Référendum en Grèce : le non toujours majoritaire, mais en baisse

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Le oui au référendum grec progresse mais reste encore largement minoritaire d'après les sondages. (Photo: manifestation en faveur du oui, à Athènes, devant le Parlement, le 30 juin 2015
Le oui au référendum grec progresse mais reste encore largement minoritaire d'après les sondages. (Photo: manifestation en faveur du oui, à Athènes, devant le Parlement, le 30 juin 2015 (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
L'entrée en vigueur de mesures restrictives pour les Grecs (fermeture des banques, plafonnement des retraits...) auraient réduit le nombre de partisans au non, d'après un institut de sondage. Le oui ne récolte toutefois que 33% des suffrages...

Le "non" l'emporterait dimanche en Grèce au référendum pour ou contre les propositions des créanciers avec 54% des voix contre 33% pour le "oui", selon un sondage publié mercredi qui souligne que l'écart s'est réduit depuis la fermeture des banques.

L'enquête a été réalisée par l'institut ProRata pour le quotidien Efimerida Ton Synatkton sur plusieurs jours, étalés avant et après l'annonce des mesures de contrôle des capitaux qui ont contraint les banques à fermer et plafonné les retraits journaliers aux distributeurs automatiques. Elle permet donc d'avoir une idée de l'impact sur l'électorat de ces mesures entrées en vigueur lundi matin.

Onze points de moins

Alors que le "non", préconisé par le gouvernement d'Alexis Tsipras, était crédité de 57% des intentions de vote auprès des personnes qui ont été interrogées avant les mesures de contrôle des capitaux, il est passé à 46% auprès des personnes de l'échantillon interrogées par la suite, précise l'institut.

Dans le même temps, la part de partisans du "oui" a progressé de 30 à 37%. Quand 13% des personnes interrogées ne se prononçaient pas avant, elles sont désormais 17%.

Une question

Les Grecs sont appelés dimanche à répondre à la question: "Est-ce que la proposition soumise par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin 2015, qui consiste en deux parties qui forment ensemble leur proposition globale, devrait être acceptée ?"

