Londres agite la menace d'un dumping fiscal

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Theresa May
Theresa May (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
S'il n'obtient pas l'accès au marché unique, le pays serait prêt à changer de modèle, prévient le ministre britannique des Finances, Phillip Hammond. En clair, Londres se livrerait au dumping fiscal pour attirer les investissements

 La Grande-Bretagne pourrait changer de modèle économique pour retrouver de la compétitivité si elle n'obtient pas d'accès au marché unique dans le cadre des négociations sur sa sortie de l'Union européenne, dit le ministre des Finances, Phillip Hammond, dans un entretien publié dimanche par le Welt am Sonntag.

Londres souhaite conserver ce modèle européen ainsi que les taxes et les règles qui vont avec, "mais, si nous sommes contraints d'adopter autre chose, nous le ferons", dit-il, laissant entendre implicitement que l'impôt sur les bénéfices des sociétés pourrait être l'un des paramètres de la négociation avec Bruxelles.

Changement de modèle

"Si nous n'avons pas accès au marché européen, si nous sommes isolés et que la Grande-Bretagne quitte l'Union européenne sans conserver d'accès au marché, nous pouvons subir des revers économiques, au moins à court terme", explique le ministre.

"Dans ce cas, nous pourrions être contraints de changer de modèle économique et nous devrons le faire pour retrouver de la compétitivité", ajoute-t-il. En clair, il s'agirait pour les britanniques de se livrer à un véritable dumping fiscal, une baisse importante des impôts au profit des investisseurs, afin des les attirer.

Merkel évoque un accès limité au marché unique

La chancelière allemande Angela Merkel a invité ses partenaires européens à envisager d'accorder à la Grande-Bretagne un accès limité au marché unique y compris si elle refuse le principe européens de libre circulation des personnes, qui a été au coeur de la campagne pour le référendum du 23 juin.

La Première ministre Theresa May, qui compte entamer la procédure de divorce avant la fin mars, n'a pas souhaité dévoiler ses intentions avant le début des discussions pour préserver sa marge de manoeuvre. Elle doit prononcer mardi un discours sur la sortie de l'UE et entend lancer à cette occasion un appel à l'unité des Britanniques, mise à mal par la campagne pour le référendum.

 Reuters

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Commentaires
a écrit le 16/01/2017 à 16:54 :
Quand Trump et May vont se confronter à la réalité (une négo d'accord commercial c'est compliqué...), on va bien rigoler.
Au mieux, ils ne feront rien
Au pire, ils signeront un torchon et passeront les 30 prochaines années dans des procédures contentieuses en tout genre.
