Brexit : le "projet en béton" de Theresa May fait... trois lignes

C'est un nouveau coup pour la Première ministre britannique, après celui de mardi, quand une note confidentielle dévoilée par la BBC (déjà) et le "Times" révélait que le gouvernement britannique ne savait pas comment procéder pour mettre en oeuvre le Brexit. Publication qui avait bien chahuté la livre sterling.
Il semble que d'importants désaccords au sein du gouvernement entre partisans d'un Hard Brexit (Johnson, Fox, Davis) et les modérés (Hammond, Clark...) entravent la définition des priorités dans la mise en oeuvre du Brexit. (Photo : Theresa May prenant la parole lors du conseil des ministres du 31 août 2016, Boris Johnson au premier plan.)
Il semble que d'importants désaccords au sein du gouvernement entre partisans d'un Hard Brexit (Johnson, Fox, Davis) et les modérés (Hammond, Clark...) entravent la définition des priorités dans la mise en oeuvre du Brexit. (Photo : Theresa May prenant la parole lors du conseil des ministres du 31 août 2016, Boris Johnson au premier plan.) (Crédits : Reuters)

Le gouvernement britannique a préparé un court projet de loi "en béton armé" pour entamer les négociations de sortie de l'Union européenne dans le cas où la justice confirmerait la nécessité de demander son avis au Parlement, a rapporté mardi la BBC.

Pour rappel, la Cour suprême britannique devrait dire autour du nouvel an si le gouvernement doit demander l'aval des parlementaires pour invoquer l'article 50 du Traité de Lisbonne, qui marquera le début des négociations formelles en vue du Brexit. La Première ministre Theresa May s'est engagée à invoquer l'article 50 avant la fin mars 2017 mais la décision de justice exigeant la consultation du Parlement a soulevé des doutes sur ce calendrier.

Court mais... à l'épreuve des balles du Parlement

Selon des sources anonymes citées par la BBC, le projet de loi préparé par le gouvernement ne fait que trois lignes et se veut à l'épreuve des éventuels amendements des parlementaires qui voudraient poser des conditions à son approbation.

Le gouvernement prévoit de présenter le texte au Parlement dès que la Cour suprême aura rendu son verdict - si elle confirme la décision rendue par la Haute Cour de Londres - et il espère qu'il sera voté par la Chambre des communes en deux semaines, ajoute la BBC. Le projet de loi devra ensuite passer devant la Chambre des Lords, où le parti conservateur n'a pas de majorité. Mais selon la BBC, le gouvernement pense que les Lords ne s'opposeront pas au texte et que le calendrier pourra être respecté.

Pures spéculations, rétorque Theresa May

Une porte-parole de Theresa May a qualifié ces informations de "spéculation" et ajouté que le gouvernement se concentrait pour le moment sur son appel devant la Cour suprême.

Pour mémoire, mardi 15 novembre, la BBC et le quotidien The Times rendait publique une note présentée  comme émanant d'un consultant travaillant pour le compte du "Cabinet Office", un département du gouvernement britannique. En l'occurrence, le consultant était le cabinet Deloitte, qui mardi en a assumé la paternité, précisant :

"Il s'agit d'une note à usage interne", a dit le cabinet d'audit et de conseil dans un communiqué. "Elle n'a pas été commandée par le 'Cabinet Office', ni par aucun autre organe gouvernemental et n'est que le reflet d'une opinion portant sur la tâche qui attend Whitehall", poursuit Deloitte.

Dissensions au gouvernement sur les priorités du Brexit

Selon ce document, les dissensions au sein du gouvernement conservateur britannique l'empêcheraient d'adopter un plan général pour mettre en oeuvre le divorce avec l'Union européenne et il pourrait falloir encore six mois pour que les ministres s'entendent sur les priorités du Brexit.

L'auteur de la note met en avant les dissensions connues entre les partisans d'un "Hard Brexit" (autour des trois "Brexiters" Liam Fox (Commerce), Boris Johnson (Affaires étrangères) et David Davis (Brexit) qui ont tous fait campagne pour la sortie de l'UE lors du référendum de juin - et un groupe plus modéré où l'on retrouve notamment le ministre des Finances Philip Hammond et le ministre des Entreprises Greg Clark, partisans du maintien et enclins aujourd'hui à préserver une forme de relations avec l'UE.

May otage de sa propre relance industrielle ?

Non moins inquiétant, cette note précisait par ailleurs que des "acteurs importants" du secteur industriel pourraient bien "pointer une arme sur la tempe du gouvernement" afin d'obtenir des garanties analogues à celles obtenues par le constructeur automobile Nissan, leur assurant qu'ils ne pâtiraient pas du Brexit.