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Commentaires
a écrit le 02/07/2015 à 17:20 :
Et bien nous allons enfin voir la réalité européenne. Pour une affaire de 2 milliards (qu’est-ce que 2 milliard à l’échelle de l’Europe ?) Je ne veux pas croire qu’on n’arrive pas à un accord .Quand on pense que la BCE crée jusqu’en 2016 , 1100 milliards d’euros à disposition des banques. On voit bien que toute cette affaire ne repose sur aucune réalité tangible, mais sur un rapport de force entre organismes de direction européenne et un état contestataire qui n’accepte plus de se soumettre.
Si la Grèce fait défaut et sort de l’Europe, elle en subira certes les conséquences, mais l’avenir de l’Europe est alors directement impacté par perte de crédibilité aux yeux du monde. Alors qu’il y a moyen de permettre à ce pays de se remettre à flots, sans conséquences désastreuses pour l’économie européenne.
Le gouvernement Tsipras, n’est pas responsable de la situation du pays. Les différents prêts accordés depuis 2010 ont servi essentiellement a rembourser les créanciers en aucun cas le citoyen grec n’en a profité .Comment ne pas comprendre qu’une majorité en ai ras le bol d’être saignés.
Nous assistons à un bras de fer entre 2 visions de l’Europe. La vision démocratique et humaniste de Tsipras et celle purement financière du maitre de l’Europe allemand.
L'Europe libérale dans toute sa splendeur : inhumaine, antisociale et anti-démocratique.
Réponse de le 02/07/2015 à 23:15 :
Ce que vous appelez "démocratique et humaniste", ça veut dire : j'ai proposé à un peuple d'être financé par les 19 autres ?? On pourrait aussi faire un référendum " voulez-vous financer à fond perdu les dépenses de Tsipras, où préférez vous que l'on cesse de les financer avec vos impôts, quitte à ce que les grecs se retrouvent hors de la zone euro !!??? Je crois que la démocratie de 19 pays va faire mal au e !!!
Réponse de le 03/07/2015 à 22:23 :
@la chocolaterie qui trolle Voyons révisons, la FRANCE a perdu entre 7 et 9 milliards annuels depuis annuels 10 ans pour financer l'élargissement à l'est de Union européenne qui la ruine et pour servir les seuls intérêts atlantistes d'une 'Europe entretenue dans la division par Washington et ceci à la seule fin de la séparer des russes en même temps que lui fourguer le TAFTA.. Vous voulez bien répéter à l'aune de cet ..éclairage ..??
Réponse de le 04/07/2015 à 8:03 :
@la chocolaterie
Je préfère que mes impôts servent à des projets humanistes. Cela dit si on permet à la Grèce d’étaler sa dette, il est bien évident qu’il faudra que Tsipras modifie en profondeur le « way of life » grec.
L’effort doit être fait par ceux des grecs qui le peuvent et qui pour le moment, échappent a l’impôt : Imposition pour tous, pas uniquement le citoyen lambda, Autre piste Obligation de payer par moyen permettant un contrôle de la circulation monétaire…Bref, relancer la machine sérieusement sans pénaliser les plus fragiles c’est possible .
a écrit le 01/07/2015 à 22:14 :
Question 1, toujours sans réponse, qu'est-ce qui a bien pu, impérieusement, forcer, contraint, obligé, la Grèce, pays à l'économie somme toute assez modeste, à empiler une telle dette durant toutes ces décennies? Question 2, dans un pays démocratique, comment est-il possible d'arriver à forcer des dirigeants, quand même pas tous irresponsables, on l'espère, à emprunter sans retenue d'une façon aussi suicidaire, sachant qu'à long terme cela plongerait leur pays, qu'ils doivent pourtant aimer, à plus ou moins long terme, dans le terrible marasme dans lequel il se débat actuellement. Pas le seul dira-t-on, c'est vrai, mais c'est comme chez les animaux de somme, un chameau peut supporter une charge qui écraserait un âne.
Réponse de le 02/07/2015 à 13:22 :
@hmr: question 1: si on te donne de l'argent, est-ce que tu le refuses ? question 2: la Grèce est une ploutocratie. L'église et les armateurs par exemple s'enrichissent sans jamais payer de taxes ou impôts. On fait donc croire à la plèbe qu'elle a son mot à dire, alors qu'en réalité ce n'est qu'une illusion de démocratie :-)
a écrit le 01/07/2015 à 16:35 :
La bataille des Thermopyles ,c'est le moment de vérité .Un non massif et 300 font vaciller l'empire.Ca c'est rentrer dans l'histoire.Et Tsipras rentrera dans l'histoire comme celui qui a dit NON.Sinon s'il joue le jeu il ne sera qu'un politicien de plus oublié par l'histoire.
a écrit le 01/07/2015 à 15:19 :
beau coup de stratégie à étudier par... le gouvernement français qui va en avoir besoin!
a écrit le 01/07/2015 à 14:02 :
Qu'est-ce que c'est que ce charabia ? La question qui devrait être posée est simple: voulez-vous oui ou non demeurer dans l'UE :-)
a écrit le 01/07/2015 à 10:43 :
La stratégie de Tsipras est trop élaborée pour qu elle soit réelle il fait donc du coup par coup avec beaucoup d intelligence , mais en face ils sont plusieurs et tout aussi intelligents . S il n a plus d atout non encore sorti de sa manche il perdra et sera évincé , dommage la suite de la partie aurait été édifiante pour ceux qui vont souffrir en Europe .
a écrit le 01/07/2015 à 10:42 :
Sondage en complete contradiction avec deux autres sondages effectués lundi, qui montraient une nette majorité pour le oui. Moralité, c'est le flou total.
Réponse de le 01/07/2015 à 15:43 :
Il n'y a jamais eu de sondages en faveur du OUI. Tous les sondages publiés ces derniers jours montrent le NON clairement devant.
a écrit le 01/07/2015 à 9:38 :
Certains forumeurs persistent dans une logique qui ne marche pas avec les grecs : LA PEUR. Les grecs ont leur avenir en mains, il n'y a aucune raison d'avoir peur. Ils sont préparé depuis des mois, des années même. Plus de 100 milliards d'€ circulent et sont stocké, et même si des liquidités en € devait manquer, il y a des solutions de remplacements, aucun pays ne peut être asphyxié, isolé une fois qu'il prend les rênes de son destin. Faire marche arrière, c’est être amené petit à petit à l’esclavage pour toujours.
Réponse de le 01/07/2015 à 17:24 :
Ah bon à vous lire la pauvreté n'existe pas en Grèce....s'il y a tant d'argent, c'est qu'il y a beaucoup d'egoistes qui ne veulent pas aider chomeurs et petits retraités. Sont vraiment méchants
a écrit le 01/07/2015 à 9:28 :
"Est-ce que la proposition soumise par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international lors de l'Eurogroupe du 25 juin 2015, qui consiste en deux parties qui forment ensemble leur proposition globale, devrait être acceptée ?"

Ils sont entrain de discuter d'un plan qui serait beaucoup plus favorable aux grecs, quelle idée alors de dire OUI au plan du 25 juin? Il faut au contraire dire NON pour donner une force plus importante au gouvernement grec d'obtenir un meilleur plan. Si le OUI devait l'emporter ou le NON ne pas être aussi évident, c'est clair que c'est les créanciers qui vont se l'approprier et feront moins de concessions aux grecs. Un NON franc obligera les créanciers à revoir leur copie et adoucir les angles.