Affligeant, là où les 2 se trompent c'est de croire que le monde est simple et qu'on peut faire une négo dans un café entre deux bières. C'est ça le monde d'hier. Le monde de demain, c'est un monde super complexe, où signer un accord nécessite arbitrage, finesse, gout du détail, travail, quoi.
ON ne fait pas un accord comme un tweet
a écrit le 16/01/2017 à 12:44 :
...Grande gueule et petites mains!...
a écrit le 16/01/2017 à 12:11 :
Elle peut faire du dumping fiscal si elle veut mais si la Grande Bretagne ne fait plus parti du marché unique il y aura alors des barrières douanières à l'entréede l'UE qui annuleront l'effet du dumping fiscal anglais sur les produits importés dans l'UE
a écrit le 16/01/2017 à 10:53 :
Quid de la différence avec le dumpin fiscal officiel pratiqué plus ou moins ouvertement par l'Irlande, les Pays Bas et l'Etat cher au coeur de Juncker?!
a écrit le 16/01/2017 à 10:40 :
Le dumping fiscal aura aussi un coût pour les Britanniques.. C'est une arme à double tranchant. Pas sur que les électeurs adhérent massivement à cette option. La chance c'est que le Labour est au fond du trou....pour l'instant !
a écrit le 16/01/2017 à 9:20 :
Mouai ça fait déjà un moment qu ils ont pris ce virage en même temps. L'ironie, mais bon ce n'est pas vraiment une surprise, c'est que nombreux sont les Britanniques à avoir voté leave, car ils voulaient moins de néolibéralisme...vont être servis.
On n'a pas de leçon de démocratie à prodiguer, mais il me semble évident que des élections législatives s'imposent pour tout à la fois mieux définir ce que doit être le Brexit et donner un mandat accepté à leur Parlement et gouvernement.
Petite leçon pour nous quand même, en dehors de l UE, la solution c'est le dumping, ça doit faire réfléchir tous les tenants du plan B fantasmé...
a écrit le 16/01/2017 à 9:04 :
Nous constatons qu'il existe une même différence entre "réforme" et "adaptation", que entre "dogmatisme" et "pragmatisme"! L'un est imposé de l'extérieur tandis que l'autre s'impose de l'intérieur!
a écrit le 16/01/2017 à 8:38 :
Discuter business avec un anglois, c'est comme demander une ristourne a un diamantaire d 'Anvers.
Les "decideurs" de Bruxelles vont se faire empapaouter profond.
Vive Albion la perfide.
a écrit le 16/01/2017 à 8:37 :
Manquent pas d'air les rosbeefs : beurre , argent du beurre et crémière non ?
J'espère que l'UE les enverra bouler avec leur dumping bidon !
a écrit le 16/01/2017 à 7:52 :
Le déficit commercial avec la GB n'est pas en notre.faveur .C'est la France qui risque de perdre encore un marche
a écrit le 16/01/2017 à 7:43 :
Dumping fiscal? Changer de modèle?

