Qui sont les ultra-riches français vivant en Suisse ?

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La Suisse attire toujours autant les grandes fortunes françaises.
La Suisse attire toujours autant les grandes fortunes françaises. (Crédits : © Denis Balibouse / Reuters)
Franprix, Perrier, SFR, Cartier, Chanel, Carrefour... Les dirigeants de grands groupes français sont toujours aussi friands des alpages helvétiques.

Le nombre d'ultra-riches français résidant en Suisse est resté stable en 2017, le départ de grandes fortunes étant compensé par de nouveaux arrivants, selon l'étude annuelle des 300 plus riches de Suisse, diffusée jeudi par le magazine Bilan. Pour intégrer ce classement, une personne - ou une famille - doit être à la tête d'une fortune nette d'au moins 100 millions de francs suisses (86 millions d'euros). Cette année, 54 ultra-riches français y figurent, soit le même nombre qu'en 2016.

Les entrants

Trois nouveaux noms ont fait leur entrée au classement, selon la revue : la famille Baud (patrimoine estimé entre 300 et 400 millions de CHF), qui a fait fortune dans la grande distribution (Franprix), la famille Leven, héritière des eaux Perrier (patrimoine estimé entre 200 et 300 millions de CHF) et Patrick Degorce (patrimoine estimé entre 100 et 200 millions de CHF), gérant de hedge fund qui vient de quitter Londres pour s'établir à Genève.

Le podium

Les trois premiers du classement des Français les plus riches de Suisse restent identiques, mais pas à la même place. La famille Castel passe au 1er rang, avec une fortune en légère augmentation entre 10 à 11milliards d'euros (12 à 13 milliards de CHF). Le groupe Castel, actif dans le vin, est également présent dans la bière et les eaux en bouteille.

La famille Gérard Wertheimer, actionnaire de Chanel, avec une fortune estimée entre 9 et 10 milliards d'euros (11 et 12 milliards de CHF), passe en deuxième position. Patrick Drahi, un magnat franco-israélien qui préside le groupe de télécoms et de médias Altice - dont le cours de l'action a été malmené ces derniers mois - est relégué au 3e rang.

Lire aussi : Altice/SFR : une semaine en enfer

Les sortants

Du côté des sortants, figure Alain Dominique Perrin, ancien président de la maison de luxe Cartier, qui habite toujours en Suisse mais dont la fortune se situe entre 70 et 95 millions de francs suisses cette année, soit juste en dessous de la limite d'entrée du classement, indique Bilan.

Sont également sortis du classement Jean-Pierre Valentini, spécialiste du négoce des matières premières, parti s'installer aux Emirats arabes unis, et la famille Defforey et Fournier. L'héritage de Marcel Fournier et des frères Jacques et Denis Defforey, fondateurs en 1959 des supermarchés Carrefour, s'est en effet dilué entre les nombreux descendants disséminés à travers le monde, note la revue.

Calculé en francs suisses, le patrimoine des 54 ultra-riches français établis en Suisse "profite de la hausse de l'euro face à la monnaie helvétique et de la formidable croissance des marchés financiers", explique Bilan. Leur fortune totale atteint cette année 81,3 milliards de CHF, une hausse de 12% en un an. Mais la famille la plus riche de Suisse n'est pas française mais suédoise, celle des Kamprad, à la tête du géant du meuble Ikea.

Lire aussi : La Suisse va-t-elle finir sur la "liste noire" des paradis fiscaux de Bruxelles ?

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/11/2017 à 18:06 :
Et pourquoi "La Tribune" ne mentionne pas un autre voisin gênant? (membre de l'Union Européenne)? Suisse-bashing?

https://www.lecho.be/economie-politique/belgique-general/Qui-sont-ces-riches-Francais-qui-placent-des-milliards-en-Belgique/9883150?ckc=1&ts=1511974684
a écrit le 28/11/2017 à 22:23 :
Ce n'est pas que pour le gruyère !!!
a écrit le 26/11/2017 à 10:51 :
Vu que ces gens là ne payent pas d'impôts en France pourquoi et comment on peut les laisser continuer de faire des affaires dans notre pays que ces gens dépouillent du coup ?

Parce que nous ne sommes pas en démocratie mais en oligarchie.
Réponse de le 26/11/2017 à 12:29 :
Surtout quand une famille fait fortune en prélevant l'eau dans un village bien français et en la revendant très cher (perrier) . Ou est la valeur ajoutée de celui qui fait de l'argent ?
Réponse de le 26/11/2017 à 18:32 :
Si on se penche sur la seconde guerre mondiale on voit bien pire dans le genre magouilles entre politiciens de tous bords et hommes d'affaires, l'horreur comme fonctionnement normal.

Un lien passionnant:

"Ces entreprises qui ont collaboré avec les nazis" http://www.terrepromise.fr/2017/03/20/ces-entreprises-qui-ont-collabore-avec-les-nazis/

