Le Grexit "ne peut plus être exclu" (Benoît Coeuré, BCE)

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Si la Grèce devait sortir, l'austérité serait bien pire encore. Elle ne bénéficierait plus de la solidarité de la zone euro, qui lui a donné du temps pour faire les ajustements nécessaires, prévient Benoît Coeuré.
"Si la Grèce devait sortir, l'austérité serait bien pire encore. Elle ne bénéficierait plus de la solidarité de la zone euro, qui lui a donné du temps pour faire les ajustements nécessaires", prévient Benoît Coeuré. (Crédits : reuters.com)
Selon l'économiste français membre du directoire de la Banque centrale européenne, les propositions de la BCE, du FMI et de la Commission européenne sont "allées à la limite de ce qui était acceptable". Mais en cas de oui au référendum de dimanche 5 juillet, "les autorités de la zone euro trouveront les moyens de tenir leurs engagements".

Avant, c'était un "objet théorique", mais ce n'est plus le cas. Désormais, une sortie de la Grèce de la zone euro "ne peut malheureusement plus être exclue", admet l'économiste français Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, dans un entretien aux Échos paru mardi 30 juin.

Une situation qui selon lui est essentiellement de la responsabilité du gouvernement grec:

"C'est le résultat du choix du gouvernement grec de mettre fin à la discussion avec ses créanciers et de recourir à un référendum", explique-t-il.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a en effet appelé la population à se prononcer dimanche 5 juillet sur le plan d'accord soumis par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Un dialogue politique rompu en cas de 'non' au référendum

"Si la réponse est 'oui', je n'ai pas de doute sur le fait que les autorités de la zone euro trouveront les moyens, sous une forme ou sous une autre, de tenir leurs engagements", assure Benoît Coeuré, confirmant l'approche adoptée par la BCE et la Commission.

En revanche, dans le cas contraire, "il serait alors très difficile de renouer un dialogue politique" car "les propositions des trois institutions (sont) allées à la limite de ce qui était acceptable", prévient-il.

L'économiste de mettre d'ailleurs en garde:

"Si la Grèce devait sortir, l'austérité serait bien pire encore. Elle ne bénéficierait plus de la solidarité de la zone euro, qui lui a donné du temps pour faire les ajustements nécessaires".

La BCE exposée au risque grec à hauteur de 136 milliards d'euros

Quant à l'aide d'urgence (ELA) accordée aux banques grecques, dont la BCE a laissé vendredi le plafond inchangé, Benoît Coeuré affirme que l'institution de Francfort va "maintenir l'aide jusqu'à nouvel ordre" et envisage d'actionner d'autres leviers. "Nous nous tenons prêts à utiliser les instruments dont nous disposons", indique-t-il, citant notamment le rachat de dettes souveraines ("quantitative easing") et d'obligations d'Etats sur le marché secondaire (opérations monétaires sur titres).

Il  estime que la BCE est exposée au risque grec à hauteur de 136 milliards d'euros, dont 116 milliards de "prêts accordés par l'Eurosystème aux banques grecques" et 20 milliards d'"encours du programme de rachat de dettes décidé en 2010".