Elle a le sens de l'humour May.
a écrit le 16/01/2017 à 7:16 :
Trump se voit déjà créer un marché unique avec le Royaume Uni, ce qui lui donnerait accès direct au marché unique Européen. Si l'Europe se laisse faire, elle est morte d'avance.
a écrit le 16/01/2017 à 6:33 :
Dans ce cas, ressuscitons le blocus continental de 1806. Les conditions ne sont plus les mêmes . Le royaume uni n'est plus la première puissance maritime et ces colonies sont indépendantes. Un petit quart de siècle de pauvreté chez eux et ils viendront faire l'aumône pour revenir dans l'UE.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:30 :
@dom
Même sans un quart de siècle de pauvreté, il suffit juste que les retraités pro-brexit (très fans de néolibéralisme quand il s'agit d'élire leurs politiciens nationaux, mais pour qui ce même néolibéralisme devient soudainement un fléau lorsque Rupert Murdoch leur dit de voter la sortie de l'UE), à qui il reste à peine une poignée d'années post-brexit à vivre, passent l'arme à gauche, et que les générations suivantes (chez les moins de 35 ans, le "Bremain" doit dépasser les 80%) prennent la relève, et ils demanderont leur réadmission dans l'UE.
a écrit le 15/01/2017 à 23:55 :
le mot chantage n'a pas d'équivalen en Allemand? Aprés la Turquie l'Angleterre on ce moque de nous la
a écrit le 15/01/2017 à 23:33 :
La réaction de l'UE ne doit pas être dicté par de la racune, ni par de l'idéologie, ni par des principes vides, mais par ses propres intérêts. Elle doit déterminer quelles sont les marchandises ou services offertes par le RU qui pourraient lui manquer. Je ne vois pas ce qui devrait retenir l'UE de leur donner un accès libre au marché interne, quitte a accepter la libre circulation pour les personnes travaillant dans les entreprises qui fournissent ces marchandises ou services.
a écrit le 15/01/2017 à 23:09 :
Très bonne stratégie, l'Angleterre va tenter le coup et ça marchera forcément ! comment imaginer fourguer nos centrales voitures. ... si eux n'ont rien ??!! Avant de dire n'importe quoi il faut toujours évaluer la situation globale. Nous avons des milliards en jeux l'Europe tout le monde s'en tape c'est le business qui compte
a écrit le 15/01/2017 à 21:48 :
Sauf que la stratégie du dumping fiscal ne fonctionne que si les droits de douane restent faibles. Pas de marché unique, pas de facilités douanières.
Le dumping fiscal appauvrira l'état, et fera crever la faim à l'Anglais moyen.
Super malin comme chantage.
a écrit le 15/01/2017 à 21:29 :
La menace de dumping fiscal est un peu ridicule.
D'une part parce que le Royaume-uni n'a pas les moyens d'encaisser un gros déficit budgétaire transitoire, d'autre part parce que l’intérêt d'investir au Royaume-uni est justement de pénétrer le marché unique, or c'est bien l’accès au marché unique ou plutôt les conditions d’accès dont il est question.
Réponse de le 15/01/2017 à 22:30 :
@johnmckagan: pas sûr, car les Chinois ont accès au marché, sans en avoir les contraintes. On achète des produits et services qui sont indispensables. Dans le cas des Chinois, on achète a) parce que c'est moins cher et b) parce qu'on ne trouve pratiquement plus que du chinois sur les étagères. Dans le cas des Allemands, on achète parce qu'ils ont des produits de qualité supérieure. Les Anglais sont les rois dans le domaine de la finance, et Brexit ou pas, on ne va pas s'adresser aux Grecs par exemple pour les remplacer :-)
Réponse de le 16/01/2017 à 7:05 :
@Patrickb : aux grecs peut être pas (quoique le problème grec c'est davantage l'état que les banques), mais aux luxembourgeois, si !
a écrit le 15/01/2017 à 21:28 :
Le Royaume est déjà très endetté. La dette par habitant est similaire à l'Italie. Or les services publics sont déjà en déliquescence et cela ne fera qu'empirer quand les entreprises vont relocaliser. Alors leurs menaces... L'Europe n'ira que mieux sans le Royaume.
a écrit le 15/01/2017 à 20:40 :
Il n'est pas question que la GB est accès au marché unique.... Et il n'y pas de menace à craindre, car çe pays est deja un refuge pour les capitaux et la spéculation... Les anglais on fait un choix et il n'est pas question de les laisser profiter de nous....
Réponse de le 15/01/2017 à 23:43 :
On ne peut plus d'accord avec vous!!! On a assez joué à la brosse à reluire avec les anglais, maintenant les choses doivent être claires, brexit veut dire brexit avec toutes les conséquences que cela suppose.
Terminer de passer pour des carpettes!!!!
Réponse de le 16/01/2017 à 7:07 :
Pas d'ostracisme : le Royaume-Uni peut accéder au marché unique s'il le veut... aux mêmes conditions que les autres pays qui y participent sans être membres de l'UE (Norvège par exemple).
a écrit le 15/01/2017 à 20:39 :
La stratégie du parasite ne fonctionne que si le parasite n'est pas trop gros par rapport au corps qu'il vampirise.

