Législatives en Finlande, le "Centre" part favori et veut relancer l'économie

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Le parti du Centre veut créer 200.000 emplois et sortir le pays de la crise économique
Le parti du "Centre" veut créer 200.000 emplois et sortir le pays de la crise économique (Crédits : DR)
Le parti d'opposition "Le Centre" est donné favori pour succéder à l'actuelle coalition droite-gauche. Les question économique et européenne est au coeur de la campagne d'un pays où le taux de chômage est grimpé à 9,2%.

La Finlande a commencé à voter ce dimanche 19 avril aux législatives et devrait porter au pouvoir le Centre, parti d'opposition qui veut rompre avec l'immobilisme du gouvernement droite-gauche.

Le favori des sondeurs au poste de Premier ministre est le député Juha Sipilä, 53 ans, ancien homme d'affaires et néophyte en politique.

Sortir de la crise

Sa campagne sobre a donné une idée de son futur style de dirigeant: la prime à l'efficacité pour sortir de la crise, après trois ans d'un cercle infernal entre récession économique, rigueur budgétaire, réformes manquées et pessimisme des ménages.

"Notre pays mérite mieux", écrivait M. Sipilä sur son blog samedi. "La politique doit retrouver un climat de confiance".

Sa première tâche sera de décider avec quels partis gouverner. Il aura le choix entre probablement sept formations, dans un pays où les 200 sièges du Parlement sont répartis à la proportionnelle. La composition de la nouvelle coalition gouvernementale ne devrait pas être connue avant plusieurs semaines.

Derrière le Centre, crédité d'environ 24% des intentions de vote, trois partis luttent pour la deuxième place, qui ont fluctué chacun entre 14 et 17% lors de la campagne. Il s'agit des conservateurs du Premier ministre Alexander Stubb, des sociaux-démocrates du ministre des Finances Antti Rinne et des Vrais Finlandais emmenés par Timo Soini (droite eurosceptique, opposition).

M. Sipilä a gardé pour lui ses préférences en matière de partenaires gouvernementaux, et insisté sur la capacité du prochain exécutif à imposer ses projets. "Nous avons besoin d'une nouvelle capacité à entreprendre et de nouveaux emplois dans toute la Finlande. Il nous faut des solutions courageuses, des dirigeants concentrés sur leur objectif", a-t-il souligné.

Le sien est la création de 200.000 emplois en 10 ans, alors que le chômage est au plus haut depuis 2003, à 9,2%.

 La question européenne au coeur de la campagne

Le vote des Finlandais pèsera sur la politique européenne de leur pays, les conservateurs étant les plus europhiles, tandis que les Vrais Finlandais ont fait du rejet des ingérences de Bruxelles le coeur de leur programme.

"La zone euro en ce moment est une catastrophe", a dit à l'AFP M. Soini, populiste qui saisit toutes les occasions pour dire le mal qu'il pense de l'idéologie libérale de la Commission européenne.

M. Stubb, Premier ministre depuis juin, espère rassembler à l'inverse les électeurs qui veulent rapprocher la Finlande du coeur de l'Europe, voire de l'Otan dont elle n'est pas membre.

Pour la sécurité de ce pays voisin de la Russie, "le plus important est de ne pas exclure une adhésion à l'Otan lors du prochain mandat gouvernemental", écrivait-il samedi, s'accrochant à cette idée qui est minoritaire dans l'opinion.

Selon les dernières projections publiées samedi par le quotidien "Iisalmen Sanomat", les conservateurs ont quelques dixièmes de point d'avance dans la course à la deuxième place.

Polyglotte, ancien ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre sortant a une expérience internationale qui fait défaut à M. Sipilä. Mais cela compte peu pour l'électorat du Centre, plutôt rural et traditionnaliste.

La participation est vue en hausse. Lors du vote anticipé, ouvert du 8 au 14 avril, 31,9% des inscrits se sont déplacés, soit 0,7 point de plus qu'en 2011

(Avec AFP)

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