Une inflation à 6,8%, une croissance au ralenti : le scénario noir de Bruxelles pour l'économie européenne
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La dette publique pourrait reculer cette année passant de 89,7% en 2022 à 87,1% en 2023.
Reuters
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La dette publique pourrait reculer cette année passant de 89,7% en 2022 à 87,1% en 2023.
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L'onde de choc de la guerre en Ukraine se propage à toute vitesse sur l'ensemble du Vieux continent. Après l'éclatement du conflit à la fin du mois de février, les indicateurs économiques n'ont cessé de se dégrader les uns après les autres. Après le FMI et l'OCDE, la Commission européenne a fortement révisé à la baisse ses prévisions de croissance européenne pour 2022 dévoilées ce lundi 16 mai, passant de 4% à 2,7%. S'agissant de 2023, Bruxelles a également dégradé son chiffre de croissance du PIB passant de 2,7% à 2,3%.
Après un plongeon vertigineux en 2020 au pic de la pandémie à -5,9%, l'économie européenne avait bien rebondi en 2021 à 5,4% avant de rentrer à nouveau dans une zone de fortes turbulences. Entre l'inflation galopante, la flambée des prix sur les marchés de l'énergie et ceux des matières premières, la remontée des taux annoncée par la banque centrale européenne (BCE) il y a quelques jours, l'horizon économique s'est considérablement assombri depuis l'hiver.
La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l'économie allemande. Les statisticiens de la Commission européenne ont détérioré leurs projections de croissance pour le PIB germanique de deux points à 1,6% en 2022 contre 3,6% le 10 février dernier. Il faut dire que l'économie outre-Rhin est fortement dépendante de l'énergie russe pour faire tourner son industrie.
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En outre, les difficultés d'approvisionnement ne cessent de peser sur l'industrie automobile, poids lourd du modèle économique allemand. Résultat, l'Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d'être le moteur économique de l'Europe cette année compte tenu de l'accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n'hésitent pas désormais à parler "d'homme malade" de l'Europe. Pour la coalition "feu tricolore" emmenée par Olaf Scholz (SPD), cette croissance ralentie pourrait fragiliser l'Allemagne de l'après "Merkel".
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