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Commentaires
a écrit le 03/07/2015 à 20:10 :
Il est surprenant de lire: "Si la Grèce devait sortir, l'austérité serait bien pire encore. Elle ne bénéficierait plus de la solidarité de la zone euro, qui lui a donné du temps pour faire les ajustements nécessaires".
L'austérité en Grèce peut donc être pire que ce qui est vécu aujourd'hui ?
Peut-on rappeler aux Allemands ce qu'ils ont vécu en 1929 ? Et en 1933 ? Et en 1945 ? c'est ça le "pire encore" ?. Et on parle d'Europe Solidaire ?
Il est choquant de lire "solidarité" quand le prêteur asphyxie volontairement l'emprunteur au nom de principes inapplicables à un pays géographiquement morcelé (des milliers d'îles), surendetté par des dépenses militaires dont les fournisseurs sont des Stés allemandes ou françaises, lorsqu'on plombe une économie en la forçant à organiser des jeux olympiques économiquement destructeurs (les emprunts de ces jeux ne sont pas soldés !!), lorsque le prêteur d'hier aujourd'hui si tatillon se moquait bien, il y a quelques années, que l'argent prêté disparaisse dans une corruption inégalée et jamais assouvie d'un pouvoir de droite (du même bord "politique" que lui), qui s'est confortablement coulé dans les méandres des mécanismes européens.
Quelle belle Europe qui dénie le droit d'un pays souverain à organiser un référendum, y compris quand celui-ci est validé par sa justice. Peut-on se rappeler sous Sarkozy/Merkel (2009 ou 2010) l'affront fait au 1er ministre grec qui voulait déjà l'organiser et que l'on a empêché de partir de France ? Et les électeurs français court-circuités par un parlement croupion au garde à vous ?
La politique est un sujet trop sérieux pour être laissé aux mains des financiers: l'argent est un outil qui, s'il est usé ou inutilisable, doit être renouvelé. Ça ne peut et ça ne doit pas être une finalité. Le résultat est là: l’Europe est aujourd'hui une entité totalitaire absolue et d'autant plus difficile à combattre qu'elle est comme l'Hydre, à multiples têtes, qui décident sans contrôle des populations, réduites à l'état de larves: exclusivement consuméristes et dépendantes.
Révolte.
a écrit le 01/07/2015 à 10:19 :
Est-ce la faute des peuples de l'Europe ou de nos experts technocrates financiers donneurs de leçons qui vivent grassement avec notre fric si ils en sont à essayer de réparer un avion avec de la ficelle ?
a écrit le 01/07/2015 à 9:14 :
Et le devoir de réserve des hauts fonctionnaires ?
a écrit le 01/07/2015 à 0:27 :
Ne nous inquiétons pas pour la BCE, elle fera appel à Goldman Sachs, qui n'est jamais bien loin !
Rappel :
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120309trib000687366/quand-goldman-sachs-aidait-la-grece-a-tricher-pour-600-millions-d-euros-.html

Où était donc le peuple grec durant ces transactions ? Au boulot Mr Coeuré, pas à la table des négociations !!

Alors, j'ai signé : http://cadtm.org/Appel-pour-soutenir-la-Grece-qui
Passez une bonne nuit Monsieur Coeuré.
Réponse de le 01/07/2015 à 11:40 :
mais oui c'est cela. L'argent de la BCE, c'est l'argent des citoyens de la zone Euro.

Ps: pour info, le faeux audit de la dette bidon fait par Syriza affirme que les pratiques faites sur les comptes grec, n'etaient pas illégale et légitime. mouarf on rigole.
a écrit le 30/06/2015 à 16:25 :
"Grexit fin juin, Fraxit pour demain" (proverbe normand)
a écrit le 30/06/2015 à 16:18 :
Bonne Nouvelle
Il faut mieux se couper la main maintenant
On a trop aider les grecs qui crachent dessus
110 milliards de perdu par les banque il y a 3 ans
Des dizaines de milliards injecte
On passe notre temps avec ces extrémistes qui mettent meme en cause la légalité du pret du FMI

