"Nous croyons beaucoup à l’avenir des agences bancaires" (François Villeroy de Galhau, BNP Paribas)

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BNP Paribas fermera 14 agences à Paris, sur les 230 que la banque compte dans la capitale. REUTERS.
BNP Paribas fermera 14 agences à Paris, sur les 230 que la banque compte dans la capitale. REUTERS. (Crédits : reuters.com)
Le plan stratégique 2014-2016 présenté le 13 février par BNP Paribas fait la part belle aux innovations digitales. La banque va réaménager ses agences autour de trois formats, "express", "conseil" et "projets."

L'heure du "tout digital" dans les banques n'est pas encore venue. Pourtant, le plan stratégique présenté le 13 février par BNP Paribas - et qui vise à porter la rentabilité des capitaux propres de la banque à 10% au moins en 2016, contre 6,1% en 2013 - fait la part belle au numérique.

L'un des volets de ce plan consiste en effet à "préparer la banque de détail [collecte des dépôts et distribution de crédits ; Ndlr] de demain", via "le développement des innovations digitales." A commencer par Hello bank !, la banque en ligne lancée depuis le printemps dernier par BNP Paribas en France, en Allemagne, en Belgique, en Italie, et qui table sur 1,4 million de clients en 2017, contre 177.000 à la fin 2013.

86% des contacts entre les clients et leurs banques s'effectuent via le numérique

Ce total de 177.000 clients, François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP Paribas, s'en dit "très heureux" et juge donc le lancement de Hello bank ! "réussi." Un succès qui constitue une illustration supplémentaire de l'appétit croissant des consommateurs pour les services bancaires en ligne.

Au point qu'en France, 86% des contacts entre les clients et leurs banques s'effectuent aujourd'hui via le numérique - et en particulier au moyen des smartphones -, alors que la part des agences est tombée à 8%, contre…33% il y a une dizaine d'années, d'après l'Observatoire 2013 de l'opinion sur l'image des banques, publié par l'Ifop et la Fédération bancaire française.

"Les clients viennent moins en agence pour les opérations bancaires du quotidien, comme les virements. Nombre d'entre eux s'y rendent désormais uniquement lorsqu'ils ont besoin d'un conseil, d'une offre à valeur ajoutée",

confirme François Villeroy de Galhau.

Plus de 30.000 personnes travaillent dans les agences BNP Paribas en France

D'où la nécessité de "faire évoluer les réseaux d'agences", comme le stipule le plan stratégique 2014-2016 de BNP Paribas. Pas de quoi rassurer les 31.700 collaborateurs qui travaillent dans les quelque 2.200 agences du groupe en France. Pas plus tard que le 11 février, le quotidien Les Echos affirmait d'ailleurs, citant le SNB, la première organisation syndicale chez BNP Paribas, que la fermeture d'une quarantaine d'agences était prévue cette année. Le même jour, l'agence Reuters avançait le chiffre de 110 fermetures.

"Les chiffres à l'échelle nationale que j'ai vu passer me semblent relever de la pure extrapolation", a rétorqué François Villeroy de Galhau. Pour la simple raison "qu'il n'existe pas de plan national de réduction du nombre d'agences, mais seulement des plans d'adaptation dans certaines régions", a expliqué le directeur général délégué de BNP Paribas.

Paris verra la fermeture de 6% des agences de BNP Paribas

 Ainsi, Paris verra la fermeture de 14 agences environ, sur les 230 que compte la capitale, soit 6% du total. "Il s'agira d'agences qui sont trop proches les unes des autres, distantes d'une centaine de mètres seulement", a précisé François Villeroy de Galhau. Qui, pour autant, "croit beaucoup à l'avenir du réseau d'agences", lequel représente "un atout fabuleux pour le service des clients."

Dans cette perspective, les dirigeants de BNP Paribas ont récemment fait part aux représentants du personnel "d'un projet tournant autour de trois formats d'agence, "express", "conseil" et "projets"", a indiqué François Villeroy de Galhau, sans autre précision, le plan stratégique 2014-2016 devant être davantage détaillé le 24 mars, lors de la journée-investisseurs de la banque.