Que les grecs ne fassent pas la bêtise de transformer ce referendum en autre chose que la question qui est posé.
Réponse de le 01/07/2015 à 10:45 :
@V_v: si accord il ya eu aujourd'hui, soit le referendum est annulé, soit son contenu change. Dixit varoufakis.
a écrit le 01/07/2015 à 9:19 :
Beaucoup de grecs pensent que le Non signifie la mise à niveau zéro des dettes de la Grèce: cela ne marche pas comme cela, et il est douteux que les créanciers en soient d'accord. On se rappelle les problèmes qu'a eu l'Argentine dans son objectif de couper les remboursements aux créanciers, appelés rapidement fonds vautour, sans leurs consentements. In fine, la Grèce peut s'en sortir sans payer, mais ne pourra pas trouver financements publics ou privés pendant une décennie. Il lui restera à dégager régulièrement des excédents, ou sortir de l'euro.
Réponse de le 01/07/2015 à 9:47 :
"In fine, la Grèce peut s'en sortir sans payer, mais ne pourra pas trouver financements publics ou privés pendant une décennie"

QUOI?? UNE DECENNIE !! Et moi partisan du NON, j'escomptais pour au moins 200 ans!! Allez hop les grecs votez tous NON et qu'on en finesse une bonne fois pour toute, c'est le premier juillet, l'heure des vacances maintenant, pas le temps discuter d'un accord avec ces créanciers?. Que Tsipras, Varoufakis arrêtent leur téléconférence et sortent dans la rue pour discuter avec le people et soutenir le NON.
Réponse de le 01/07/2015 à 10:48 :
V-v: dans le cas de l'Artrgentine, 15 ans apres elle n'a toujours ps acces au mrche. En fait c'est assez simple, en cas de defaut un pays est automatiquement coupé des marchés aussi longtemps que le pays en défaut ne tombe pas d'accord avec ses crediteurs. S'ajoute ensuite bien évidemment une longue periode de taux d'interet élevé.

un défaut oblige donc la Grece a dégager des budgets au minimum a l'equilibbre pendant de tresnombreuses annees. Donc maintenir un niveau d'austerité supérieur a aujourd'hui (snas compter la hausse dramatique du cout de la vie)
Réponse de le 01/07/2015 à 15:46 :
KidA, vous racontez, une fois de plus, n'importe quoi. L'argentine est retournée sur les marchés a peu pres 3 jours âpres son défaut, et son PIB s'est envolé suite au défaut : http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/05/03/down-argentina-way/?_r=0
a écrit le 01/07/2015 à 9:15 :
Ah c'est tellement joli de voir La Tribune en faisant campagne pour le "Oui" grec, en effet, très émouvant. Depuis Paris canicule, notre petite – mais néanmoins brave rédaction –s'acharne dans une lutte de mort pour récupérer (peut-être) tous les millions qu'elle avait prêté aux banques grecques. Nos amis journalistes en criant haut et fort "NON" vont-ils secouer les esprits du peuple grec, ce peuple qui lit quotidiennement (en français) notre bon journal économique ? espérons-le, continuez à dire "non" et "non" et "non", l'Olympe vous en remerciera un jour. :)
Réponse de le 01/07/2015 à 10:12 :
Ex-cel-lent, Mariah !
Réponse de le 01/07/2015 à 11:57 :
Vous avez été entendu Mariah il n y a plus que le oui oui et oui qui sont affichés.
a écrit le 01/07/2015 à 8:49 :
Il continu de faire les malins mais je crois que les grecs ne se rendent pas compte des conséquences

Tsipras leur a dit qu il n y avait une garantie absolue pour les dépôts les retraites et les comptes en banque
Discours de dimanche

Si les grecs refusent de réduire leur dépense l ELA sera débranché dès lundi
Et il s'en suivra une faillite des banques et un arrêt totale de l'économie

Depuis 40 ans ils votent pour des imbéciles mais cette fois Ca va leur coûter tres tres cher
Réponse de le 01/07/2015 à 9:26 :
@Polo
L'Eurogroupe ne prendra pas la décision de couper les vivres aux Banques grecques. Politiquement ce serait désastreux.
Réponse de le 01/07/2015 à 9:34 :
Il est vrai que nos dirigeants brillent par leur intelligence depuis 40 ans, avec une dette par habitant, en France, bien plus élevée qu'en Grèce.
Arrêtez de donner des leçons, on dirait Schauble!
a écrit le 01/07/2015 à 8:26 :
Pourquoi ce referendum? Cela coûte de l'argent et Tsipras ne fait qu'appliquer son programme alors pourquoi pousser le bouchon plus loin. Il a été élu démocratiquement et les Grecs doivent donc assumer. A moins que cela n'ai encore été un coup de poker...
a écrit le 01/07/2015 à 8:17 :
Si ça se confrime, dès lundi prochain il faudra complètement débrancher la Grèce, notamment en coupant l'ELA.
a écrit le 01/07/2015 à 8:08 :
Les grecs sont souverains. Ils décideront eux-mêmes de leur avenir.
Réponse de le 02/07/2015 à 23:08 :
Ok... mais seulement LEUR avenir !!! Pas celui des contribuables créanciers européens !!! Et ça inclus la Lituanie, la Pologne, le Portugal !!
En cas de majorité du NON, ils décideront de leur avenir, mais nous ne sommes pas obligés de le financer !!!

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