Comment Marc Pietri a réussi le pari des Docks
Laurence Bottero
Laurence Bottero
Marc Pietri est aussi connu pour sa capacité à s'atteler à des projets d'envergure que pour son côté visionnaire. Les Docks n'ont pas dérogé à la règle. D'autant que l'opération réhabilitation correspondait à un vrai pari. Marc Pietri a cru dans le potentiel de l'endroit à un moment où Marseille n'avait pas encore commencé sa transfiguration. Il faut dire qu'à l'époque ce professionnel de l'immobilier revenait des Etats-Unis et que les Docks version 2015 ont puisé leur inspiration, entre autre, chez Cocowalk, le premier centre "festif" installé à Miami et qu'il avait déjà imaginé.
Les Docks, c'est un chantier qui a duré plus de deux ans, réunissant 18 entreprises en sous-traitance et donc une certaine façon d'envisager l'offre commerciale, davantage dans la tendance lieu de vie villageois plutôt que centre commercial épuré de toute âme. "Nous avons cassé les règles" résume Marc Pietri. D'où cette architecture particulière, faite d'espaces, de palmiers et de mosaïques posées à la main et des commerces divers, entre créateurs indépendants, enseignes nationales, clubs de sport, fooding, conciergerie, marché couvert... Un parti pris qui semble avoir réussi son coup puisque deux mois après son ouverture officielle, les Docks ont été fréquentés par un million de personnes.
Ce chiffre valide-t-il le concept ?
Situés à quelques mètres à peine des Terrasses du Port, centre-commercial du groupe Hammerson inauguré il y a un an, Les Docks semblent aussi jouer à fond la carte de la saine concurrence, et même un peu plus. Ce qui faisait partie de la stratégie de Marc Pietri. "Nous avons toujours voulu être complémentaires".
Aujourd'hui 20 % de la surface reste à commercialiser.
Car Marc Pietri en bon visionnaire, assure que "le commerce de centre-ville sera à l'origine de la renaissance des villes". Le concept en tout cas a déjà dépassé les frontières puisque des investisseurs chinois ont fait savoir leur intérêt pour dupliquer le modèle à domicile.
Laurence Bottero