Qu'ils aillent se faire voir dans l hyperinflation et le moyen age

L'argentine est toujours au fond du trou

Un défaut c'est quand même 30 ans de misère (sauf pour l'Islande ou c'était des dettes privé )
a écrit le 30/06/2015 à 15:16 :
La quantité de sottises pondues par les plus grands experts en quelques jours pointe bien le niveau pathétique de la formation économique de nos économistes. Habitués à prendre leurs ordres à "ceux" qui décident en réalité pour eux, l'incompréhension voire l'incapacité se manifeste lorsque les micros soudain se tendent. Ils parlent pour tenter d'exister mais en deviennent inexistants. La Grèce en se fiant à l'état de mollesse des premières propositions européïstes et les cadeaux effectués semble-t-il sans émoi, a pensé leur tordre le bras. C'est que peu habitué à l'ambiance de ces débats, Tsipras et son mauvais génie Pigasse en avaient déduit que l'arnaque pouvait perdurer. La BCE aurait alors payé pour le remboursement du FMI et le gouvernement se serait vanté de respecter ses échéances pour peu qu'elle soient "correctes". Malgré la situation des finances qu'eux seuls connaissaient totalement, ils ont donc considérablement tardé à introduire un contrôle des changes en laissant l'argent filer, stratégie nécessaire pour le chantage. On pouvait penser que par surprise, le FMI serait payé, la note du pays retrouvant une certaine crédibilité. Ce n'était pourtant qu'un mauvais coup de poker. L'effet de panique visible se matérialise à la suite en la fermeture des banques, totalement anormale si la limitation des retrait est elle nécessaire. A ce propos les grecs peuvent retirer sans effet TVA et en une semaine ce dont dispose pour mois un chômeur de longue durée en France- et il y en a presque autant que des grecs. On voit qu'il y a là des marges de manoeuvre. Il se dit par ailleurs qu'un défaut FMI n'est pas un défaut classique, qu'il n'affecterait pas la note du pays. Bien entendu c'est faux : le défaut FMI est le pire défaut puisque cette organisation est la boué de secours ultime, si on la rate on coule. Ici pour des petites questions de cuisine la BCE a une échéance à quelques jours, ce qui ne change rien : elle ne sera pas non plus payée. Un défaut ne veut pas non plus dire sortie ni de l'euro ni de l'Europe ni l'abandon des remboursement ni l'effacement de la dette. Il signe seulement que mesures de couvertures et d'assurance, clients, créditeurs commerciaux, créanciers, clients et taux accordés au pays, chacun de ces items à son niveau vont prendre acte d'un risque supérieur. Il en coûtera plus cher à la Grèce. Les créanciers ne feront surtout jamais l'abandon de la dette même si elle ne sera pas payée à moyen terme comme il se devrait mais payée à très long terme : elle constitue en effet un actif tangible et probant dans son acceptation et fait partie de leur PIB. Cette expression littérale signifie qu'une partie est cvompensée par une plus longue échéance et un taux plus fort. Les journalistes le savent et font mine de l'ignorer laissant croire qu'un abandon serait possible. La Grèce restera donc dans l'euro, il serait impensable en effet qu'elle change de devise car personne n'en accepterait alors le change ! Le pays ne pourrait plus du tout commercer. La solution donnée par mes soins sur ce fil de la création d'un euro hybride interieur/extérieur avec l'organisation limitée de franchises de change de celui intérieur vers celui extérieur pour des voyages ou autres raisons, est la seule solution. La Grèce aura peu d'euros, son train de vie délirant va baisser, elle recevra des subventions ponctuelles pour financer la police de l'immigration à ses frontières. Le temps