Découvrez le palmarès 2012 des entreprises où il fait "bon travailler"

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Quel est le point commun entre les filiales françaises de PepsiCo, Microsoft, Octo et Netapp? Ces entreprises arrivent en tête du palmarès 2012 des Best Workplaces, les entreprises où il fait bon travailler.

Jour de fête pour les 46 entreprises lauréates du palmarès 2012 des entreprises où il fait bon travailler. Pour la dixième année consécutive, Great Place to Work France a distingué celles qu'elle considère comme la crème de la crème des entreprises. Et la compétition fut rude, puisque 64 sociétés ont postulé dans la catégorie des "plus de 500 salariés", et 82 dans celle des "moins de 500 salariés". 

Verdict : PepsiCo France, Microsoft France et Mars Petcare & Food France trustent les trois premières places dans la catégorie "plus de 500 salariés", qui compte douze lauréats. Pour les entreprises de moins de 500 salariés, Octo, spécialiste du management, la société de stockage informatique Netapp France et le cabinet de conseil Accuracy se distinguent parmi 34 lauréats. "La tendance de ce palmarès est que 75% des entreprises récompensées emploient moins de 500 salariés, ce qui veut dire qu'avec la crise, les entreprises à taille humaine réussissent à tirer leur épingle du jeu", précise Patrick Dumoulin, le directeur général de Great Place to Work. Qui note également que malgré une année 2011 marquée par les difficultés économiques, la satisfaction des employés des entreprises concernées augmente de 2 à 3 points par rapport au classement 2011.

Une méthode éprouvée...

Le principe de sélection repose sur un dossier déposé par l'entreprise, une enquête via des questionnaires auprès des salariés, et un entretien avec la direction générale et les ressources humaines. Ainsi, Great Place to Work envoie à un échantillon représentatif de l'entreprise, sélectionné par ses soins, un questionnaire de 59 questions, divisé en trois thèmes : la confiance des salariés en leurs dirigeants, leur fierté vis-à-vis de leur entreprise, et l'ambiance de travail, notamment les rapports entre collègues.

Ainsi, sur l'ensemble des 46 lauréats, 87% des employés concernés estiment que "la direction gère l'entreprise de façon honnête et en respectant les règles éthiques", et 77% ont coché "oui" à la ligne du questionnaire qui stipule "c'est avec plaisir que je me rends au travail".

... mais des résultats à nuancer

Si le palmarès souligne effectivement les efforts des entreprises pour que leurs employés travaillent dans de bonnes conditions, le classement et ses résultats ne sont en rien représentatifs. Les 146 sociétés qui ont ouvert leurs portes à l'enquête ont elles-mêmes postulées pour y figurer. "Il y a en effet une démarche promotionnelle pour les entreprises, puisqu'elles espèrent que leurs efforts vont être récompensés par un prix qui améliorera leur image auprès de leurs clients et du grand public", admet Patrick Dumoulin. "Mais les entreprises ne maîtrisent rien dans le processus de sélection. Nous avons carte blanche, nous sélectionnons nous-même les employés qui reçoivent le test selon des critères de représentativité, et leurs réponses sont totalement anonymes", précise-t-il.

Le bon classement de certaines entreprises, comme McDonald's à la neuvième place (sixième en 2011), pose également question sur la pertinence des critères. Connue pour son incessant turn-over d'employés et des conditions de travail difficiles, le géant du fast-food capitalise sur sa gestion des employés qui réussissent à se fondre dans le "moule McDo". "L'excellent classement de McDonald's provient de sa politique très accommodante envers les étudiants, qui peuvent très bien concilier leurs études avec un travail temporaire.  Beaucoup d'entre eux, même diplômés, choisissent d'y rester, car McDonald's est l'une des entreprises où l'ascenseur social fonctionne le mieux. C'est pour cela que l'entreprise figure dans le classement pour la neuvième année consécutive", estime Patrick Dumoulin.

Des initiatives originales

Certaines entreprises se distinguent aussi par des politiques efficaces, qui gonflent la satisfaction des salariés. Ainsi, la Financière de l'Echiquier, une société de gestion de portefeuilles qui émarge à la 13e place des entreprises de moins de 500 salariés, joue sur l'implication des employés dans leur entreprise : 43% du capital appartient aux salariés. "Chez Leroy Merlin, 98% des salariés sont actionnaires", ajoute Patrick Dumoulin.

Microsoft France, présent dans le classement depuis sa création il y a dix ans et ancien lauréat, se distingue par une égalité parfaite des salaires hommes/femmes, et des efforts renouvelés pour que le congés maternité ne soit pas un frein à la carrière d'une femme. Vermilion, le premier producteur d'hydrocarbures liquides en France et 24e lauréat sur la liste des entreprises de moins de 500 salariés, a mis en place la flexibilité totale du temps de travail: les employés sont libres de répartir leurs heures comme ils le souhaitent, du moment qu'ils réalisent leurs sept heures de travail journalier.


Retrouvez le diaporama des 10 entreprises françaises de plus de 500 salariés où "il fait bon travailler"


Top 10 des entreprises de moins de 500 salariés : Octo, Netapp France, Accuracy, W.L Gore & Associés, Newxteer Automotive France, National Instruments France, SAS France, Leboncoin.fr, Webhelp, Bio3G

 

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Commentaires
a écrit le 16/03/2012 à 14:28 :
Moi Je ne comprends pas pourquoi les journalistes sont complices d'un tel système élitiste et basé sur le fric. Je pensais que les journalistes étaient un peu de gauche ?
N'y a t-il rien d'autre à écrire ? Allez interviewer des chefs d'entreprises sur leurs efforts pour proposer à leurs salariés de beaux projets. n'attendez pas qu'un institut payé pour faire leur pub vous les apporte tout fait :)
a écrit le 16/03/2012 à 11:00 :
Vous oubliez de dire que Great Place to Work est juge et partie.
Le gros business de Great Place to Work, est de conseiller les entreprises pour devenir meilleures.
Mais Great Place to Work note aussi les entreprises qu'il conseille.
Comme 1/3 de la note consiste en un dossier remis par les RH, je vous laisse deviner comment ça se passe.
a écrit le 16/03/2012 à 10:58 :
Great Place to Work est une initiative de journalistes relayée par des journalistes.
Rien à voir avec la réalité des entreprises.
140 boites évaluées ??? Savez-vous combien il y a d'entreprises en France ?
Il vaut mieux reconnaître que c'est de la pub plutôt que de considérer GPTW comme un outil de meilleure connaissance des employeurs.
Ce sera plus honnête.
a écrit le 16/03/2012 à 10:56 :
Je suis Responsable RH dans une entreprise non cliente de Great Place to Work.
Ce classement est injuste. Faut-il payer pour être considéré comme un bon employeur?
Je travaille toute la journée pour améliorer les conditions de travail et carrière des salariés de ma société.
C'est M. Dumoulin qui va faire savoir à la France entière -moyennant finances- si je suis dans les meilleurs employeurs?
C'est injuste.
a écrit le 16/03/2012 à 10:53 :
Great Place to Work est un classement non représentatif car les échantillons sont bien souvent limités à la population siège. Est-ce que l'usine de production de Pepsico est représentée ? Non.
a écrit le 15/03/2012 à 13:27 :
Il est désormais facile de se faire un avis avant de choisir son entreprise avant d'y aller : de nombreux sites comme notetonentreprise.com ou meilleures-entreprises.com permettent de se faire une idée.
Un petit nouveau à voir : www.avantage-entreprise.com pour faire des classements sur certains critères (nb de RTT par ex), mais la base de données est encore un peu réduite.

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