Pourquoi l'Allemagne doit se réformer d'urgence

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La Deutsche Bank est un symptôme d'un déséquilibre plus profond.
La Deutsche Bank est un symptôme d'un déséquilibre plus profond. (Crédits : © Ralph Orlowski / Reuters)
L'affaire Volkswagen et la crise de la Deutsche Bank prouvent une nouvelle fois le danger des excédents allemands et du modèle économique de la première économie d'Europe. La zone euro doit agir pour réduire ce déséquilibre majeur.

C'est un nouveau coup de canif dans le modèle allemand. Après le scandale Volkswagen qui a jeté le doute sur la rigueur et le respect des règles des industriels d'outre-Rhin, voici que le grand ménage a commencé à la Deutsche Bank. Mercredi 8 octobre, la plus grande banque allemande a annoncé qu'elle passera pas moins de 7,6 milliards d'euros de dépréciations d'actifs. Le bilan est nettoyé des effets négatifs d'une politique aventureuse d'acquisition et de ses nombreux risques juridiques. Désormais, ce qui se murmurait sous cape depuis des années, la faiblesse du géant bancaire allemand semble apparaître en pleine lumière. Et, prévient le Handelsblatt, le quotidien des affaires, ce ne pourrait être qu'un début. Rappelons que le bilan de Deutsche Bank s'élève à 1.700 milliards d'euros, soit un peu plus que le PIB italien. Cette affaire n'est donc pas anecdotique. Surtout quand on se souvient que le bilan de Lehman Brothers était de 640 milliards de dollars...

Faut-il faire un lien entre ces deux événements ? Les difficultés de deux entreprises allemandes doivent-elles amener à s'interroger sur l'ensemble du modèle économique de la première puissance européenne ? Oui, sans doute, car ces deux faits représentent les maux qui résident aux deux extrémités du modèle allemand. En France, on présente souvent ce modèle comme un exemple de libéralisme réussi. C'est en réalité une forme contemporaine de mercantilisme qui a été renforcée par les « réformes » de Gerhard Schröder. Ces dernières, par une fiscalité bridant la consommation et un encouragement à la modération salariale et à la précarisation du travail, ont en effet comprimé la demande intérieure pour pouvoir renforcer la compétitivité externe.

L'Allemagne, une machine à produire des excédents à tout prix

L'Allemagne est alors devenue une machine à faire des excédents. La balance courante allemande est ainsi passée de l'équilibre en 2002 à un excédent de 7,9 % du PIB attendu cette année. Au cours des cinq dernières années, ce pays a affiché un excédent supérieur à 6 % du PIB, limite au-delà de laquelle la Commission européenne repère un « déséquilibre macroéconomique. » Ces excédents sont vues outre-Rhin et par de nombreux observateurs européens, comme le signe d'une « vertu » compétitive. C'est, en réalité, tout sauf une vertu et l'affaire Volkswagen est venu le rappeler avec force : cette soif de conquête des marchés externes, cette volonté d'exporter au prix fort, ce mépris du consommateur sont au cœur des malversations de la firme de Wolfsburg. Il n'y a là aucun hasard. D'autant que l'on se souvient de plusieurs précédents, notamment ceux qui avaient coûté leurs postes à des dirigeants de Siemens, englué dans des scandales de corruption à répétition en Grèce, notamment.

La crise européenne est aussi une crise des excédents

Mais ces déficits sont aussi un problème majeur pour la zone euro et, même pour sa survie. Dans un système de change flexible, ces excédents auraient conduit à une appréciation de la monnaie allemande qui, à son tour, aurait freiné l'excédent. En cas de non-fonctionnement du système, on pratiquait une réévaluation par les taux. Dans la zone euro, ce frein n'existe pas. L'euro « allemand » est donc fortement sous-évalué, tandis que le taux de change réel des pays de l'Union monétaire en déficit avec l'Allemagne est surévalué. Logiquement, il s'en est suivi, dans les années 2000 l'exacerbation des déséquilibres : par des bulles de crédit privé ou public. Or, ces bulles étaient précisément alimentées par les excédents allemands qui trouvaient d'alléchants rendements dans l'immobilier espagnol ou irlandais ou la dette des ménages grecs. La crise de la zone euro en 2010 est une crise des Etats périphériques, mais c'est aussi une crise des excédents allemands.

Assis sur un tas d'or dont on ne sait que faire

Et c'est ici que le cas de la Deutsche Bank survient. Si l'Allemagne utilisait ses succès à l'export pour développer son marché intérieur ou pour investir massivement dans ses infrastructures ou ses structures productives, l'excédent se réduirait et la première économie européenne jouerait son rôle de « locomotive. » Mais le vrai problème est que les industriels allemands ne savent que faire de ce tas d'or conquis aux quatre coins du monde. Ils le confient à leurs banques qui promettent des rendements merveilleux. C'est ainsi que l'on a vu les banques allemandes investir dans les produits les plus douteux et les plus alléchants.