passera ainsi. Pour elle l'euro ne sera plus qu'une monnaie et non un idéal politique imprécis. Sur le référendum il est notable qu'il ne servira à rien : oui ... et il faut négocier... non .... et il faut négocier. Tsipras et les gauchistes devront ainsi quitter le gouvernement; ce n'est pas par une décision "politique" que les choses se feront mais par la logique d'enchaînement économique. On nommera en lieu et place une personne insignifiante mais conciliante qui acceptera la mise sous tutelle deson pays par la BCE, le FMI quant à lui disparaîtra du tableau à jamais. Les européïstes diront qu'ils ont renforcé l'Europe qui s'occupera désormais seule et sans exception de ses problèmes. De quoi faire hésiter d'autres petits pays tentés par l'aventure dérivante à la grecque. L'euro ne sera bientôt plus qu'une devise, ce qui fera son succès, et, l'Europe redeviendra celle des nations, les anglais vont venir bientôt nous l'expliquer. Une manière de réflexion réaliste afin de ne pas confondre encore vitesse et précipitation.
Réponse de le 01/07/2015 à 9:27 :
Tsipras et les gauchistes quitteront peut-être le gouvernement mais la Grèce et l'euro n'en seront pas sortis d'affaire pour autant. Mais tout ira bien dans le meilleurs des mondes, de la finance. Alléluia. Cependant il y aura sans doute des nouvelles élections législatives et sans doute les "gauchistes" qui curieusement sont soutenus par des économistes aussi farfelus que Krugman, Galbraith, Stiglitz (accessoirement également par l'ancien directeur du FMI) seront certainement réélus, voir mieux réélus. Cette situation absurde et dangereuse pour tout le monde aurait pu être évitée si les idéologues qui dirigent la troïka avaient juste un peu le sens de l'intérêt commun. Mais ça c'est une autre affaire.
a écrit le 30/06/2015 à 14:47 :
Terrorisme financier, coup d’Etat financier, ce sont les qualificatifs les plus adaptés à ce qui se passe avec la Grèce en ce moment. Le silence de nos “démocrates européistes” est assourdissant. Silence, les Européens, on tue le peuple grec…
On tue la démocratie, dans son berceau d’origine.
Réponse de le 30/06/2015 à 15:28 :
La démocratie, ce n'est pas vivre au dessus de ses moyens et sur le dos des autres!
Réponse de le 03/07/2015 à 20:07 :
Non ça c'est la communauté européenne.
a écrit le 30/06/2015 à 12:39 :
Se retrouver avec des drachmes en poche à la valeur indéfinie donc inutilisable pendant des mois ce ne serait pas la joie. La Grèce devrait être confiée aux soins de la Croix Rouge.... Ce pays risque de basculer dans le tiers-monde car il ne produit presque rien d'exportable et donc il ne pourrait importer le nécessaire à sa survie comme le pétrole.
a écrit le 30/06/2015 à 12:07 :
Cela fait déjà un moment que les peuples ne font plus confiance dans ces unions, et seul la confiance peut la faire avancer alors qu'elle ne fait que se dégrader. C'est la fin!
a écrit le 30/06/2015 à 11:59 :
Près de 15 ans après le defaut argentin , l'argentine est toujours malade en proie à une hyperinflation galopante
Un retraité grec qui touche 600 euros si il y a une devaluation de 50% de la drachme les retraités toucheront l'équivalent de 300 euros en drachme
L'appauvrissement sera terrible
Voila ce qui les attend en cas de Grexit en terme d'hyperinflation : http://www.businessinsider.in/The-only-picture-you-need-to-see-to-understand-why-inflation-in-Argentina-is-so-insane/articleshow/47268961.cms?from=mdr
C'est pour ca que les grecs voteront oui . Ils ne sont pas fous
a écrit le 30/06/2015 à 11:46 :
Juncker aux Grecs : ” Dire NON, c’est dire NON à l’Europe.”
Non, monsieur Juncker ! Dire NON c’est dire NON à l’UE(RSS), pas à l’Europe.