Les anglais peuvent bien se lancer là dedans si ça les amuse : Ça ne marchera pas parce qu'ils ne pourront pas attirer suffisamment de business chez eux comme cela pour compenser les pertes de rentrées fiscales avec l'IS.

Surtout avec des voisins tels que l'Irlande, membres de l'UE et dotés d'un IS à 12%.
a écrit le 15/01/2017 à 19:59 :
Merkel la traitresse n'est pas seul, les 27 doivent dire oui et la Belgique peut encore dire non !
a écrit le 15/01/2017 à 19:34 :
Il Me Semblait Que L'on Devait Attendre Que Les Anglais Annoncent La Mise En Oeuvre De L'article Merkel Discute Deja C'est Beau L'europe Et On S'etonne Que Les Europeens Votent Les Extremes Continuez !!!!!!
a écrit le 15/01/2017 à 19:32 :
Si l'UE n'est pas capable de se remettre en question et préfère que les membres la quitte, l'Angleterre a raison de considérer toutes les options.
L'UE ne doit pas croire qu'elle est en position de force.
a écrit le 15/01/2017 à 19:16 :
Vite un frexit.
Réponse de le 15/01/2017 à 21:45 :
Au contraire, ne prenons pas de risques , attendons deux ans et demi, histoire de voir ce que donne le Brexit une fois qu'il sera effectif. Je ne dis pas qu'il sera forcément mauvais pour les britanniques même si mon intuition me laisse penser le contraire, mais dans deux ans et demi, on sera fixé.
Merkel a déclaré (et je suis tout sauf fan de Merkel) il y a quelques jours qu'il était temps que les européens prennent leur défense en charge et que la collaboration transatlantique n'avait pas vocation à être éternelle.
Des propos impensables il y a encore un an.
Peut être que l’élection de Trump et le Brexit va suffisamment secouer l'Europe pour la pousser enfin à avancer et à avoir une autre ambition que de se mettre à genou devant les USA et d'être l'usine à gaz qu'elle a été ces 10 dernières années. Je rêve peut-être...
Réponse de le 16/01/2017 à 7:09 :
Oui... avant que le désastre du brexit ne soit trop visible...
Réponse de le 16/01/2017 à 9:07 :
Attendre je suis pour en règle général mais les états unis vont avancer très vite et de part l'inertie totale voir la mort prématurée de notre UE, je ne pense pas que nous ayons les moyens d'attendre si longtemps.
Réponse de le 17/01/2017 à 10:25 :
@Citoyen blasé
Oui vite un frexit, l'heure tourne! Les moins de 35 ans sont massivement pro-européens, et les retraités qui votent pour les ****exit n'ont que peu d'années restantes à vivre dans le monde qu'ils souhaitent nous infliger.
Ces hordes qui votent contre l'Europe "parce que le néolibéralisme nous broie" tout en élisant massivement la droite Thatchérienne à toutes les élections (et maintenant, Fillon!) ne nous manqueront pas. Quand les générations suivantes seront arrivées au pouvoir, et relanceront le fédéralisme européen tout en faisant basculer l'UE beaucoup plus à gauche vers la protection des droits sociaux et la répression des voyous de la finance, on aura fait un pas, et on aura une super-entité capable de tenir tête à la Chine, aux USA et à la Russie.
Réponse de le 17/01/2017 à 14:09 :
Alatar, je ne comprends absolument rien à votre commentaire. C'est de l'ironie ou bien un médicament oublié ou trop pris ? Merci en tout cas de le reformuler sous une autre forme parce que là je n'y suis pas du tout.
Réponse de le 18/01/2017 à 13:20 :
@Citoyen blasé

Puisque vous avez du mal, je reprends, en décomposant :

- Le Brexit a majoritairement été voté par des retraités qui ne vivront que relativement peu d'années après le vote (certains tableaux statistiques ont été établis).
- Statistiquement, les pro-brexit sont électeurs conservateurs (dans l'électorat Labour, 70 à 80% des électeurs ont voté contre le Brexit). Et donc, tout en fustigeant "le néolibéralisme", ils votent pour les Cameron/May/autres qui sont les premiers adeptes de "la concurrence libre et non faussée", et ce à chaque élection nationale.
- Les jeunes de moins de 35 ans sont massivement anti-Brexit (et également, ils votent statistiquement plus à gauche, ce qui se recoupe avec le vote des électeurs Labour au référendum).
- Le temps qui passe fera que de plus en plus de ces anti-européens qui ont infligé le Brexit au pays vont disparaître, et que la génération suivante, très pro-européenne, va reprendre en main le pays, tout en tirant l'UE vers la gauche pour ajouter des réformes sociales bien nécessaires.

De la même manière en France, les moins de 35 ans sont eux aussi massivement pro-UE, tout en préconisant de très grosses réformes bien "de gauche" au sein de l'UE.
Ainsi, s'il n'y a pas très vite au cours des prochaines années un référendum "Frexit", ça n'aura plus aucune chance de passer.
Réponse de le 19/01/2017 à 9:04 :
"Le Brexit a majoritairement été voté par des retraités qui ne vivront que relativement peu d'années après le vote (certains tableaux statistiques ont été établis)"

Wouhaou alors ça c'est de l'argumentation ! Merci beaucoup pour l'explosion de rires ! Ca n'a pas de prix... JE comprends mieux pourquoi je ne comprenais pas !