Les banques en bout de chaîne

Ce système a fait du système bancaire allemand un des plus fragiles d'Europe et il a fallu toute la puissance de l'Etat fédéral pour empêcher son explosion. Les Landesbanken ont été renflouées par les Länder ou, comme WestLB, mises en faillite via une structure de défaisance immense payée par le contribuable. Commerzbank a été nationalisée partiellement en 2009 pour lui permettre d'avaler une Dresdner Bank au bord de la faillite. Hypo Real Estate a été nationalisée entièrement en 2009, une première depuis la crise de 1931. On se souvient qu'en 2010, la santé des banques allemandes avaient été un des motifs des « plans de sauvetage » grecs et irlandais. Restait Deutsche Bank qui avait subi de lourdes pertes en 2008 et 2009, mais avait pu éviter l'aide publique. Mais, en réalité, cette banque n'a pas échappé aux investissements douteux et illégaux. Elle subit aujourd'hui un aggiornamento douloureux, mais qui pourrait ne pas être définitif : la Deutsche Bank est un colosse au pied d'argile dont le bilan est rempli plus que bien d'autres banques de produits sophistiqués.

La situation s'aggrave

En réalité, ces deux exemples, Volkswagen et Deutsche Bank, prouvent une nouvelle fois que le modèle économique de l'Allemagne fondé sur les excédents est un danger pour l'économie européenne. Elle entretient le risque bancaire, encourage l'hubris des industriels et maintient les déséquilibres au sein de la zone euro. Il serait urgent que les Européens s'attèlent à en finir avec ces excédents monstrueux. Or, la voie qui a été choisie en 2010 a été précisément l'inverse. Les politiques d'austérité dans les pays de la zone euro n'ont pas réduit ces excédents, elles en ont créé d'autres. Car, parallèlement, l'Allemagne n'a pas inversé sa politique fiscale, ni investit massivement. Bien au contraire, elle a dégagé des excédents budgétaires. On a pensé que l'on réduirait les déséquilibres en se contentant de réduire les déficits. On les a en réalité creusé en gonflant l'excédent allemand, passé de 6 % en 2010 à près de 8 % en 2015.

La zone euro immobile

Quant à la Commission européenne, elle se contente d'admonester gentiment l'Allemagne dans le cadre de la procédure de déséquilibre macro-économique, sans demander à ce pays de corriger. L'écart avec son action lors des déficits, notamment budgétaires, est frappant. Il dénote en réalité un biais dans l'analyse économique des instances européennes. Un biais qui se retrouve même dans les projets futurs pour la zone euro. Ainsi, dans le rapport des 5 présidents qui pourrait servir de vademecum pour la future réforme de l'Union monétaire, on peut lire que la « zone euro doit continuer de cibler la correction des déficits » alors qu'elle « devrait également promouvoir des réformes appropriées pour les pays qui accumulent durablement des excédents élevés. » La différence de modalité verbale entre les deux phrases prouve ce refus de traiter cette urgence des excédents.

L'Allemagne doit se réformer

On peut comprendre la prudence de la Commission, si prompte à fondre sur la Grèce ou le Portugal en cas d'écart. Le gouvernement allemand et en particulier son ministre des Finances Wolfgang Schäuble ne saurait accepter une remontrance de Bruxelles pour un « excès de vertu. » Même Mario Draghi, qui a pourtant imposé son assouplissement quantitatif malgré l'opposition de la Bundesbank, n'a pas pu convaincre l'Allemagne d'abandonner son fétichisme budgétaire. Mais, Angela Merkel, si prompte à s'indigner avec raison du chômage élevé en zone euro, doit finir par comprendre que les excédents gigantesques de l'Allemagne contribuent à exporter le chômage vers les autres pays de la zone euro. Elle doit comprendre que ces excédents ne permettent guère de préparer la République fédérale au défi du vieillissement de la population. L'Allemagne, qui ne cesse de demander des réformes à ses voisins, doit désormais s'engager à son tour dans une réforme profonde de son modèle économique. Avec plus d'investissement ou une réforme fiscale d'envergure. C'est le message qu'elle doit retenir des affaires Volkswagen et Deutsche Bank. Et c'est la responsabilité de ses partenaires européens de l'exiger de Berlin.

