Seagale passe du short au jean

Carole Payrau

Carole Payrau
Le short au maillot intégré portable à la ville, à la plage et pendant le sport, conçu par l'équipe de la toulonnaise Seagale et dessiné par la designer Sophie Colombo, continue à tracer son sillon... Mais désormais, il ne se prévaut plus d'être l'unique pièce de la marque. Car ses deux fondateurs, Bertrand Durand-Gasselin et Matthieu Rivory, œuvrent à présent à élargir la gamme. Contrainte de la saisonnalité oblige...
A venir, en septembre prochain, un pantalon conçu comme "le jean du XXIème siècle, qui ne se troue pas, ne se délave pas, sèche vite et reste confortable".
Du chemin parcouru donc depuis le lancement du short 3 en1, produit phare imaginé par ces deux amis d'enfance, autrefois ingénieurs et aujourd'hui associés. "Nous voulions monter ensemble notre entreprise, restait à trouver le produit. Il s'est imposé à nous via un problème de notre quotidien, car nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvions pas garder toute la journée notre maillot de bain sans ressentir de l'inconfort à un moment donné. Par ailleurs, impossible de le porter à la ville...", rappelle Bertrand Durand-Gasselin.
Et force est de reconnaître que le produit a trouvé preneur. Près de deux ans après le lancement de leur short à l'été 2014, le duo d'amis dresse un bilan positif, avec une prévision pour 2016 de 400.000 € de chiffre d'affaires. "Notre objectif étant de doubler chaque année par rapport à l'activité de la précédente", avance Bertrand Durand-Gasselin. Un succès imputable au caractère innovant du produit, mais aussi à un modèle économique particulier.
Les marges, de même, ont été réduites de moitié par rapport à ce qui se pratique habituellement dans le milieu du textile.
L'e-boutique de Seagale reste donc le principal vecteur de vente, quoique Bertrand Durand-Gasselin et Matthieu Rivory n'hésitent pas non plus à risquer parfois un pied en dehors de la toile.
Ils testent également de nouveaux modèles de financement et sont ainsi passés, début 2016, par la plateforme américaine Kickstarter afin de réaliser une campagne de crowdfunding.
Les prémices d'un développement à l'international ? C'est en tout cas ce qu'espèrent les fondateurs, qui envisagent une levée de fonds pour mettre un coup d'accélérateur à l'export. Le montant est à l'étude, mais il devrait avoisiner les 500 K€.
Une Seagale prévoyante...
Carole Payrau