"Et donc, tout en fustigeant "le néolibéralisme", ils votent pour les Cameron/May/autres qui sont les premiers adeptes de "la concurrence libre et non faussée", et ce à chaque élection nationale"

Ok donc vous vous fiez au passé alors que les politiciens actuels vont être obligés de réellement gouverner pour gérer le pays et donc obligatoirement devront s’assoir sur leurs vieilles habitudes confortables de rentier, c'est bien.

"- Les jeunes de moins de 35 ans sont massivement anti-Brexit (et également, ils votent statistiquement plus à gauche, ce qui se recoupe avec le vote des électeurs Labour au référendum)"

Vous avez des liens svp ? Et en ce qui concerne le labour qui serait de gauche selon vous, quand on voit que blair n'a fait que continuer la politique de thatcher et que l'on est un temps soit peu crédible, on sait parfaitement que le labour n'est pas de gauche.

"Le temps qui passe fera que de plus en plus de ces anti-européens qui ont infligé le Brexit au pays vont disparaître, "

hou là, les vieux qui vont mourir, le temps qui passe, il semblerait que vous vouliez nous faire passer un énorme ressentiment là, essayez d'être objectif dans vos propos, merci.

"De la même manière en France, les moins de 35 ans sont eux aussi massivement pro-UE, tout en préconisant de très grosses réformes bien "de gauche" au sein de l'UE."

Toujours aucun chiffre, toujours aucun lien je suppose, bref comme d'habitude il faudrait que je vous crois sur parole, aucune chance.

"Ainsi, s'il n'y a pas très vite au cours des prochaines années un référendum "Frexit", ça n'aura plus aucune chance de passer. "

Le grand prête a parlé !

Amen.
Réponse de le 19/01/2017 à 9:33 :
@Citoyen blasé

"Wouhaou alors ça c'est de l'argumentation ! Merci beaucoup pour l'explosion de rires ! Ca n'a pas de prix... JE comprends mieux pourquoi je ne comprenais pas !"
"Vous avez des liens svp ?"
"Toujours aucun chiffre, toujours aucun lien je suppose, bref comme d'habitude il faudrait que je vous crois sur parole, aucune chance."
"Le grand prête a parlé !"
"Amen."

C'est vrai que, pfiou, c'est compliqué de faire en une minute chrono une recherche Google, c'est un outil du monde moderne ça, c'est pour les jeunes.
Je vais donc vous mâcher le travail :
http://www.politico.eu/article/britains-youth-voted-remain-leave-eu-brexit-referendum-stats/
18-24 ans : 75% pro-remain, 25% pro-brexit
25-49 ans : 56% pro-remain, 44% pro-brexit
50-64 ans : 44% pro-remain, 56% pro-brexit
64 ans et plus : 39% pro-remain, 61% pro-brexit

"Ok donc vous vous fiez au passé alors que les politiciens actuels vont être obligés de réellement gouverner pour gérer le pays et donc obligatoirement devront s’assoir sur leurs vieilles habitudes confortables de rentier, c'est bien."

Non, je considère simplement que la droite conservatrice britannique ne va pas se muer en une nuit en défenseur des précaires et des petites gens, tout comme les plus faibles aux US ont imaginé naïvement que Donald Trump le milliardaire corrompu allait les défendre. Vous pouvez aussi tenter le coup en France en votant Fillon, mais quelque chose me dit que ça ne marchera pas. Mais il y a plus de chances que vous comptiez sur la multimillionnaire Marine Le Pen pour défendre le petit peuple.