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a écrit le 12/10/2015 à 15:29 :
C'est de l'antigermanique a fond cet article.
un point c'est tout.
a écrit le 11/10/2015 à 17:19 :
@Pepito 11/10 16:42
Tout à fait d'accord avec votre réponse à Onze (9/10 12:03). Il est impensable de concevoir l'Europe sans la France. Pour s'en convaincre, il suffit de visionner l'accueil très bienveillant de la réponse de notre Président à madame Marine le Pen au Parlement Européen, "écorchant" au passage le leader de l'UKIP.
Cordialement
a écrit le 10/10/2015 à 18:40 :
Pourquoi l'Allemagne doit se réformer ? Pour arrêter d'ennuyer les socialistes français qui ne supportent pas la comparaison, toujours défavorable, avec notre pays. Angela, vous n'êtes pas gentille avec François ! Un bon taux de chômage à 10% comme chez nous, vous pourriez certainement y arriver en faisant un petit effort ! Un bon déficit budgétaire à plus de 3% chaque année, c'est à votre portée !
a écrit le 10/10/2015 à 17:59 :
Les ratio des stress test de la Deutsche Bank sont meilleurs que ceux de certaines grandes banques Françaises (voir site ECB), donc écrire que le grand ménage a commencé dans cette banque est un peu osé. Sur le plan général, on peut argumenter sur la pertinence des % admis par les scénarios (normal et adverse) qu'on peut trouver très faibles.
A mon humble avis, l'affaire du constructeur de voiture est bien plus grave car c'est une faute délibérée et le coût sera très onéreux et beaucoup plus élevé que la provision de
E 6.5 Mlds et cela donne une image déplorable au modèle "qualité Allemande".
En ce qui concerne le "german bashing", il faudrait qu'on fasse une introspection: la comparaison est loin d'être en notre faveur.
Cordialement
a écrit le 10/10/2015 à 10:55 :
A ceux qui poussent les hauts cris qu'on ose critiquer l'Allemagne de Frau Merkel: on a jamais dit que la France était un modèle (c'est le royaume de l'immobilisme, "surtout ne changeons rien"), mais que l'Allemagne était erronnée dans son fonctionnement. On ne peut pas éternellement marcher en fonction des exportations, quand la demande intérieure est devenue nulle. Très facile de se targer d'avoir un bon budget quand on a une armée incapable d'assister aux exercices de l'OTAN car digne de celle du Zimbabwe. Le grand problème de Merkel et de ses amis c'est leur absence de remise en cause: nous savons, et vous autres vous exécutez. Et arrêtez de vous arrêter sur sa grande générosité envers les migrants, ceux-là vont lui être très utiles pour travailler pour des salaires de misère et enrayer la chute démographique constante de ce pays.
Réponse de le 11/10/2015 à 16:34 :
Oula !!!! vous faites du german bashing !! quelle horreur !!!
a écrit le 09/10/2015 à 20:07 :
"L'Allemagne, qui ne cesse de demander des réformes à ses voisins, doit désormais s'engager à son tour dans une réforme profonde de son modèle économique.../...Et c'est la responsabilité de ses partenaires européens de l'exiger de Berlin"
Même pas en rêve, hélas.
a écrit le 09/10/2015 à 18:03 :
Article pertinent et d'une lucidité exemplaire. Oser s'attaquer au modèle allemand, demande beaucoup de courage. En fait Le bon élève allemand, le modèle, met en danger ses voisins et sacrifie son avenir aux marchés financiers.
Il faut ajouter que les réformes Schroeder ont non seulement modifié le cap économique de l'Allemagne, en matière de fiscalité, de flexibilité et de précarité, générant la course aux bas salaires.
Il faut souligner la grave responsabilité de Schroeder dans la crise du système bancaire, en cassant l'actionnariat banque industrie, en favorisant la financiarisation et la spéculation boursière, il a affaibli le système bancaire, mais aussi le souci du long terme qui caractérisait les banques et l'industrie.
En affaiblissant ce souci du long terme, il a détourné l'état de sa mission de guide du long terme, pour en faire un état obsédé par le court terme, l'équilibre puis les surplus budgétaires, sans les lier à une vision long terme génératrice d'investissements.
Réponse de le 10/10/2015 à 0:01 :
Je regrette, mais pouvez vous m'expliquer l'incidence des pertes de la Deutsche Bank sur les excédents allemands? Il n'y a aucun rapport entre la dépreciation du fonds de commerce de Bankers Trust et Postbank et les exports allemands, la même chose est vrai pour les tricheries sur le marché financier que la Deutsche a commises avec bien d'autre banques. C'est qu'il y a un nouveau PDG qui veut tenir ses prédécesseurs responsables pour ces pertes. Comme ailleurs, Godin profite de cette occasion à dénigrer l'Allemagne en sortant des faits de leur contexte.
a écrit le 09/10/2015 à 13:12 :
ENFIN !! Les masques tombent !!
a écrit le 09/10/2015 à 12:49 :
Merci Romaric... vous nous revenez avec de meilleurs articles que lors de la dramaturgie grecque des derniers mois.
a écrit le 09/10/2015 à 12:03 :
Les excédents allemands sont un danger pour l'Europe ? Ce serait plutôt les déficits français, et des engagements de réduction jamais tenus, mais toujours pardonnés par Bruxelles. C'est la France qui jouit d'un traitement de faveur, au grand dam des petits pays qui ne bénéficient pas de la même indulgence. N'inversons pas les rôles.
Réponse de le 11/10/2015 à 16:42 :
A ton avis, pourquoi la France béneficie d'un traitement de faveur, si ce n'est qu'il n'y aurait plus d'UE sans la France... le peuple français n'est pas le peuple grec mon pote !!!!! Et si le FN monte, c'est bien à cause de Bruxelles et personne d'autre !!!
a écrit le 09/10/2015 à 6:48 :
L'Allemagne dépense pratiquement rien pour sa Défense et celle de l'Europe. 10 milliards de dollars de moins par an que la France ou le RU, la moitié par habitant (chiffres ONU)
Et ça depuis 70 ans.
Ça aide n'est-ce pas ?
Réponse de le 09/10/2015 à 9:25 :
Tout à fait exact. On attend toujours une aide pour l'opération au Mali bien utile à tout le monde. Pendant ce temps, les boites allemandes continuaient à vendre des voitures à Bamako grâce à l'armée française.
Ceci étant, on n'est pas un peu c... de ne pas le dire haut et fort.
Réponse de le 09/10/2015 à 9:34 :
Oui... et non car l'industrie de l'armement est un des rares trucs qui marche en France. Et l'écart France/Allemagne n'est pas juste une question de 10 milliards par an.
Réponse de le 09/10/2015 à 9:36 :
La bombe H , ça coûte.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:01 :
surtout qu'en parallèle, l'Allemagne vend énormément d'armes de guerre et a même le culot de bloquer ou de retarder certaines ventes d'armes de la France à l'export. Avec des amis comme cela, on a plus besoin d'ennemi.
Réponse de le 09/10/2015 à 11:00 :
1- US : 610 Milliard de $
2- Chine : 216
3- Russie : 84,5 (74 prévus + 10 pour les frais en Crimée et dans le Donbass)
4- Arabie Saoudite : 80,8
5- France : 62,3
6- UK : 57.3
7- Inde :
8- Allemagne : 46,5
9- Japon : 45,8
10- Corée du Sud : 37
Réponse de le 09/10/2015 à 11:23 :
Inde: 50
Réponse de le 10/10/2015 à 11:26 :
C est une blague de plus car souvenez vous que les vainceurs en 1945 avaient interdit à l Allemagne de se réarmer ... pour faire ensuite marche arriere face à la menace soviètique.
Les status de la Bundeswehr, c est exclusivement la défense du territoire ou l intervention exterieure quand c est décidé dansd le cadre de l ONU.
Le Parlement allemand ne plaisante pas sur ce sujet !
La Bundesrepublik ne va gaspiller don argent pour aller faire du rodéo comme cela a ete le cas en Lybie. On voit d ailleurs le resultat aujourd hui.
a écrit le 08/10/2015 à 21:27 :
espérons que ce pays va réussir à intégrer les millions d'immigrés dont il a besoin et qu'il ne va pas retomber dans le national socialisme.
cet afflux de population pourrait relancer l'investissement et la consommation.
et un renouvellement de la population pourrait gommer une volonté de revanche de l'Allemagne par la domination/guerre économique.

