Réforme du pacte de stabilité : Paris et Berlin ignorent la demande de Rome
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L'Italie demande plus de souplesse sur le pacte de stabilité, pour augmenter ses dépenses publiques.
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L'Italie demande plus de souplesse sur le pacte de stabilité, pour augmenter ses dépenses publiques.
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Au deuxième jour d'une réunion des grands argentiers de l'Union Européenne consacrée en partie aux modifications du pacte de stabilité, l'Allemand Olaf Scholz, le Français Bruno Le Maire et le Néerlandais Wopke Hoekstra séchaient, se laissant représenter par leurs "lieutenants".
Lundi, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte avait pourtant appelé à "améliorer le pacte de stabilité" de l'UE, qui impose aux pays membres que leur déficit budgétaire ne dépasse pas les 3% du PIB et leur dette les 60% du PIB, alors que son pays espère davantage de souplesse de Bruxelles sur ses finances publiques.
Il a expliqué en substance que les ministres devaient consacrer leur "temps précieux" à d'autres sujets, tels que les investissements des pays membres de l'UE à l'échelle nationale mais aussi au niveau européen.
Après la réunion de samedi, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, a lui aussi montré très peu d'entrain pour entreprendre une réforme
Prévue de longue date, la discussion de samedi avait pour but d'explorer les façons de simplifier les règles. Les pays du Nord, menés par les Pays-Bas, accusent régulièrement la Commission européenne d'interpréter les règles de façon trop souple et de manquer de sévérité vis-à-vis de mauvais élèves, comme la France, l'Espagne ou l'Italie.
Le ministre italien des Finances Roberto Gualtieri a minimisé le fait que ses collègues des grands pays étaient représentés par des lieutenants pendant la discussion de samedi. "Nous sommes dans une phase préliminaire de la réflexion (...) C'était une discussion informelle", a-t-il dit, lors d'une conférence de presse après la réunion.
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A son arrivée à la réunion samedi, le ministre luxembourgeois, Pierre Gramegna, a quant à lui plaidé pour "améliorer les faiblesses du système". Le ministre autrichien par intérim, Eduard Müller, a quant à lui estimé qu'il "n'y avait pas de pression particulière" pour une réforme de fond en comble du système. Il a insisté sur le fait qu'il fallait "réfléchir soigneusement" avant une réforme et surtout veiller à ce que toute atteinte aux règles soit convenablement sanctionnée.
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