Le Royaume-Uni arrête les "passeports en or" à 2 millions de livres

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Londres suspend l'octroi de passeports a 2 millions de livres
Mal Langsdon

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Londres suspend l'octroi de passeports a 2 millions de livres
Mal Langsdon
Le gouvernement britannique a décidé de suspendre à partir de vendredi l'octroi de "passeports en or" à deux millions de livres (2,24 millions d'euros) dans le cadre d'une campagne de lutte contre le blanchiment et le crime organisé.
Ces passeports, appelés "investor visas" (Tier 1) mais surnommés "golden visas", permettent aux ressortissants des pays extérieurs à l'Union européenne de bénéficier d'un droit de résidence pendant trois ans en échange d'un investissement de 2 millions de livres dans les obligations souveraines britanniques ou les titres des entreprises britanniques.
Ces dispositions, qui ont attiré ces vingt dernières années à Londres bon nombre de "super-riches", ont aidé la capitale britannique à conserver son rang de grand centre financier international. Mais le gouvernement s'inquiète de la provenance d'une partie de ces fonds.
L'octroi du passeport "tier 1" sera suspendu le temps que les autorités modifient les règles de délivrance. Par la suite, chaque postulant devra fournir des comptes détaillés et revus par des cabinets d'audit britanniques.
Au pic en 2014, le Royaume-Uni avait délivré plus de 1.000 visas. L'an dernier, le pays en a octroyé plus de 350, majoritairement à des ressortissants chinois. L'ancienne ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, avait déclaré que 700 cas de visas accordés à des Russes avant 2015 devraient être réexaminés. Plusieurs associations, notamment Transparency International, militaient en faveur de la suppression de ce "passeport en or" facilitant l'entrée de capitaux issus de la corruption.
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L'agence britannique de lutte contre le crime organisé (NCA) a déclaré en septembre qu'elle allait accélérer ses efforts contre les "élites corrompues" et l'argent sale, en utilisant notamment les "Injonctions pour fortune inexpliquée", "Unexplained Wealth Order" (UWO), entrées en vigueur en janvier. L'épouse de l'ancien patron de la Banque internationale d'Azerbaïdjan (IBA) a été arrêtée en novembre dans le cadre de la première UWO.
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