Royaume-Uni : l'inflation reste proche de zéro

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L'indice des prix était très attendu par les investisseurs qui, pour certains, espèrent qu'une hausse prochaine de l'inflation poussera la Banque d'Angleterre à relever son taux directeur.
L'indice des prix était très attendu par les investisseurs qui, pour certains, espèrent qu'une hausse prochaine de l'inflation poussera la Banque d'Angleterre à relever son taux directeur. (Crédits : Reuters)
Les prix ont augmenté de 0,1% outre-Manche sur un an. La vigueur actuelle de la livre sterling et la chute des cours du brut exercent une forte pression vers le bas sur l'inflation.

Après 0% au mois de juin, l'inflation britannique repart doucement. Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont légèrement augmenté à +0,1% au mois de juillet, selon des chiffres officiels publiés mardi 18 août par l'Office des statistiques nationales (ONS).

Les économistes interrogés par Reuters l'attendaient en moyenne à zéro, comme en juin. En avril, elle était devenue négative pour la première fois depuis 1960. Sur un mois, les prix à la consommation ont reculé de 0,2%, a précisé l'institut national de la statistique (ONS) contre un consensus des économistes qui voyaient ces prix inchangés.

L'inflation sous-jacente, qui exclut les éléments volatils comme l'énergie et le tabac, a elle accéléré à 1,2% contre 0,8% en juin, selon l'ONS.

Des soldes moins importants qu'en 2014

Cette accélération surprise, sans être le signe d'un grand changement selon les analystes, est due à des soldes d'été moins importants que l'année dernière sur l'habillement. Une baisse des prix de l'alimentation a en partie compensé ce ralentissement, selon l'ONS.

"Cette légère hausse est principalement due à l'habillement, avec des réductions moins importantes lors des soldes d'été par rapport à l'an dernier", a commenté Richard Campbell, directeur du département Prix à la consommation de l'ONS, alors que "les prix du fuel et des carburants ont continué de chuter et ont permis d'éviter une hausse plus forte de l'inflation".

 L'évolution des prix pourrait repasser dans le négatif

L'indice des prix était très attendu par les investisseurs qui, pour certains, espèrent qu'une hausse prochaine de l'inflation poussera la Banque d'Angleterre à relever son taux directeur. La vigueur actuelle de la livre sterling et les chute des cours du brut exercent une forte pression vers le bas sur l'inflation.

"L'inflation pourrait rester bien en deçà de l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre jusqu'en 2017", explique Scott Corfe du Centre pour la recherche économique (Cebr). "En conséquence, la politique monétaire souple devrait donc durer plus longtemps que prévu", conclut-il.

"Si l'on se projette dans l'avenir, l'ampleur de la chute des prix du pétrole fait penser que l'indice des prix à la consommation pourrait repasser en territoire négatif au cours des prochains mois", selon Samuel Tombs, économiste à Capital Economics.

(avec AFP et Reuters)

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a écrit le 18/08/2015 à 16:44 :
UK file vers une catastrophe annoncée. La "croissance" toute relative est uniquement faite par les taux de change et les ventes considérables d'entreprises. Le processus ne manquera pas de se poursuivre tant le pays est en retard. Le dernier classement Fortune fait apparaître ce recul pour les grandes entreprises par rapport à la France et l'Allemagne qui sont à l'égalité en masse avec une avance pour notre pays en nombre. Ainsi les différentes affirmations récentes sur l'extraction des gaz pourrait bien être le prélude à la vente de BP à Shell qui verrait l'anglais mieux valorisé et plus liquide. Il est probable que dans les assurances prudential avale Legal&General pour créer la première entreprise du monde devant AXA. A la suite Aviva ferait alliance avec Standard Life pour donner un numéro deux solide tout en replaçant UK sur la bonne trajectoire dans ce domaine. Il est certain également qu'il faudra trouver une solution pour BT dont les effectifs coûteux sont du double de ce qui est nécessaire bien que l'entreprise soit passée de 150 000 à 88 000. Vodafone devrait s'occuper de la reprise de l'ancien fleuron contre une tarification haute de l'Ofcom. dans le minerai Rio Tinto et Anglo American, empêchés de partir vers la Suisse ou ailleurs devraient tout aussi bien fusionner. Le chinois HSBC et le sud-africain Old Mutual, lassés de se faire plumer par les turpitudes anglaises devraient quan à eux prendre le large. Les mouvements dans le secteur laissent à penser que SSE et Centrica pourraient eux aussi s'allier. Quant à Sainsbury et Morrison les supermarchés, ils ne pourront survivre seuls alors qu'ils ne peuvent pas fusionner à causse de l'obligation de conserver 4 concurrents dans le pays (avec ASDA l'américain) tandis que le grand frère Tesco perd 9 milliards cette année. Evoquer les banques est un calvaire, toutes sont en recul. Par ailleurs il est fort probable que Airbus reprenne BAE et ses 36 000 employés de trop avant la fin de l'année tandis que GE, encore lui, semble attiré dans ses mouvements multiples par Rolls-Royce qui doit lui aussi trouver une solution. Il est possible de tout autant multiplier les questions s'agissant des engagements de prix offertes à EDF pour la construction de centrales nucléaires, qui ne peuvent être tenus qu'en confiant toute la distribution électrique du pays au français. S'agissant du tabac tout autant qui verrait Imperial et BAT tourner la page. ce qui est sûr c'est qu'il faudra trouver des solutions de remplacement et je ne sais quel Ministre a bien raison de vouloir soudain un fonds souverain de 100 milliards. Un grand chambardement et un changement d'époque. UK a une économie qui, comme sa reine, n'est plus très vaillante.
a écrit le 18/08/2015 à 15:34 :
Certes, le R-U a une croissance supérieure à celle de l'EU zone euro mais la valeur de la livre @ € 1.40 n'est pas logique dans la mesure ou le déficit est énorme et le déficit budgétaire bien supérieur à celui de nombreux états de la ZE. Quand la livre valait grosso modo € 1.15-20, cela semblait équitable mais à plus de 1.40...Mais bon, la GB assure son développement sur le prix de l'immobilier et des nombreuses banques de la city qui grâce a la politique de l'EU favorise la place de Londres...les anglais seraient stupides de quitter l'EU alors qu'ils ont un degré d 'indépendance et de liberté bien supérieur à celui des autres états....heureux anglais qui savent utiliser l'EU comme ils l'entendent et pauvres de nous qui avons Hollande comme président pour encore 2 ans.

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