Energie Fruit vise l’export

Carole Payrau

Carole Payrau
Rien ne semble arrêter la machine Energie Fruit. Une marque révélatrice de l'enthousiasme de ses deux fondatrices, Carol-Ann Lovera et Sophie Blin. Et cela porte justement ses... fruits : les deux Parisiennes, venues conquérir le Sud il y a 6 ans en fondant le groupe Beauté Resort&Bloomup, se ménagent aujourd'hui une place de choix dans le monde de la grande distribution.
De plus, la gamme des six gels douches et le masque 2-en-1 caramel et huile d'Argan viennent d'obtenir la distinction de produit de l'année 2016.
Le positionnement de ces produits de beauté made in France jusqu'au bout du flacon, s'en trouve donc plébiscité.
Sans oublier cette envie, présente chez les deux Provençales d'adoption, de capitaliser sur un vrai savoir-faire local en termes de cosmétiques. Mais distinction marketing et conquête des linéaires ne sont pas, pour Carol-Ann Lovera et Sophie Blin, une fin en soi. Ce n'est même que le début de l'aventure. Ainsi, un partenariat vient également d'être signé avec la marque Eugène Perma. Il permettra concrètement de mutualiser les forces de ventes des deux groupes en termes de merchandising et de se démultiplier en grandes surfaces pour "être en direct du BtoC, expliquer notre démarche, notre choix de faire fabriquer en France". Sans doute de quoi doper encore le chiffre d'affaires du groupe (NDLR : développant Energie Fruit, mais spécialisé aussi dans l'import et la distribution de marques de cosmétique étrangères en France), qui avait déjà doublé entre 2013 et 2014, pour atteindre 5 M€.
Prochain palier : l'export ! "Nous ne voulions pas tout lancer en même temps et nous préférions nous concentrer dans un premier temps sur l'Hexagone avant de viser plus loin". Chose faite, à la faveur notamment d'une levée de fonds de 2,2 M€ réalisée en octobre 2014 et grâce à laquelle une vague d'embauches a permis de constituer en 2015 une équipe de 10 salariés.
Pour se faire et accompagner cette nouvelle phase de leur développement, les deux fondatrices étudient la possibilité d'une nouvelle levée de fonds en 2016.
Carole Payrau