Les leaders indépendantistes catalans en garde à vue à Bruxelles

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La justice belge se prononcera d'ici à lundi sur l'exécution des mandats d'arrêt européens à l'encontre de Carles Puigdemont, président déchu de l'exécutif catalan, et des quatre membres de son gouvernement qui se sont livrés dimanche à la police belge et ont été placés en garde à vue, a annoncé un porte-parole du parquet de la ville. Madrid avait transmis vendredi ces mandats d'arrêts à la justice belge. Les cinq dirigeants indépendantistes, arrivés en Belgique il y a une semaine, ont été inculpés pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics après la proclamation d'indépendance du parlement catalan.
Si le juge donne gain de cause à Madrid et décide à son tour d'émettre des mandats d'arrêt, l'affaire sera transmise à une autre juridiction qui aura 15 jours pour se prononcer sur leur mise en oeuvre. Des pourvois en appel sont possibles à plusieurs stades de la procédure, ce qui peut la faire durer plusieurs semaines.
Les formations favorables à l'indépendance de la Catalogne arriveraient en tête des élections régionales prévues en décembre mais pourraient échouer à décrocher la majorité absolue, montre un sondage publié dimanche par La Vanguardia. Selon cette enquête réalisée par GAD3 auprès de 1.233 entre le 30 octobre et le 3 novembre, les partis indépendantistes remporteraient entre 66 et 69 des 135 sièges que compte le Parlement régional.
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Ces élections ont été convoquées par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, après la déclaration unilatérale d'indépendance proclamée par le Parlement catalan le 27 octobre dernier.
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