La liste est longue et non exhaustive et nous explique comment notre UE en arrive à ces extrêmes droite qui surgissent un peu partout, le fond n'a jamais été nettoyé et volontairement.
a écrit le 26/11/2017 à 10:48 :
Ces personnes ont gouté aux charmes de la Suisse riche pas celle des frontaliers et autres. L’exécutif français en premier lieu M. Macron M. Philippe et M. Lemaire font le pari que ces français pour une grande partie reviendraient en France après la suppression de l’ISF sur les investissements plus la flat tax pour investir, car investir de Suisse pour recevoir les dividendes sur un compte à l’USB ou autres n’est pas une success story politique. Attendons donc 1 à 2 ans pour savoir si ce pari très osé va marcher.
a écrit le 26/11/2017 à 10:05 :
Heureusement qu'il existe la Suisse pour accueillir les Français riches: notre monarchie élective ne bénéficie guère qu'à l'enrichissement du monde politique, où la morale est plutôt élastique.
a écrit le 26/11/2017 à 9:09 :
mais le pire est que dans c'est personnage il y a un ancien depute , maire
d'une France pille par des voyoux
qui font la morale
a écrit le 25/11/2017 à 22:40 :
Si la richesse était partagée nous serions tous pauvres , 800 euros par mois . Nous vivons sur le dos des autres ... sans trop de remords .
a écrit le 25/11/2017 à 21:57 :
Les tennismen français, dès qu'ils passent professionnels, premier réflexe, aller se trouver une adresse en Suisse. Bizarre, c'est dans le manuel du parfait tennisman ? Non, c'est parce que les paysages sont beaux, l'air frais et pur, etc etc (y a même un patron Suisse qui avait choisi un canton particulier parce qu'il s'y plaisait (surtout les impôts faibles à cet endroit là).
Un sou est un sou, en donner trop à l'Etat servirait (trop) aux pauvres qui ont fait leur fortune en fréquentant leurs commerces. Franprix devrait devenir Migros pour se suissiser, non ?
Réponse de le 26/11/2017 à 12:32 :
Franprix ne peut pas devenir Migros : en Suisse, on respecte les salariés, pas chez Franprix...
a écrit le 25/11/2017 à 21:36 :
Avec les nouvelles mesures très ciblées contre l'automobile que prend le gouvernement, je ne donne pas cher à M Macron...bien que j'ai voté pour lui.
TAxes sur les diesels...., taxes sur les carburants,....taxes sur les voitures,...etc....on va faire de la France un pays de petites gens avec de petits moyens conduisant de petites voitures car l'état ponctionne à tour de bras soi disant pour mieux lutter contre le réchauffement climatique....LOL En fait je comprends que les gens qui ont les moyens vivent là où ils sont moins taxés.....et la Suisse a de beaux jours devant elles, comme Monaco.....
Réponse de le 26/11/2017 à 13:32 :
Ben moi, j'ai toujours conduit de petites voitures et c'est sans doute pour cela que mes moyens sont largement suffisants et je vis bien en France.Il ne faut pas être méprisant comme cela.
a écrit le 25/11/2017 à 19:47 :
La Suisse sait qu'elle ne pourra pas continuer à faire du dumping fiscal éternellement et cherche à gagner du temps en faisant quelques concessions, or l'UE n'a aucune raison d'accepter d'attendre.
Que nos dirigeants fassent leur travail et arrêtent de traiter ce pays comme un pays neutre: tout est à revoir entre l'UE et la Suisse: relations commerciales, circulation des personnes.
Un paradis fiscal n'a pas sa place aux frontières de l'UE (ni à l’intérieur d'ailleurs).
Réponse de le 25/11/2017 à 20:13 :
avant de parler de la suisse ce serait peut etre deja bien que l'UE s'occupe de ses propres pays non ?

irlande, luxembourg, montage financier par les pays bas, les anglais avec leur iles ...
Réponse de le 25/11/2017 à 23:43 :
La Suisse n’est pas du tout un paradis fiscal!
Réponse de le 26/11/2017 à 9:13 :
L'UE doit s'occuper de tous ces pays en même temps et le plus tôt possible.
Réponse de le 26/11/2017 à 10:52 :
"tout est à revoir entre l'UE et la Suisse"

Ah mais ça y est ils ont déjà tout revu ! En 1939...
Réponse de le 26/11/2017 à 14:07 :
@citoyen blasé
D'ailleurs à cette époque la Suisse était déjà neutre, puisque la Suisse acceptait l'argent de tout le monde. Quitte à blanchir l'argent des camps nazis . Il ne s'agit pas d'accabler le peuple Suisse qui n'était certainement pas au courant . Simplement nous avons des intérêts à redéfinir nos relations avec ce pays .
Réponse de le 26/11/2017 à 19:38 :
mettez vous au peage de Bardonnex le matin (ou juste avant bale) et vous allez voir pourquoi la France ne fait rien. La suisse c est le poumon economique des regions frontalieres

Sinon penser que la suisse vit grace a la fraude fiscale des autres est assez faux (pas completement certes). la suisse a un % d industrie dans le PIB bien superieur au notre. le premier secteur du PIB n est pas la finance mais la pharmacie

PS: nous aussi on fait des niches fiscales pour attirer: par ex le CIO ou l UEFA ne paient pas d impots sur leurs benef (et le cout des stades est a la charge du con-tribuable)
Réponse de le 26/11/2017 à 21:05 :
@@johnmckagan
La Suisse a une fiscalité qui n'est que tenable que parce qu’elle attire massivement des sièges sociaux et de nombreux riches d'autres pays.
Mais si tout les pays faisait pareil ça ne marcherait plus car chacun n'attirerait pas suffisamment d'entreprises et de riches pour équilibrer les comptes. C'est pour ça que c'est déloyal, de même l'industrie Suisse est peu imposée grâce à ce système, c'est quand même un avantage.
En toute logique , serrer les boulons sur la Suisse permettrait un retour sur investissement à l'échelle du pays même si les régions frontalières seraient perdantes.
Réponse de le 27/11/2017 à 18:14 :
Bonjour,
Avez-vous regarder la fiscalité suisse avant de deverser votre venin?
Effectivement, les grosses fortunes paient moins d'impots qu'en France. Mais pour le cas general, la fiscalité est moins interessante. Mais si on compare la qualité de vie par rapport à l'imposition, on comprends pourquoi certains preferent la suisse ......

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