c'est un boulet quand même ce pays (dont on a effacé la dette il y a 60 ans).
Réponse de le 08/10/2015 à 23:18 :
Ce "boulet" a réussi à vaincre la France, première puissance mondiale de l'époque, en quelques mois en 1940. Et qui s'est redressé en quelques années après la chute du mur de Berlin et est devenu 1ère puissance européenne... C'est beaucoup pour un soit-disant "boulet" non ?
Réponse de le 09/10/2015 à 0:38 :
Si on étudie bien les chiffres publiés, la consommation allemande et les importations augmentent, mais visant plus les pays hors zone euro. Il faut en conclure qu'il y a un problème avec soit la qualité soit le prix des produits offerts par les autres pays de la zone euro.
a écrit le 08/10/2015 à 20:01 :
De raisonnement fallacieux en raisonnement fallacieux, on va finir par glorifier le dispositif français pour son aptitude à créer du chômage et des déficits en tous genre. C'est à en tomber de la tribune. La seule chose qui soit vraie, c'est que la DB a une position un peu trop prépondérante, comme Wolfsburg. On se souvient de Merkel organisant une party à la Chancellerie pour l'anniversaire d'Ackermann. Mais ceux d'ici ont plus de leçons à prendre là-bas qu'à en y donner, et la presse devrait montrer la voie.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:29 :
oui c'est un complot, un sabotage contre le made in Germany et la pseudo Deutsche Qualität.
a écrit le 08/10/2015 à 19:48 :
@ Romaric Godin
Toujours surpris de voir des analyses réalistes sur un site à vocation économique, et en une, pas dans les "opinions".
Bravo pour votre travail.
On souhaiterait vous voir alterner avac D. Seux sur France Inter, question de pluralisme (pluralisme qui, certes devraient offrir plus que deux analyses, mais actuellement, il y a un monopole...)
Réponse de le 08/10/2015 à 21:19 :
Eh oui, on sait. Merci de votre remarque tres pertinente. La demande a ete faite pour que R Godin puisse répondre sur France Inter (service public!! ) mais pour l instant sans réponse. Merci!!
a écrit le 08/10/2015 à 19:34 :
Les français sont certes des experts en question de réforme et de flexibilité.
Je crois que les allemands n'ont pas besoin des conseils
a écrit le 08/10/2015 à 19:17 :
L'Allemagne n'existe pas pour prendre à sa charge les fonctionnaires et assistés français.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:50 :
la France et les autres pays européens n'existent pas pour prendre en charge les migrants que l'Allemagne a fait venir et dont elle ne souhaite que garder une partie (les plus diplômés sans doute) .
a écrit le 08/10/2015 à 19:07 :
Très bon article, certes la France devrait elle aussi se réformer mais l'Allemagne a une grosse part de responsabilité dans la crise que traverse actuellement les pays de la zone Euro. Et ce n'est pas en faisant venir des millions de migrants pour profiter d'une main d'oeuvre pas chère que les choses vont s'arranger.
Réponse de le 08/10/2015 à 19:30 :
Voir la moindre responsabilité à l'Allemagne dans la crise de la zone € relève de la plus mauvaise foi. Il n'y a d'ailleurs pas de crise de l'€ mais une crise de la dette excessive de certains de ses membres. Peu ou prou les pays qui appliquent une gestion rigoureuse s'en sortent, l'Espagne et le Portugal se redressent, même l'Italie depuis qu'elle s'est décidée à prendre le taureau par les cornes et se réformer semble aller mieux.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:07 :
bah non, il n'y a pas de crise en Europe, juste quelques dizaines de millions de chômeurs, une croissance en berne depuis plusieurs années mais à part ça, tout va bien. L'Allemagne a moins de chômeurs et peu de déficit que le reste de la zone Euro parce qu'elle a la démographie la plus faible au monde !
Réponse de le 09/10/2015 à 9:46 :
@@bruno : le chômage diminue rapidement en Espagne, il diminue en Italie, au Portugal, et même en Grèce. Il n'y a guère qu'en France qu'il résiste et même continue à croître. Confirmation que le modèle économique et social français n'est décidément pas viable.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:17 :
Chômage (mois d'avril) en Espagne = env. 23 %, 13 % au Portugal, Italie = 12,4 %, Grèce = 25.6 % . Naturellement ce sont des chiffres officiels. Tout le monde sait très bien que ces chiffres ne concernent que la partie visible de l'iceberg. Alors que l'Allemagne aurait pu investir dans ces pays en difficultés au lieu de vouloir leur imposer un quota de migrants.
a écrit le 08/10/2015 à 18:59 :
7.5 milliards de depreciations d'actifs sur un bilan de 1700 milliards d'€ ???????Il faut etre serrieux un peu et pas faire passer ses sentiments personnel avant la raison et la rationnalité !La SG en France en 2008 a perdu 50 milliards et s'en est trés bien remise et c'est un poids plume face à la banque allemande .Les excedents allemands sont le fruit de leurs travail et de leurs choix interne qui ne regarde personne d'autre qu'eux .L'Europe de toute façon ne peu rien y faire et ne voudra rien y faire ,et c'est oublier l'influence de l'Allemagne dans les pays du nord et les pays de l'est de l'Europe !Que la France agisse dans le sens de ce que les allemands ont fait si elle en a la volonté ou l'envie, voire les moyens .La solidarité européenne n'existe pas .L'€ et les taux d'interets sont les meme pour tout le monde et la competition est libre et non faussée Y COMPRIS ENTRE LES ENTREPRISES D UN MEME PAYS ...................De toutes façons vous n'empecherez jamais les européens qui le veulent y compris les français, meme si on menait une énorme cabale contre les allemands ,d'acheter les produits allemands !Ceux qui achetent des voitures allemandes n'ont que faire des opinions des uns et des autres ;
a écrit le 08/10/2015 à 18:47 :
Mr Godin,