L’Europe nous la voulons, la Paix nous la voulons, mais dans le respect des souverainetés des peuples. Dans le respect d’une authentique démocratie, ce que nous ne voulons pas c’est de la dictature d’une oligarchie financière qui exerce sa tyrannie dans le cadre de l’UE. Point à la ligne.
Réponse de le 30/06/2015 à 13:25 :
Je suis d'accord avec vous sur la Démocratie. Je trouve que ne pas demandé par référendum au 28 états membre, leurs avis sur le sauvetage de la Grèce ressemble à de la dictature!!!!!
Réponse de le 30/06/2015 à 13:50 :
Et les taxpayers britanniques, francais, allemands, espagnols, italiens... qu'on oblige a payer pour les pensions et les fonctionnaires grecs alors qu'ils ne le souhaitent plus, c'est de la democratie?
Réponse de le 30/06/2015 à 16:08 :
@ Tyler---------Que d'inexactitudes en 2,5 lignes et demie!!!! Faudrait faire de grands efforts pour y mettre plus...
Entre autres:
- la Grande Bretagne ne participant pas à la zone euro, cela ne concerne aucunement les contribuables britanniques.
- vu que des Etats comme la France et l'Allemagne empruntent à des taux inférieurs à ceux avec lesquels ils prêtent à la Grèce, ils tirent -pour le moment- de juteux bénéfices de leur "solidarité" pas trop désintéressée
- vu que pas mal d'obligations grecques furent achetées avec un fort rabais par les etats en question et par la BCE, ils en tirent de bénéfices encore plus juteux, qu'ils ont promis de reverser à la Grèce, sans jamais le faire.
- tout cela ne fut pas entrepris pour sauver ces ingrats de fonctionnaires et de retraités grecs, mais pour sauver les banques européennes
Réponse de le 01/07/2015 à 11:46 :
@Vassilis prof grec: vous avez raison sur le point n°1. Mais sur le reste vous faites vous aussi erreur.
- les prets bilateraux des Etats ne représentent qu'une petite partie du tout. le FESF et le MES pretent a de staux extremement bas et sur des periodes tres longue. il n'y a pas de gain financier au total sur l'ensemble de ces prets-ci. Si perte il y a, les citoyens européeens devront donc bel et bien recapitaliser le tout avec leurs impots.

