils font. Après évidemment le petit épargnant lui va y perdre des plumes, mais je ne pense pas que ça empêche Mario Draghi de dormir le soir.
Réponse de le 01/05/2015 à 18:45 :
Si le mondialisme s'adapte, a coup de "réforme", a une vision monétariste basé uniquement sur du virtuel, nous ne sommes pas sortie du problème!

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