vous souhaitez écrire des articles sur les déséquilibres financier et monétaire de la zone euro, c'est très bien... Vos articles durant la crise grecque étaient très intéressants. Peut-être sa conclusion (jusqu'à sa prochaine résurgence...) vous a laissé un gout d'inachevé; mais de la à prendre des situations sans le moindre rapport pour nous expliquer que c'est encore et toujours la faute de la balance commerciale allemande, c'est un peu fort.

Non, le scandale Volkswagen n'a rien à voir avec le dogme allemand du surplus commerciale. Toute entreprise au monde veut réduire ses couts, augmenter ses parts de marché, ses bénéfices. Tout comme les très bonnes performances de Toyota à l'international depuis plus de 10 ans ne sont pas dus au fameux dogme japonais du surplus commerciale!
Quant à Deutsche Bank, de même il manque quelques étapes pour passer de:
mauvais bilan de Deutsche Bank + surplus commerciale allemand -> mauvais bilan de Deutsche Bank dû au surplus commerciale allemand.

Article baclé.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:58 :
à vous lire, on pourrait croire que tricher est normal. Vendre de la viande de cheval à la place de la viande de boeuf en trompant le consommateur était aussi dans le but d'augmenter les bénéfices. Est-ce que le business doit prévaloir sur la santé publique, l'environnement? je ne le pense pas et vous non plus j'espère.
a écrit le 08/10/2015 à 18:42 :
Hollande na t-il pas promis la séparation de la banque d'affaires et de la banque de dépôt ??? j'attends et ne vois rien venir ... sauf des amendes colossales sur nos banques tellement plus géniales que nos voisines allemandes !
a écrit le 08/10/2015 à 18:38 :
Volkswagen a triché avec les moteurs diesel, c'est pourquoi il faut une réforme fiscale d'envergure en Allemagne. C'est limpide, au moins pour Romaric Godin.
Réponse de le 08/10/2015 à 19:35 :
VW a triché avec UN de ses moteurs diesel, il faut donc une hausse des taxes sur le gazole en France. Quitte à tuer la filière d'excellence du Diesel des constructeurs français et sans qu'il y ait la moindre preuve de la nocivité d'un moteur Diesel d'un moteur respectant sans trucage les normes Euro 5 ou 6. Ca c'est la logique limpide française.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:25 :
il n'y a pas juste un moteur de concerné mais plusieurs (2.0tdi + 1.6 tdi). Au total ce sont 11 millions de clients qui ont été trompé. Aux USA, VW mettait en avant dans sa communication le clean diesel. Entre optimiser et tricher, il y a une grosse différence. Renault ou PSA ont optimisé leur voitures alors que VW/AUDI/SKODA/SEAT a délibérément triché. On espère que nos constructeurs français profiteront de la tricherie du groupe VW pour augmenter leurs parts de marché. Ce n'est pas le groupe VW/AUDI/SKODA/SEAT, qui n'a AUCUNE usine d'assemblage ni centre de recherche en France, qui va aider à faire baisser le chômage en France. Et les éventuelles sous-traitants français collaborant avec VW se trouvent principalement proche des usines pour répondre à une demande en flux tendue !
Réponse de le 09/10/2015 à 9:44 :
le 1.6 et le 2.0 TDI sont des variantes du même moteur. Et je voudrais être sûr que PSA et Renault, qui ont utilisé et utilisent encore le même système d'injection Bosch que VAG n'ont pas triché. Reste qu'en saisissant le prétexte de l'affaire VW pour augmenter fortement la fiscalité du gazole sans d'ailleurs baisser d'autant celle de l'essence (alors que les volumes servis de gazole sont bien plus importants que ceux d'essence, autrement dit c'est une augmentation d'impôts) c'est PSA et Renault qui vont trinquer. Seule consolation, cette décision éventuelle va favoriser l'agroéthanol, qui coûte environ 0,70€ par litre, donc les ventes de voitures Flexfuel qui ont un coût de revient carburant comparable à un Diesel. Ca tombe bien car le seul constructeur généraliste qui en commercialise encore en France est VW... avec la Golf.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:15 :
Tous les moteurs diesel polluent sur la rue plus que ce que montrent les tests sur banc à rouleaux. La largesse des autorités de contrôle prendra probablement fin avec l'affaire Volkswagen et cela donnera un sale coup à tous les constructeurs de diesel. C'est pourquoi ils font profil bas en ce moment.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:24 :
décidément, même quand vos amis allemands de VW se font prendre la main dans le sac en avouant la tromperie, vous essayez encore de minimiser leur tricherie en faisant croire que les constructeurs français ont fait la même chose que VW. En attendant, c'est surtout VW qui va trinquer et cela risque de leur coûter très très cher.
