Macron critique l'austérité imposée aux Grecs

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(Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
La politique "d'un pays ne peut avoir l'austérité budgétaire comme unique horizon" affirme le ministre de l'Economie

La question de la "soutenabilité" de la politique budgétaire imposée à la Grèce va se poser assez vite aux Européens, a déclaré le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron.

"On est en train de voir qu'au-delà du sujet de la restructuration de la dette, va se poser assez vite la question de la soutenabilité de la politique budgétaire imposée à la Grèce. Car la politique d'un pays ne peut avoir l'austérité budgétaire comme unique horizon", dit-il dans une interview publiée samedi par Le Monde.

Les Européens ont approuvé une nouvelle aide à la Grèce, qui devrait commencer à lui être versée la semaine prochaine, après le vote par le parlement hellène de nouvelles mesures exigées par ses créanciers. Cet accord s'accompagne d'un engagement sur un allègement futur de la dette grecque dont les modalités seront discutées en 2018.

Un mécanisme pour restructurer les dettes en Europe

Au-delà de la Grèce, Emmanuel Macron estime que la mise en place d'un mécanisme de restructuration des dettes publiques dans la zone euro est "un sujet sur lequel il faut qu'on avance".

"Mais il ne faut ouvrir ce débat que si des mécanismes de solidarité budgétaire et financière ont été instaurés préalablement, sinon on va provoquer une nouvelle fragmentation de la zone euro", ajoute-t-il.

Le ministre relève que l'Allemagne, qui est demandeuse d'un tel mécanisme, "a 8,5 points de PIB d'excédent vis-à-vis du reste du monde et ne réalloue pas cette épargne dans la zone euro."

Reuters

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Commentaires
a écrit le 20/06/2016 à 12:33 :
Si Macron affirme cela c'est parce qu'il craint que vous, mes amis français, subissiez les "vertus" de la recette allemande de l'austérité à savoir réduire les dépenses publiques, les salaires, les pensions, l'accès aux soins de santé etc. Bref, le message d'un politicien cache toujours quelque chose
a écrit le 19/06/2016 à 12:44 :
Que connait-il de la Grèce ? Encourage-t-il les Français à ne plus payer leurs impôts et à frauder en masse ? Décidément, la France est dans une très mauvaise passe :-)
Réponse de le 20/06/2016 à 12:28 :
Et vous Patrick que connaissez-vous de la Grèce? Pensez-vous vraiment que les grecs ne paient pas d'impôts? Avant la crise 77% des travailleurs étaient salariés et l'impôt était donc perçu à la source. Pensez-vous que les populations, entreprises et politiques des autres pays ne fraudent pas? Si vous croyez en ce que vous écrivez alors revenez un peu sur terre ou continuez à vivre dans l'ignorance de votre monde Bisounours...
a écrit le 18/06/2016 à 22:36 :
l'austérité... il regarde ça de l'oeil faussement critique du collègue qui n'aurait pas fait mieux. n'oublie pas d'où tu viens emmanuel, car eux ne t'oublient pas, et de toute façon ton allegeance est eternelle, telle est la loi du milieu.
a écrit le 18/06/2016 à 21:41 :
Je gage que 80% des citoyens allemands, français, belges, luxembourgeois ou néerlandais sont contre la redistribution entre pays. Perso, je suis contre. Nous n'avons pas fait l'Europe pour financer les autres pays.
Réponse de le 19/06/2016 à 10:50 :
... mais pour que les autres pays nous financent. Ca ne peut pas marcher.
a écrit le 18/06/2016 à 20:17 :
La restructuration a été refusée lors de la première crise car la dette appartenait aux banques notamment allemande. Une restructuration équivalait à une faillite des banques européennes. Maintenant, une partie des dettes appartient essentiellement aux autres Etats, puisque la BCE n'a pas eu l'autorisation de l'acheter en masse. Une restructuration aurait donc une conséquence directe sur notre propre dette. On ne peut défendre d'un côté l'ordo libéralisme à l'allemande et de l'autre prétendre à une restructuration qui mettrait en difficulté les autres pays. Seule une modification substantielle de la politique de la BCE pourrait résoudre l'équation. Gros malin...

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