- Les Etats n'ont PAS racheté d'obligations grecques. La BCE oui en revanche. Et les bénéfices sont INTEGRALEMENT reversé a Athene.

- tour cela fut entrepris en 2010 pour eviter de faire exploser la zone euro, celle-)ci n'etait pas préparée a l'epoque pour faire face a un defaut d'un de ses membres. Explosion qui nous aurait tous couté tres cher, aux européens comme au grec. pour rappel, un defaut, ca aurait voulu dire pour les grecs 36 milliards de coupe immédiate dans les dépenses, soit une cure d'austerité infiniment plus dure que ce qu'ils ont subi. Ca n'enleve pas la responsabilité des européens pour avoir involobtairement alourdi la note par leurs hesitations et un premier plan inadapté, mais faut quand même se rappeler ce qui a ete éviter aux deux parties ainsi.
a écrit le 30/06/2015 à 11:08 :
je ne suis pas convaincu que si la Grece sorte l'austérité soit pire. La Grèce degage un (maigre certes) excédent primaire. Si elle arrête de payer les intérêts de la dette elle a un peu plus d'argent à utilise aujourd'hui qu'elle peut remettre dans le circuit économique en baissant les impots sur les entreprises par exempler. C'est certes sans compter la deflagration que serait la passage à la drachme qui ne manquera pas d'arriver mais si le nouveau gouvernement grec est bon il pourra le gérer. En effet l"histoire d'autres pays nous montrent qu'un défaut peu être salvateur et relativement rapidement: L'islande et l'argentine ont arrêté l'austérité dès ce moment là. L'argentine qui dépensait toutes ses reserves de changes pour tenir son currency peg et couper les budgets a complétement changé de politique et une fois le choc passé (il faut violent en argentine avec des monnaies locales, une inflation forte) ces pays sont retrouvés de fortes croissances, rattrapé et dépassé le niveau de PIB d'avant le défaut de paiement.
C'est tout le mal que je souhaite à la Grèce. En tout cas on ne peut pas proposer aux grecs de s'appauvrir, voir la dette constamment augmenter malgré cela, et n'offrir aucune perspective de développement économique. C'est d'abord économiquement insensé , politiquement desastreux et socialement criminel et c'est la responsabilité politique de l'Europe. Un choix qu'on a refusé de faire pour avoir une vue que financière. ce fut et cela reste l'erreur fondamentale.
Réponse de le 30/06/2015 à 12:01 :
la grece est a nouveau en recession, il n'y a plus d'investissements depuis l'arrivee de tsipras et ils sont a nouveau en deficit.... et comme le bankrun a commence et qu'on sait comment ca finit.....
pour le reste ils n'ont pas d'industrie donc ne profiteront pas de la devaluation, par contre ils importent 80% de leur energie et 50% de la nourriture, donc ca va envoyer du bois les prochains temps!!!!!!
pour l'argentine, hors propagande, c'est une catastrophe economique, ils arrivent a ses procurer le minimum grace a leurs reserves de change basees sur les exportations ( viandes, cereales, etc), pour le reste ils ont 40% d'inflation... enfin ' quand ils arrivent a avoir des produits'!
meme sauce au venezuela, en remplacant ' viande' par ' petrole'
40% d'inflation par an, au bout de 2 ans, il vous reste 30% de votre pouvoir d'achat !!!
Réponse de le 30/06/2015 à 14:07 :
La Grece malheureusement ne degae plus d'excendent primlaire. Il y en a eu un maigre en fin d'annee 2014, mais depuis c'est fini on est a environ 1% de deficit primaire. Et encore, cela sans aucune des mesures de dépenses de Syriza quasiment.