a écrit le 08/10/2015 à 18:30 :
Ceux qui n'apprécient que modérément les textes de Romaric Godin doivent au moins convenir qu'on y découvre un point de vue plus original que ce qu'on lit partout, avec des réalités pertinentes curieusement dissimulées ailleurs. Ici on a éclairage qui tranche avec la vulgate germano-maniaque et obsessionnelle qu'on nous récite à l'envi depuis quelques années. L'avenir risque malheureusement de lui donner en partie raison.
Réponse de le 08/10/2015 à 19:07 :
Si l'on accepte d'écrire n'importe quoi, c'est facile d'être original.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:38 :
avec la démographie la plus faible au monde (pas besoin d'investir dans les écoles, crèches et infrastructures), en pratiquant le dumping social et en trichant, c'est plus facile d'être en tête d'une zone Euro moribonde.
a écrit le 08/10/2015 à 18:30 :
Il faut aussi noter que les allemands pratiquent le patriotisme économique, c'est pour cela que leurs excédents commerciaux sont aussi importants. Ils exportent énormément mais achètent peu aux autres pays de la zone Euro. Les déficits de la France sont les excédents de l'Allemagne. Faut acheter français si nous ne souhaitons pas qu'un jour notre industrie disparaissent entièrement au profit des allemands. Vous ne verrez sans doute jamais voir la police allemande rouler en Renault ou Peugeot alors qu'en France, on achète des Ford (made in Germany) ou même des Volkswagen (!)
Réponse de le 08/10/2015 à 19:06 :
Premier client des exportations françaises: L'Allemagne.
Réponse de le 08/10/2015 à 21:13 :
on a déficit de plusieurs dizaine de milliards d'euros chaque année avec l'Allemagne et ils sont 15 millions d'habitants de plus que nous, réfléchissez un peu avant de commenter...
Réponse de le 09/10/2015 à 9:26 :
@Arf: C'est le commerce qui crée la richesse, pas le protectionnisme. Ce qu'ont très bien compris les allemands mais pas vous visiblement.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:07 :
ce que vous n'avez pas compris c'est que l'Allemagne pratique le patriotisme économique tout en faisant du commerce.
a écrit le 08/10/2015 à 18:25 :
L'Allemagne est également opportuniste car absente ou pratiquement absente dans les conflits, notamment de lutte contre l'E.I.
Elle vit comme un petit pays neutre (cf Suisse) sur le plan de l'engagement direct à l'international sauf à dire qu'étant dans l'Union Européenne elle fait entendre sa voix.
C'est un peu facile de se cacher derrière son passé déjà lointain , sa contribution aux opérations militaires approuvées par l'Europe devrait en être d'autant plus importante dans leurs financements.
Sa réforme doit aussi être sur ce plan.
Réponse de le 08/10/2015 à 18:58 :
tout à fait mais quand il s'agit de vendre des armes de guerre, ils sont parmi les premiers mondiaux. La, leur passé nazi ne les empêche pas de les vendre. Vendre des armes c'est bon pour l'export, participer à une guerre creuse les déficits (la France n'a que le faire). L'Allemagne c'est le clandestin de l'Europe, ce pays ne protège que ses propres intérêts et n'a aucune vision européenne.
a écrit le 08/10/2015 à 18:24 :
Quand je lis cet article j'ai honte d'être français. On sent le complexe d'infériorité, la volonté de revanche, et la mesquinerie. Quel rapport entre VW et la DB? L'Allemagne a trop de vertu mais la France a trop de vice alors.... La France ne produit plus grand chose de qualité. Même son pinard est douteux dans bien des cas. Le jour où les Allemands cesseront de cautionner la dette française, ce sera la fin des illusions . Ce pays qui ne sait que critiquer et juger les autres mordra la poussière avec une violence inattendue. Tout les dogmes mensongers sur lesquels repose la "modèle" français exploseront ( modèle jamais imité d'ailleurs )
Réponse de le 08/10/2015 à 19:05 :
Markus (un prénom allemand), êtes-vous français ou franco-allemand? Parce qu'en lisant vos différents commentaires sur LT, vous ne cessez de dénigrer la France... c'est très étrange !
Réponse de le 09/10/2015 à 12:55 :
"Quand je lis cet article, j'ai honte d'être français".

Je partage le même sentiment que vous, Markus.
Moi-même, franco-allemand, ça commence à devenir exaspérant à force!

Bien sûr que la France et les français ne savent que critiquer : mais quand on réussit on est voué à être critiqué par les uns et les autres...
Je suis bien déçu par cette attitude! Nous n'avons pas de leçon à donner à la France, car nous aussi avons nos défauts et tout n'est pas rose en Allemagne. Il faut bien rester lucide tout de même!

