Le patron de la BCE prêt à prendre les "mesures nécessaires" pour stimuler la croissance

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Dans une interview parue ce 31 octobre dans le quotidien italien Il Sole 24 Ore, le patron de la BCE a en outre indiqué:
Il n'a pas voulu préciser quels instruments de stimulation monétaire pourraient éventuellement être employés. Il n'a cependant pas écarté l'idée d'agir sur "le taux d'intérêt sur les dépôts".
Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de 0,1% sur un an en septembre. Un niveau très inférieur à l'objectif affiché de la BCE, qui vise une hausse des prix de 2%. La BCE prévoit une évolution des prix proche de zéro, voire négative, au moins jusqu'au début de l'année prochaine.
Parmi les risques dominants pour la croissance dans les pays de l'UE cités par le patron de la BCE figurent la dégradation de la conjoncture dans certaines économies émergentes et de la possibilité d'un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.
"Les prévisions de croissance mondiale ont été révisées à la baisse. Ce ralentissement n'est sans doute pas temporaire", a-t-il souligné.
Il s'est toutefois déclaré optimiste sur l'avenir de la zone euro, jugeant que "les risques de fragmentation et de redénomination ont considérablement diminué, sinon disparu". La BCE a d'ailleurs dévoilé ce samedi son chiffrage des besoins de recapitalisation des principales banques grecques.
Depuis mars, afin de stimuler l'économie, la BCE achète déjà pour 60 milliards d'euros d'actifs par mois, essentiellement des obligations souveraines. Ce programme s'applique en principe jusqu'en septembre 2016.
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A l'issue de la dernière réunion de politique monétaire, le 22 octobre, Mario Draghi a déjà annoncé que la BCE envisageait de nouvelles mesures de soutien, laissant entendre que des décisions pourraient être annoncées dès la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, le 3 décembre.
Il a précisé que le débat portait entre autres sur la possibilité d'une nouvelle réduction du taux de la facilité de dépôt, actuellement fixé à -0,20%.
(Avec Reuters)
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