Pour votre info: l'Islande n'a jamais ete coupé des marches financiers et s'est lourdement endetté pour faire face a la restructuration de son systeme bancaire. Les Islandais ont vu leur pouvoir d'achat décimé au passage...et l'Islande fait de l'austerité justement depuis des années. Et pourtant l'islande etait un pays infiniment mieux geré et avec un vrai etat, au contraire de la grece.
Quant a l'argentine, ellea connu et connait toujours l'hyperinflation, et est coupé des marches financiers interantionaux depuis 14ans... malgré d'immenses ressources naturelles et une autosuffiance alimentaire. Ce qui n'est pas le cas de la Grece.

Pour la Grece le Grexit ca veut dire: perte de l'epargne et faillite des banques. Extreme difficulté pour remonteer un semblant de structure bancaire (car personne pour preter l'argent necessaire - au contraire de l'Islande), doublement du prix de l'energie (2/3 des besoins sont importés), doublement du prix des medicaments (tout est importé), doublement de toute la nourriture importe (la grece n'est auto-suffisante qu'a hauteur de 30%), doublement de tout le materiel electronique. Bref, c'est un suicide economique en regle. Aux grecs de choisir dimanche.
Réponse de le 30/06/2015 à 15:56 :
@ Kida-------
Je vous recommande un article des David Stuckler et Sanjay Basu, paru dans le Monde diplomatique (octobre 2014), qui compare la gestion islandaise et grecque de la crise et qui conclut que -dans le cas de la Grèce- l'austerité tue vraiment
Réponse de le 30/06/2015 à 17:39 :
Merci Vassili pour ton commentaire. Il faut être grec pour comprendre tout cela. Beaucoup de souffrance pour rien. Peu de gens connaisse l' histoire de notre pays. Zito Ellada.
Réponse de le 01/07/2015 à 11:48 :
Vassilis prof grec : je vous recommande la lecture du blog de Varoufakis qui explique lui même que la fin de l'austerité est un mensonge. Quelsque soi la solution, l'austerité restera en grece. la seule question c'est un peu , beaucoup ou enormement, selon les solutions choisies.
a écrit le 30/06/2015 à 11:01 :
Il ment comme Juncker pour tromper. Cependant ils parlent tous de la sortie de la Grèce de la zone euro. Or, le gouvernement grec ne veut pas sortir et l'Europe (toutes institutions confondues) ne peut pas sortir la Grèce de l'Euro puisqu’aucun traité ne prévoit cela. Seule la Grèce peut décider d'en sortir. D'ailleurs les dernières déclarations des membres du gouvernement grec vont dans ce sens, coupant l'argument de la droite grecque et des cravatés de l'europe qui consiste à dire que de voter "non" c'est vouloir sortir de la zone euro.
On revient donc à la question du référendum "Êtes-vous pour ou contre les dernières propositions de l'eurogroupe ?"
Réponse de le 30/06/2015 à 14:12 :
je crains que vous ne compreniez pas bien: en cas de Non, c'est la fin de l'ELA de la BCE (c'est mécanique) et les banques grecques sont alors insolvables et la grece n'aura alors plus d'autre choix que de sortir de la zone Euro. Elle le fera d'elle même alors. Malgré ce que dit tsipras pendant cette mini-campagne elctorale, la moitié de Syriza souhaite la sortie de la zone euro (ils ont regulierement présenté des motions en ce sens en interne a Syriza)...et c'est ce qui arrivera en cas de non.
Tsipras ne fait que jouer un jeu lui permettant qu'en cas de grexit, c'est la faute au monde entier. Mais en réalité, c'est ce que veut la majorité de son parti...et probablement lui même.
a écrit le 30/06/2015 à 9:14 :
Après le défaut de la Grèce, des négociations ne peuvent repartir qu'à la case départ, avec accord à demander à des parlements nationaux. Avec un gouvernement Tsipras qui demande un changement fondamental de l'UE que les autres états-membre refusent, un tel départ n'est à peine imaginable.
Réponse de le 30/06/2015 à 9:50 :
la grece va prendre un nouveau depart, toute seule puis avec l'aide de la russie, qui est aussi orthodoxe
par contre le bortsch est bcp plus amer que la soupe europeenne assaisonnee aux milliards d'euros gratuits!
Réponse de le 30/06/2015 à 12:53 :
et n'oubliez pas nos amis CXhinois sont aux aguet. Hé hé. Les Grecs seront, j"en suis surs plus heureux avec leurs drachme avant l'euro ( 341 drachmes= 1 euro) Regardez leurs voisns du nord, les Bulgares pour ne pas les nommés, ils sont heureux mais heureux avec leur lev( 2 lev=1 euro) Alors les Héllènes dégagent de l 'euro ...^_^...
Réponse de le 30/06/2015 à 14:16 :
@Churchill:
Avec l'aide de la russie?.. mais bien sur.

Vous voulez dire la Russie qui n'avait DEJA pas les moyens d'aider la minuscule Chypre?
Avec la Russie qui subit une tres forte recession economique?
Avec la Russie dont toutes les reserves financieres sont mobilisees pour maintenir le rouble a flot?
Réponse de le 30/06/2015 à 15:41 :
À quoi bon revenir toujours sur le sujet Russie si ce n'est pas le cas ? on parle ici de la Grèce et de la troïka, pas de Poutine ! nom de Dieu, quelle obsession, Kida (ou cdf), give us a time, please!
a écrit le 30/06/2015 à 9:08 :
Pourquoi Benoît Coeuré ment-il ?

"Si la Grèce devait sortir, l'austérité serait bien pire encore. Elle ne bénéficierait plus de la solidarité de la zone euro, qui lui a donné du temps pour faire les ajustements nécessaires".

Le gouvernement grec est en excédent primaire : avant paiement des intérêts de la dette, il dépense moins que ses ressources. Les plans actuels prévoient que l'excédent primaire devra être de 1% du PIB en 2015 et supérieur encore en 2016 et 2017. En cas de sortie de la Grèce, il pourrait être nul, c'est-à-dire que la Grèce pourrait dépenser autant que ce qu'elle gagne : il y aura donc moins d'austérité, pas plus.