Mais pourquoi les français passent-ils leur temps à râler, jalouser et pleurnicher sur les autres? La France a ses qualités, mais sa population les voient-elle [encore]? Je suis fonctionnaire en France et il faut le dire, la fonction publique française n'a rien à envier à l'allemande, par exemple!

Quand je lis comment les gens attaquent VW et disent "haha le made in Germany", qu'ils attendent de voir si les mensonges de tricherie se découvrent chez les cosntructeurs français ou anglais ...
Réponse de le 09/10/2015 à 14:04 :
on dirait que vous vous sentez plus allemand que franco même en changeant de pseudo.
a écrit le 08/10/2015 à 18:19 :
@ BONJOUR ! quand allons nous avoir des informations un peu plus fraiches d'avance merci ! désolé....
a écrit le 08/10/2015 à 18:14 :
la France est entourée de boulets : déclin démographique au Sud et à l'Est, crise des PIIGS, déséquilibres teutons (démo., sous consommation, sous investissement, banques mal en point semble t-il, inégalités croissantes...), paradis fiscaux, montagnes de dettes du UK...
Réponse de le 08/10/2015 à 18:25 :
Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.
Réponse de le 08/10/2015 à 18:45 :
+1
a écrit le 08/10/2015 à 18:10 :
On croit rever. Voici un trotskise qui vient donner des lecons a l'Allemagne! romaric nous a vante les merites de Tsypras en Grece (avec les resultats que l'on connait) et maintenant il vole au secours d'Angela, pour lui prodiguer ses conseils en matiere d'economie. C'est a hurler de rire.

La seule lecon que peut vraiment nous donner Romaric, c'est effectivement comment depenser un tas d'or. Pour depenser l'argent des autres, il est competent et toujours partant.

Laissons Romaric divaguer, il ne fait guere de mal
a écrit le 08/10/2015 à 17:32 :
Cher monsieur,

Allons au bout du raisonnement, c'est l'€ qui n'est pas viable ...