"hou là, les vieux qui vont mourir, le temps qui passe, il semblerait que vous vouliez nous faire passer un énorme ressentiment là, essayez d'être objectif dans vos propos, merci."
Inutile de déformer mes propos, je ne faisais que parler des conséquences mécaniques du temps qui passe face aux opinions sur l'UE par tranches d'âge.
Réponse de le 20/01/2017 à 9:58 :
"
C'est vrai que, pfiou, c'est compliqué de faire en une minute chrono une recherche Google"

Figurez vous qu'avec le nombre de commentaires que publie le troll du coin je ne vais pas m'amuser à vérifier toutes les informations qu'il affirme hein, j'ai autre chose faire à faire quand même. Par ailleurs c'est leur seul et unique but, enlaidir, détruire afin de faire fuir les commentateurs qui leurs déplaisent.

"Non, je considère simplement que la droite conservatrice britannique ne va pas se muer en une nuit en défenseur des précaires et des petites gens"

Je ne vous parle pas du tout de cela, vous devriez vraiment chasser vos obsessions de votre cerveau elles faussent incroyablement votre entendement, je dis que les politiciens anglais vont devoir se mettre effectivement à gouverner et non ressasser les politiques européennes d'austérités dictées par les créanciers allemands,

Or il y a de fortes chances par contre que de ne plus écouter les politiques européennes mène à une meilleur redistribution des revenus, une ré-industrialisation du pays qui sera favorable aux plus pauvres, je ne parle aucunement de la volonté des dirigeants actuels anglais.

Vos obsessions font que vous vous focalisez sur la forme et du coup vos interventions sont systématiquement inadaptées et d'emblée faussées. Parce qu'au début je croyais que vous faisiez semblant de ne pas comprendre ce que je dis mais je crois bien qu'en effet vous ne comprenez décidément rien de ce que j'écris.
Réponse de le 20/01/2017 à 12:48 :
@Citoyen blasé
J'aimerais avoir votre candeur pour pouvoir croire que May, Gove, Johnson et autres vont tout d'un coup "se mettre effectivement à gouverner et non ressasser les politiques européennes d'austérités dictées par les créanciers allemands", et aller vers une meilleure répartition des richesses, une éradication de la pauvreté, une reconstruction des services publics, une protection des plus faibles, le tout de la part d'une des droites les plus dures d'Europe. Les premières pistes de "bonne gouvernance" qu'ils évoquent pour l'instant sont au minimum une baisse de l'Impôt sur les Sociétés, au maximum la mutation du pays en paradis fiscal en baissant les impôts des plus riches. Et devinez comment ils vont financer ça : en taillant à la hache dans les Services Publics, en supprimant des aides aux plus démunis, en faisant passer les classes moyennes à la caisse, ...
Idem pour la régulation de la finance. Il y aurait beaucoup à dire. L'Europe a essayé de faire passer quelques régulations pour contrer les voyous de la Finance et les banques toutes puissantes, et devinez qui a posé son véto pour empêcher que les régulations passent : oui, le Royaume-Uni! Mais bien sûr, maintenant qu'ils ont "repris le contrôle" (pour reprendre le slogan brexiter que vous avez traduit en Français), il est bien évident qu'ils vont faire passer ces régulations qu'ils détestent au niveau national!
Réponse de le 23/01/2017 à 9:04 :
"J'aimerais avoir votre candeur pour pouvoir croire que May, Gove, Johnson et autres vont tout d'un coup "se mettre effectivement à gouverner et non ressasser les politiques européennes d'austérités dictées par les créanciers allemands", "

Ce que vous ne comprenez pas, ce que vous refusez de voir car totalement aveuglé par des idées arrêtées c'est qu'ils n'ont pas le choix.

Soit ils continuent d'obéir à la finance et ils meurent soit ils remettent leur politique économique depuis Thacther en question pour se mettre enfin à créer des richesses qui profitent au pays et non à la seule oligarchie.

"et devinez qui a posé son véto pour empêcher que les régulations passent : oui, le Royaume-Uni! Mais bien sûr,"

Mais bon sang c'était sous Cameron voir peut-être même Blair !

