"Treuhand" : les dessous de la réunification économique allemande

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(Crédits : Reuters/Fabrizio Bensch)
Trente ans après la réunification, plongée dans les coulisses d’une instance controversée, la "Treuhand", chargée de la privatisation de l’économie est-allemande.

1990. Dans le cadre du processus de réunification, l'Ouest prend les rênes du chantier d'harmonisation entre les deux territoires.

D'emblée, la totalité du patrimoine industriel est-allemand est transférée à une société publique, la "Treuhand", qui opère durant quatre ans. C'est le début d'une privatisation au pas de charge de l'économie entière de l'ex-RDA, soit environ 8.000 entreprises publiques, employant quelque 4 millions d'individus auxquels il faut offrir un nouvel avenir. À la tête de cette gigantesque holding publique, Birgit Breuel, membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), a suscité dithyrambes et critiques.

Après des décennies de silence, elle se livre sur cette épineuse transition, destinée à reconstruire un pays fracturé. Nourri de nombreux témoignages d'experts et de politiciens, ce documentaire éclaire les objectifs et les défis rencontrés par ce gigantesque organisme fiduciaire, ainsi que les conséquences de son action, qui se font toujours sentir aujourd'hui.

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Commentaires
a écrit le 28/07/2019 à 18:52 :
Une petite pensée aussi aux grands perdants de la réunification, les employés civils des Alliés à Berlin. (Environs 10.000 en 1989)
Malgré un accord passé avec la RFA, les syndicats et Berlin la plupart de ces employés civils n'ont pas retrouvé d'emplois (l'accord prévoyait que la ville de Berlin ferait de son mieux pour les réemployer).
Le taux de chômage à Berlin a longtemps approché les 20%
.
a écrit le 27/07/2019 à 11:11 :
Ce que je comprends du reportage, c'est que contrairement à la doctrine d'un marché libre et concurrentiel dont l'Europe fait l’apologie, l'Allemagne de l'ouest à réussi à brider la concurrence d'une Allemagne de l'Est libérée. La RDA a juste changé de maître.
Réponse de le 27/07/2019 à 12:50 :
Sous prétexte de réunification il s'est produit une privatisation sauvage des avoirs est allemands, doublée de l'exploitation d'une population ouvrière disposée à travailler dur pour des salaires bien moindres que ceux de l'Ouest.

Le "coût" de la réunification a également été répercuté sur les salaires de l'Ouest qui se sont retrouvés bloqués pendant plus de 10 ans et une réduction des prestations sociales (Lois Harz ).

La réunification explique pour les 3/4 le boom économique de l'Allemagne après les années 90.
Les industriels de l'ouest ont pu acquérir pour une bouchée de pain des usines, des terrains, des magasins, des infrastructures publiques. En même temps ils ont bénéficié d'une main d’œuvre germanophone, qualifiée, qui était ^prête à tout pour se payer autre chose qu'une Trabant et un poste en noir et blanc.

Lorsque l'UE s'est ouverte àl 'Est, l'Allemagne a disposé de centaines de milliers de représentants, ingénieurs, techniciens capables de prospecter dans les anciens pays du COMECOM et c'est comme cela que VW a profité à plein des marches locaux tant commerciaux que de ressources humaines.

Et pourtant, certains coins de la RDA ont clairement été oubliés de la redistribution, ils n'ont plus que les friches, les retraités et les aigris de l'Europe qui fournissent les contingents de l'Afd.
a écrit le 27/07/2019 à 9:39 :
"Fraudes,
chômage et dette"

"La Treuhand, office des privatisations de l'ex-RDA, vit ses dernières heures" https://www.lesechos.fr/1994/12/la-treuhand-office-des-privatisations-de-lex-rda-vit-ses-dernieres-heures-896307

Bienvenu en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.
Réponse de le 29/07/2019 à 11:19 :
L 'empire prévu pour durer mille ans cè´'était celui de l'oncle Adolf, tu confends !

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