M. Coeuré est trop bon économiste pour ignorer cela.

Alors pourquoi ment-il ?
Réponse de le 30/06/2015 à 10:13 :
@coyote triste. Je ne savais pas que la Grèce vivait en autarcie et qu'elle ne serait donc pas impactée dans ses importations par une "drachme"?? Et avec une balance commerciale structurellement déficitaire...
Réponse de le 30/06/2015 à 10:37 :
C'est vous qui ne dites pas la vérité .
La grèce est retombé en recession alors qu'elle était prévu à plus de 3% de croissance avant les élections de janvier et cet excedent primaire n'existe plus depuis l'arrivée de Tsipras qui a mis à l'arret l'économie grecque .
La Grèce si elle sort de l'euro sera obligée d'équilibrer son budget toute seule sans financement de qui que ce soit et donc il y aura une austérité implacable bien pire que ce qu'ils vivent actuellement
C'est la sans doute le plus grand mensonge de Syriza . de dire que sans lro et sans la troika l'austérité disparait
Réponse de le 30/06/2015 à 11:03 :
Hum, à votre place, avant de corriger votre point de vue ci-dessus, de lire ceci :
http://www.alterecoplus.fr/grece/budget-la-grece-est-en-realite-le-pays-le-plus-vertueux-deurope-201506290821-00001655.html
Réponse de le 30/06/2015 à 13:59 :
@Le goéland, vous avez l'air de penser qu'avant l'euro tout le monde vivait mal et en autarcie. Soit vous êtes très jeune, soit vous n'avez pas très bien étudié. Mais on peut commercer avec le monde entier en ayant sa propre monnaie. Si vos réflexions sont basées sur une telle science, on comprend que vous deveniez le gogo révé pour les conneries que balancent à longueur de journée les eurocrates
Réponse de le 30/06/2015 à 14:20 :
@coyote triste:
La Grece n'a PLUS d'excedent primaire. Elle en a eu un brievement sur les derniers mois de 2014. Mais depuis c'est fini et elle est retournée en déficit primaire.

Coeuré a raison: le grexit est synonime d'austérité plus dure pour plusieurs raisons: plus personne pour financer ce déficit primaire + faillite de toutes les banques grecques et disparition associéee de l'épargne des grecs + extrmeme difficulté a remonter des banques nationales (puisque personnene pretera l'argent necessaire. par Exemple les Islandais ont du emprunté 40% de leur PIB pour le faire) + fini les investissements étrangers + hyperinflation due par le doublement de prix de toutes les importations (energie, nourriture, médicament sont au premier rang).
Le grexit, c'est l'austérit la vrai. Meme Varoufakis le dit lui même sur son blog.
Réponse de le 30/06/2015 à 14:29 :
@ michel chiffres edifiant en effet. la situation de la France n'est guère reluisante sur ces classements
Réponse de le 30/06/2015 à 18:02 :
Belette: ne venez pas avec des termes impropres à mon commentaire, je n'ai jamais dit que la Grèce ne pouvait commercer avec sa propre monnaie et illustrais mon propos avec le mot autarcie puisque, dans ce cas de figure, l'économie n'est pas influencée par les autres monnaies tout se faisant intra muros. De plus, un conseil, ne pensez pas à ma place car je suis assez grand pour cela. Pour le reste, le gogo vous dira que la Grèce, après son entrée dans l'euro, a vu son PIB passer de 147 milliards en 2002 à 350 milliards en 2008 et, enfin, vous ne répondez pas au problème structurel de la balance commerciale grecque. Etrange, vous avez dit étrange, mon vieux?
Réponse de le 01/07/2015 à 21:27 :
@pierre et @kidA

Selon la Commission Européenne au mois de mai dernier :

"The country's primary surplus, the budget balance before debt servicing costs, will be only 2.1% this year, rather than the 4.8% projected only three month.s ago."

http://www.euractiv.com/sections/euro-finance/european-commission-sharply-cuts-greek-growth-primary-surplus-forecasts-314321

Selon le FMI (voir le World Economic Outlook d'avril, disponible sur le site du FMI) : l'excédent primaire sera de 3% en 2015

@Le Goeland

toujours selon le FMI, la balance courante (c'est-a-dire commerciale + balance des revenus) est positive depuis 2013

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