Vous mélangez tout, vous avez une peur en vous qui s'exprime bien trop bruyant rendant vos propos confus. Comme je vous l'ai dis plusieurs fois mettez vos obsessions de côté et poser un nouveau regard sur le monde débarrassé de vos peurs qui ne concernent que votre propre expérience.

Si May fait ce que vous dites, cela ne me gênera pas du tout non plus, c'est pour cela que vos propos sont incompréhensibles vous infusez de l’interprétation partout, elle obligera le peuple anglais à se révolter car si l'oligarchie européenne a pu tromper un temps les peuples européens leur faisant croire que oui après les larmes et le sang viendra la bonheur, à l'échelle d'une nation c'est bien plus difficile à vendre.
a écrit le 15/01/2017 à 18:52 :
sans accés au marché européen dumping ou pas la GB s'écroulera pire si elle passe par le dumping cela sera au détriment des plus faibles et de la classe moyenne la révolution sera en marche. Non à la proposition de Mme Merkel et si les présidentiables suivent le même chemin alors oui je suis pour une explosion de l'Europe et cela passera malgré mes convictions qui ne le seront plus par un vote aux extrêmes. La GB devra payer le prix fort de son vote, fin des petits arrangements qui ont fait de l'Europe une union faible sans consistance. La sortie hard sans concession de la GB est une chance pour ressouder l'Union.
a écrit le 15/01/2017 à 18:44 :
nous commençons a voir la réalité comme dit asselineau a cause de dirigeants europeen incompétents , ca c est de moi ,
a écrit le 15/01/2017 à 18:40 :
le seul petit hic, c'est que dumping ou pas, les gens ne viendront pas s'y installer s'il n'y a pas acces au reste du marche..... y a bcp de communication, l'irelande a aussi des taux d'is tres bas, et a acces au marche
et quand l'ecosse ' scottxitera' du uk, ils auront acces au marche aussi
a écrit le 15/01/2017 à 18:31 :
Pourquoi s'inquiéter autant des visées futures du Royaume Uni si la position de l'Union Européenne est aussi forte et robuste qu'on nous le dit ? N'a-t-il pas tout à perdre, comme le veut la doxa officielle ? Il va falloir que le chef de la CIA recommande à Mme Theresa MAY de faire attention à ce qu'elle dit...
Réponse de le 16/01/2017 à 7:12 :
Pourquoi s'inquiéter ? Surtout sur le plan humanitaire... on ne peut être indifférent au retour programmé d'une Angleterre à la Dickens à nos portes. Rétrécissant le marché unique, le Brexit n'est pas bon pour l'UE et s'annonce cataclysmique pour le Royaume-Uni. Un jeu perdant-perdant.
a écrit le 15/01/2017 à 18:08 :
le dumping fiscal ne sert que si les portes des autres pays sont grandes ouvertes...(d'ailleurs dans le cas contraire, on appelle juste cela "un pays avec une faible fiscalité intérieure")

