Comment la Cecaz veut accompagner les entrepreneurs

Laurence Bottero

Laurence Bottero
Qui se souvient de l'Ecureuil ? Cet animal malin qui faisait attention de bien mettre ses noisettes de côté a longtemps été l'emblème d'une banque très proche des particuliers. Mais ça, c'était avant. Parce que depuis trois ans, la Caisse d'Epargne s'intéresse a un autre marché, celui des professionnels. Et si la décision est nationale, en local, sur la Côte d'Azur, la stratégie semble se montrer efficace. En tout cas, c'est ce que montrent les derniers chiffres publiés. Ainsi en 2015, 2 000 projets professionnels ont été financés, 1,1 Mds€ de crédits alloué aux professionnels et entreprises, tant du secteur public que privé. L'encours de crédits aux PME a même progressé de 28,46 % et celui dédié aux entreprises et aux professionnels de 11,33 %.
Pour autant, Christophe Pinault reconnaît que "nous sommes récents sur ce marché, donc nous avons beaucoup à prouver. Nous avons des marges de progrès". Et pour les grignoter, la banque met ses espoirs dans ses nouveaux services, dont le Diagentrepreneurs, une plateforme digitale qui permet d'établir des comparaisons de performances financières par secteur d'activité et métier, gratuitement pour tout entrepreneur dont le chiffre d'affaires est inférieur à 5 M€, de façon plus poussée et pointue pour les clients de la banque, comme la comparaison avec ses concurrents sur un périmètre géographique donné par exemple.
Pour autant, la philosophie de l'outil n'est "pas de se substituer à l'expert-comptable".
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Nouveau champ investi, celui des start-ups, le sera en avril avec la mise en place d'un réseau social national baptisé Néocluster, qui doit permettre aux jeunes pousses des secteurs des nouvelles technologies de communiquer entre elles sur leurs problématiques, leurs bonnes pratiques, leurs idées. Pour la banque cela signifie aussi adapter son fonctionnement à celui dont les jeunes entreprises ont besoin. "Nous avons déjà identifié le potentiel que représente le territoire". Soit plus de 300 start-up. "Nous voulons continuer à accompagner le marché" affirme Christophe Pinault. A noter que la Caisse d'Epargne Côte d'Azur a enregistré un PNB de 338,8 M€ contre 334,7 M€ en 2014.
Laurence Bottero