Une population qui épargne parce qu'elle vieillit aura naturellement tendance à renforcer sa monnaie, d'autant plus quand on peut exporter de qualité qui sont demandés dans le monde entier.
Réponse de le 09/10/2015 à 9:48 :
Une monnaie pour plusieurs politiques économiques, ce n'est évidemment pas viable. Mais il y a beaucoup plus à gagner à avancer vers une grande unité (fédérale et démocratique) qu'à revenir à un tas de confettis.
a écrit le 08/10/2015 à 17:28 :
nous avons ,en France les banques les plus sures au monde,nos constructeurs auto ne trichent pas ,eux.le modèle allemand est Kaput!le modèle français doit le remplacer en europe!
a écrit le 08/10/2015 à 17:24 :
Et la France, c'est le risque bancaire de ses banques d'affaires avec les déficits récurrents du commerce extérieur et de la balance des paiements payés par les excédents allemands qui les compensent dans l'Eurosystem Target. Est-ce vraiment mieux?? Vous prendrez bien quelques millions de "migrants" en plus, histoire de creuser vos déficits? Voilà une idée qu'elle est bonne!
a écrit le 08/10/2015 à 16:31 :
Romaric Godin, c'est vraiment la paille et la poutre. Les 7,6 milliards d'€ de la Deutsche Bank (valeur 2015) c'est peanuts face au Crédit Lyonnais banque bras armé de l'état dans les années 90 et à peine plus que la perte causée à la Générale par le seul Jérôme Kerviel. Volkswagen a triché, j'aimerais être sûr que PSA et Renault n'en ont pas fait autant, les voitures du groupe VW n'en restent pas moins excellentes... et VW est peut être le seul groupe automobile (avec peut être Toyota) au monde à avoir les reins assez solides pour surmonter une telle crise ; si c'était arrivé à GM ou à Ford (sans parler de PSA et Renault) ces entreprises couleraient probablement à pic.
Un pays qui produit des excédents (commerciaux ou budgétaires) a des marges de manoeuvre et des alternatives de politiques économiques, un pays qui accumule les déficits n'en a aucune...
Réponse de le 08/10/2015 à 17:47 :
N'oubliez pas les aventuriers de la BNP qui prêtent à P. Drahi comme le Lyonnais l'avait fait par le passé pour Tapie.
Réponse de le 08/10/2015 à 18:50 :
c'est tout de même drôle de voir un constructeur allemand qui surfe une image de qualité (pas tellement justifié d'ailleurs) tricher volontairement pour économiser 300 euros et flouer ainsi des millions de clients. Rien que le slogan "das Auto" révèle d'un ego surdimensionné. Des années durant, les allemands ont craché sur la Grèce, les traitants de tricheurs, les autres pays du Sud, le fameux Club Med (Italie, Espagne, France...) de fainéants. Dorénavant, on se rend compte que les allemands si prompts à donner des leçons aux autres sont exactement pareils que ceux qu'ils fustigent. C'est l'arroseur arrosé et c'est très comique.
Réponse de le 08/10/2015 à 19:58 :
@Georges ah oui, Drahi... je l'avais oublié, celui-ci. Il est vrai qu'il est en train de nous préparer un joli crash.
@@bruno : la triche de VW est inexcusable, reste que VW sait quand même transformer le plomb en or ; exemple Seat, qui n'était dans les années 80 qu'un assembleur de Fiat sous licence et en très grande difficulté et que VW a transformé en une véritable marque offrant une gamme très séduisante, idem pour Skoda qui n'avait en 1990 qu'une gamme réduite à un seul modèle complètement obsolète et qui est devenu un constructeur ayant une vaste gamme superbe, très bien placée en prix-performance et qui remporte un grand succès (et dégage un plantureux bénéfice), alors que Renault avait seulement proposé au début des années 90 à Skoda de devenir simple assembleur de la Renault 19 Chamade... Renault s'est bien gardé de reproduire la même erreur pour reprendre Dacia avec le succès que l'on sait.
Réponse de le 08/10/2015 à 23:35 :
Le problème c'est que les 4 marques du groupe s'auto cannibalise. Une Skoda coûte moins qu'une VW mais à la même plateforme, le même moteur, la même finition et le design diffère peu (Octavia/Passat). Alors le client hésite entre une Skoda et une VW. L'autre souci c'est que le groupe VW enregistre des ventes en baisse depuis plusieurs mois d'affilée déjà sur plusieurs continents (Asie, Amérique, Russie) et les marges de la marque VW sont minimes (2.7 %). Seat n'enregistre que des maigres bénéfices depuis peu. Le scandale VW va accentuer encore plus la pression sur ce groupe qui était déjà en déclin depuis quelques temps. VW jouit d'une image de qualité qui date des années 90 et qui a été entretenu grâce à un habile marketing. Mais dans les faits, les VW ne sont que moyennement fiables et leurs prix élevés ne sont pas vraiment justifiés. A contrario, Renault va augmenter ses ventes (Chine, Inde, Europe), grâce à une gamme renouvelée, dont l'esthétique est agréable et dont la fiabilité actuelle est meilleure que celle de VW à des prix inférieurs, seule la finition intérieure laisse encore un peu à désirer.
Réponse de le 09/10/2015 à 8:57 :
@ Bruno_bd: "Les 7,6 milliards d'€ de la Deutsche Bank (valeur 2015) c'est peanuts face au Crédit Lyonnais"..... 7,6 milliards d'euros c'est ce que veux bien déclarer officiellement Deutsche Bank. Mais vous pouvez être certain que la DEPRECIATION concerne bien plus d'actifs que cela. Quand on voit des industries allemandes comme VW tricher de manière si déhonteuse, alors vous pensez bien ce qui se passe dans les coulisses d'une banque d'investissement, qui a spéculé (et specule encore) dans la jungle de la finance prédatrice. Les Germanolâtres en tout bord n'ont qu'a bien se tenir, car l'atterissage de la "vertueuse économie excédentaire allemande sera semblable à celle du vol de la "German wings". Mieux vaut donc, pour qui n'est pas encore complètement lobotomisé, ne pas être passager de cet avion là. Il faut reconnaitre que l'idée et la nation allemande sont guidé par deux points cardineaux: Le conformisme et le perfectionisme. Avec cela, on créait soit les meilleurs "ingénieurs"....mais aussi les meilleurs "assassins". L'histoire parle d'elle-même, libre à chacun de ne pas en faire l'analyse ou de se voiler la face en toute connaissance de cause.
Réponse de le 09/10/2015 à 9:55 :
@@bruno : si un client hésite entre une VW, une Skoda et même une Audi (il n'y a pas une si grande différence d'agrément entre les 3... une partie des Audi est même construite chez Seat en Espagne), il ne va pas ailleurs puisque de toutes façons il trouvera dans l'une des marques un modèle présentant bien, ne faisant pas low-cost et qui conviendra à son budget. Après, c'est vrai, il n'y a plus guère, les équipementiers étant communs à tous les constructeurs, de différence de qualité entre les voitures, les plus fiables étant désormais les plus simples comme les Dacia. Reste qu'avec Skoda, VW a réussi un coup de maître (c'est d'ailleurs sa marque généraliste sur laquelle il réalise ses meilleures marges)... mais c'est vrai aussi de Dacia pour Renault.
Réponse de le 09/10/2015 à 10:40 :
VW a réussi un beau coup avec Skoda, mais en même temps les prix ont bien augmentés et Skoda concurrence dorénavant les VW surtout. VW a raté le coche des SUV urbains (genre Renault Captur) en Europe et en Chine, les gros SUV.aux USA. VW n'a pas su créer un modèle low cost (comme Dacia) pour les pays émergents. VW n'a pas su faire un moteur diesel économiquement viable et fiable sans installer un logiciel truqueur.
a écrit le 08/10/2015 à 16:16 :
Je crois que les français, y compris les médias français sont très mal placé pour donner des leçons aux Allemands.
Faites déjà de l'ordre en France et après on va voir, c'est juste une question de crédibilité.
Voilà un article très intéressant qu'aucun média français a trouvé nécessaire à transmettre au lecteur:
http://www.handelsblatt.com/unternehmen/handel-konsumgueter/neuer-personalchef-der-pruegelknabe-von-air-france-wird-abgeloest/12420244.html
Réponse de le 09/10/2015 à 9:08 :
@Bravo: "Je crois que les français, y compris les médias français sont très mal placé pour donner des leçons aux Allemands. ".... 1) charité bien ordonnée commence par soit même.... et 2) Le conformisme et la rigeur sont peut-être le life motif de la nation allemande, mais ne sont en aucun cas des vertues universelles. Les allemands recevront donc ce qu'ils ont semmé, comme tout en chacun d'ailleur... pas d'exception possible, mais pour la "race" supérieure. ABE à tous les germanolâtres.

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