le plus inquiétant, c'est que nos amis dirigeants UE vont nous faire croire qu'ils ont peur du problème pour passer les arrangements qui ont d'ores et déjà été négocié avec la GB...
a écrit le 15/01/2017 à 17:35 :
Compenser la perte d'attractivité économique d'un Royaume-Uni hors du marché unique par une baisse de l'IS... Il faudra avoir la main lourde sur la baisse ou envisager la suppression pure et simple de cet impôt pour surmonter le handicap du brexit...
a écrit le 15/01/2017 à 17:33 :
le dumping fiscal existait déjà bien avant le brexit au sein de l'union européenne et pas seulement fiscal mais aussi social ; c'est bien là tout le problème de cette soi-disant union , elle est voué à disparaître sous sa forme actuelle le brexit n'est qu'un début
a écrit le 15/01/2017 à 17:18 :
Le mieux à faire effectivement, du dumping fiscal 0.5% d'impot sur les sociétés, pas d'impot sur les plus-values comme au Luxembourg, et pas d'impot sur le revenu. La Grande Bretagne s'enrichira BIEN PLUS d'un afflux de capitaux. L'autre en france : discours du Bourget d'hollande ( écrit par le fiscaliste d'Hollande durant 5 ans, auteur de toutes ses matraques fiscales : son fils adoptif MACRON, qu'il soutient d'ailleurs, il en sera comblé.
a écrit le 15/01/2017 à 17:12 :
J'ai du manquer un épisode? le RU n'a pas voté le brexit? Ou alors ils veulent sortir de l'UE tout en y restant en demandant l'accès au marché unique? Le beurre et l'argent du beurre ou plutôt le pudding et l'argent du pudding.
a écrit le 15/01/2017 à 16:52 :
Chiche !
a écrit le 15/01/2017 à 16:47 :
Evidemment, Merkel a négociée en secret avec les britanniques et elle propose de leur donner le beurre et l'argent du beurre ,et pendant ce temps là les français se déchirent pour la campagne électorale , et les deux traitresses attendent le nouveau president français pour lui faire avaler la pilule , en douce et dans le dos des français .
a écrit le 15/01/2017 à 16:21 :
Je pense en effet que le problème est plus grave pour l'Angleterre avec Nissan, il est relativement facile et intéressant pour un groupe international de s'installer dans un pays de l'UE pour y exporter, ce que crains l'Angleterre c'est de perdre pas mal d'emplois. Puis enfin en cas de difficulté économique lié au Brexit c'est l'unité mème de la GB qui risque d^'être menacé.
Moi je pense ils ont voté ils assument ce n'est pas a l'UE de lui venir en aide..
Réponse de le 15/01/2017 à 17:14 :
Surtout que tous ces points ont été évoqués avant le vote.
a écrit le 15/01/2017 à 16:13 :
Il est évident que faire de l'Angleterre un paradis fiscal est l'option qui a été envisagée par Londres dès le début pour éviter la fuite des sociétés installées à la City. Le reste n'est que littérature. Maintenant il va falloir que les institutions européennes trouvent des contre-mesures.....et à 27 bon courage.....d'autant que les partisans du libre échange à outrance sont à la manoeuvre....et que nos hommes et femmes politiques sont des couars. Mme May a un boulevard devant elle....
a écrit le 15/01/2017 à 15:54 :
Le RU n'a toujours pas compris que son "Empire" c'était il y tellement longtemps!
La "Queen" est la représentation de ce fossile qu'est devenu le RU. Il semble d'ailleurs qu'il (elle) n'en n'ait plus pour bien longtemps. Sans la City, le RU c'est un pays européens comme les autres. C'est paradoxalement en sortant de l'UE et accessoirement en perdant leur "Queen" qu'ils vont s'en apercevoir.
a écrit le 15/01/2017 à 15:43 :
vraiment comique comme réflexion, trés puissant et philosophique
a écrit le 15/01/2017 à 14:13 :
Merkel la traitresse de l'Europe !
a écrit le 15/01/2017 à 13:53 :
A lire le titre on pouvait penser que le Royaume-Uni allait virer au communisme. Que nenni, il s'agit de se muer en paradis fiscal en baissant drastiquement l'impôt sur les entreprises, et donc, soit en reportant le manque à gagner sur l'imposition des ménages (par exemple via la TVA) soit en taillant drastiquement dans la dépense publique et sociale. Pas sûr que c'est ce qu'espéraient les brexiters...
Réponse de le 15/01/2017 à 17:40 :
@bruno_bd: n'ai-je pas toujours dit que les Britanniques voulaient le beurre, l'argent du beurre et la crémière ? Et ils auront même une prime en plus, car 1) on arrive pas à accorder les 27 sur des choses simples et 2) les dirigeants européens sont plus mous que mous. On s'achemine donc vers des accords individuels et les Britannqiues auront, une fois de plus, tiré les marrons du feu :-)

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