> Lire aussi:

La publication de cette note avait secoué la livre sterling, qui perdait mardi jusqu'à 1,3% de sa valeur face à l'euro à 87,07 pence, avant de se reprendre. L'euro valait 86 pence à la clôture des marchés européens.

(Avec Reuters)

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Commentaires 15
à écrit le 20/11/2016 à 14:54
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Aller un peux de courage, vous avez choisie de partir , plus rien ne vous retiens... Bonne route, et paix et prospérité..... Salut salut.... Au revoir..... A que s'est bien la democratie....

à écrit le 18/11/2016 à 18:00
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C'est à ce genre de choses qu'on voit que l'UE est un piège pour les nations. Et ici il ne s'agit que du Royaume-uni qui n'y était pas complètement inféodé. Il aurait mieux valu ne jamais y entrer, surtout que cela aurait correspondu à la volonté du...

le 19/11/2016 à 16:45
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Toi et nos enfants paieront ta bêtise. Saint Just n'a jamais fait que des victimes

le 22/11/2016 à 20:50
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Vous prêchez un convaincu ! Bien qu'étant profondément européen, je suis violemment contre l'esprit de Bruxelles qui contrôle les gouvernements à la manière d'une dictature, d'une maffia !!!...Les européens vivaient correctement avant l'avènement d...

à écrit le 17/11/2016 à 23:56
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Une évidence aveuglante que les Français d'extrême-droite et les politiciens partisans du "Frexit" cherchent à occulter : les Brexiters n'avaient absolument AUCUN PLAN pour la suite du Brexit, et maintenant ils en cherchent péniblement un, dans le dé...

le 18/11/2016 à 18:07
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Charles Laurent : La pauvreté progresse, la petite classe moyenne n'aura bientôt plus rien à retirer. Les banques n'investissent pas un penny dans l'intérêt des population qu'elles ont asservi. N'en faites pas des philanthropes, les problèmes des pay...

le 19/11/2016 à 11:59
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@Leo Bourgeois: Vous pensez que les tous les anti-Brexit sont des banquiers? Moi, j'étais contre le Brexit et je ne suis pas banquier. Argument de populiste et stéreotypé! Donc, je peux dire que si vous êtes un défendeur du Frexit, vous êtes un élect...

à écrit le 17/11/2016 à 17:11
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De deux choses l'une : soit Les partisans du Brexit ... ne savaient pas.. et ils sont incompétents et de dangereux individus pour engager leur pays dans une voie qu'ils ne maitrisent pas (en faisant des promesses qu'il ne peuvent tenir) ... soit il...

le 17/11/2016 à 18:33
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De deux choses l'un, soit vous faites un raisonnement binaire car vous ne savez vraiment pas penser, soit vous le faites exprès pour ne pas entendre les arguments pro brexits ^^ Quand aux arguments des pro UE, pour l'éclairage du peuple, on repasser...

le 17/11/2016 à 18:59
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est idiot. Il suffit d'écouter 5min Mr Farage pour comprendre qu'il n'est rien d"autre qu'un polémiste et qu'il est totalement incapable de mener un "brexit". Les partisans du brexit ont pris leurs informations dans un journal dont la page 4 e...

à écrit le 17/11/2016 à 17:10
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De deux choses l'une : soit Les partisans du Brexit ... ne savaient pas.. et ils sont incompétents et de dangereux individus pour engager leur pays dans une voie qu'ils ne maitrisent pas (en faisant des promesses qu'il ne peuvent tenir) ... soit il...

à écrit le 17/11/2016 à 17:00
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Bref une information sans importance mais qui peut être utilisée contre l’Angleterre coupable d'avoir osée sortir de cette UE moribonde. Le jour ou l'UE sera persuadée que May ne trahira pas les lecteurs, parce que c'est ce qu'elle attend qu'elle...

le 17/11/2016 à 22:07
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Pour quitter l'Europe moribonde on pouvait penser que le Royaume-encore-Uni s'était tiré une balle dans le pied. Jour après jour il se confirme que ce n'est pas dans le pied mais dans la tête. On comprend un peu mieux pourquoi le pays ne donne pas d'...

le 18/11/2016 à 7:03
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"la moindre chance d'obtenir une majorité dans un parlement majoritairement anti-brexit" bien sûr

le 18/11/2016 à 9:17
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"Jour après jour il se confirme que ce n'est pas dans le pied mais dans la tête." Ouahou dites mois vous avez des figures de style franchement classes vous hein... Sinon je vois que dans votre analyse vous ne laissez absolument aucune place a...

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