 Le gros des agences devraient être transformées en "espaces conseil"

Des précisions sur le projet de restructuration du réseau d'agences de BNP Paribas en France, le syndicat CGT de la banque en donne, lui, sur son site Internet. Entre 5% et 10% des quelque 2.200 agences, rebaptisées pour l'occasion "espaces" ou encore "magasins", seraient converties au format "express", c'est-à-dire dédiées aux "clients autonomes, dans une logique de service rapide."

Le gros des agences - 75% à 85% - deviendraient des espaces "conseil", permettant "d'accompagner les clients non autonomes dans le traitement de leurs opérations bancaires courantes, et de leur offrir occasionnellement l'expertise de conseillers, par visioconférence", ces derniers n'étant pas sur place mais sur des "plates-formes."

Des métiers disparaitront, d'autres seront créés

 Enfin, 10% à 15% des agences seraient transformées en espaces "projets." Plutôt situées en centre-ville et disposant dans leurs locaux de conseillers spécialisés, elles auraient vocation à aider les clients dans le cadre de projets importants, comme la souscription de crédits immobiliers ou de produits d'épargne.

Bien sûr, certaines fonctions devraient disparaitre, comme celle des chargés d'accueil, les commerciaux devant à tour de rôle réceptionner les clients, mais d'autres métiers devraient être créés, tels ceux de conseillers spécialisés en crédit immobilier ou en épargne financière et prévoyance.

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Commentaires
a écrit le 15/02/2014 à 21:29 :
le personnel des agences est incompetent et n accepte pas de prendre en consideration le client. Ce comportement va bien sur payer. Bon courage
a écrit le 14/02/2014 à 15:15 :
Il y a bien plus de 110 carrefours de guichets bancaires dans notre pays; la BNP semble ne pa être concernée par l'incitation du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem de laisser les banques faire faillite si nécessaire au lieu de les sauver à tout prix.
a écrit le 14/02/2014 à 14:01 :
C'est hyper naif de croire aux agences ! C'est terminé.
a écrit le 13/02/2014 à 19:47 :
On comprend bien cette foi en le tout digital, tellement "en ligne"avec la substitution du logiciel aux hommes depuis des décennies. Les usines à gaz que sont les banques en ligne montrent avec éclat le succés de l'abrutissement des consommateurs de produits dont seule la réclame est connue, au détriment du discernement. L'industrialisation du savoir mécanique étriqué a remplacé la culture de banque ;
Réponse de le 13/02/2014 à 23:04 :
Y'a même plus aucun savoir technique ni savoir tout court chez les banquiers.
Ils peuvent très avantageusement être remplacés par des robots comme une certaine firme américaine en fabrique.
Economiques , travailleurs , pas de pause café , pas de pause pipi , pas de pause cac.
Réponse de le 14/02/2014 à 1:02 :
Citez-nous SVP une banque française qui ne soit pas encore en ligne en 2014.
a écrit le 13/02/2014 à 17:46 :
Moi , j'y crois pas du tout. Shangai Kid de Fauchiez de Lhormon de Scindoux
Réponse de le 13/02/2014 à 19:51 :
Ce qui a été industrialisé en ce sens depuis trente ans peut valider la continuation du procédé ; a été réussi de se débarrasser des clients curieux ou importuns pour les remplacer par des consommateurs soumis.
Réponse de le 13/02/2014 à 22:30 :
Difficile de ne pas reconnaître que cet avenir est programmé et exécuté depuis trois décennies. Le client-roi est euthanasié depuis longtemps, le client ordinaire chassé aussi tant il était importun et coûteux ; reste le consommateur qui doit faaire ce qu'on veut sans même comprendre.
C'est la course à l'immédiateté digitalisée, sans discernement. Elle prospère et continuera donc.
Réponse de le 14/02/2014 à 12:32 :
Il m'est venue une idée...Puisque les banques ne prêtent plus aux entreprises , mais que le contribuable est obligé de surfacturer ses impôts pour les renflouer , pourquoi ne pas éliminer les banques ???
Réponse de le 16/02/2014 à 23:28 :
Très bonne idée et reverser aux citoyens les économies ainsi réalisées

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