Le technopopulisme à la tête des Pays-Bas
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Dick Schoof après une conférence de presse le 28 mai à La Haye.
© LTD / Robin Utrecht/ABACAPRESS.COM
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Dick Schoof après une conférence de presse le 28 mai à La Haye.
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Le 4 juillet, les Pays-Bas tourneront une page de leur histoire politique. Après quatorze ans et quatre mandats à la tête du gouvernement, le libéral Mark Rutte va quitter la politique et son parti, le VVD, mais pas les responsabilités, puisqu'il va prendre le poste de secrétaire général de l'Otan (lire encadré).
Il sera remplacé par Dick Schoof, un haut fonctionnaire âgé de 67 ans, qui a notamment dirigé les services de renseignement et de l'antiterrorisme, et ceux de l'immigration. Se disant apolitique, cet ancien membre du PvdA, le Parti travailliste, a assuré le mois dernier « vouloir avant tout être le Premier ministre de tous les Néerlandais ».
En réalité, Dick Schoof sera le candidat de compromis soutenu par une coalition de quatre partis pour appliquer leur accord de gouvernement. Geert Wilders, en droit de revendiquer le poste après la victoire du Parti pour la liberté (PVV) aux législatives de novembre 2023, s'est vu empêché par le veto du Nouveau Contrat social (NSC) en raison notamment de son radicalisme anti-immigration et anti-islam. Tout accord de coalition devenait de fait impossible avec le parti de ce proche de Marine Le Pen depuis des années qui prône l'interdiction du Coran.
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« Geert Wilders accuse les réfugiés et les immigrés d'être responsables des problèmes persistants du marché du logement, du système de santé, de l'État providence et de l'éducation publique - raison pour laquelle il souhaite une interdiction totale des demandeurs d'asile », souligne Judith Jansma, maître de conférences en littérature et culture européenne à l'université de Groningen, dans une analyse parue dans Le Grand Continent. Au Parlement européen, les élus du PVV siègent d'ailleurs dans le même groupe que le Rassemblement national, Identité et démocratie (ID).