Cabeceo la marque de chaussures inspirée du tango

Carole Payrau

Carole Payrau
Cabeceo, c'est tout d'abord l'histoire d'une rencontre avec le tango. Doublée d'une envie d'aventure entrepreneuriale... Celle d'Aurélie et Andrea Introzzi, créateurs à Marseille d'une marque de chaussures inspirée de l'univers argentin.
Une marche pour laquelle le couple a eu envie d'imaginer chaussure à son pied. Après l'Argentine, c'est en Italie qu'ils donnent corps à leur projet, avec le concours d'artisans basés à Milan et œuvrant pour des marques de luxe. L'idée : concevoir un produit qui va au-delà de la pratique du tango, mariant la féminité et le confort.
Le couple, "parti de rien", apprend peu à peu tout ce qui a trait à leur nouvel univers professionnel, à la faveur d'un travail avec leurs sous-traitants, basés à Milan. "On s'est fédéré tous ensemble, et chaque chaussure est le fruit d'un travail collectif, d'un dialogue entre créateur, designer, artisans..." Une organisation voulue flexible, de surcroît. "Nous ne fonctionnons pas par saison. Nous avons notre thématique tango, nos intemporels, qui marchent toujours depuis le lancement de la marque, à l'été 2014. Mais aussi, de petites collections qui se rajoutent tout au long de l'année en fonction du besoin et de ce que l'on ressent. Soit une vingtaine de modèles différents sortant chaque année", ajoute Aurélie Introzzi, qui mentionne également la possibilité de faire du sur-mesure, de personnaliser la chaussure en fonction de la morphologie du pied de la cliente ou de changer une couleur... Tant que cela ne fait pas injure visuellement, bien sûr.
Outre son e-shop, et la participation régulière à des pop-up stores, Cabeceo est distribuée pour l'heure dans certaines boutiques haut-de-gamme des Bouches-du-Rhône. "Les négociations sont également bien engagées avec des magasins situés sur le même segment de marché à Cannes et à Saint-Tropez. Ils nous ont reçus plusieurs fois. Nous avons également fait l'objet d'un corner temporaire aux Galeries Lafayette du boulevard Haussmann, à Paris", poursuit Andréa Introzzi. Sans compter les agents étrangers qui commencent eux aussi à s'intéresser à la marque, venant de Russie, d'Espagne, d'Allemagne, de Corée et d'Italie. Mais pour l'heure, le couple se donne le temps d'étudier les meilleures opportunités, d'un point de vue stratégique. Et préfère y aller en douceur. "On dit dans le métier que c'est la 3ème collection qui positionne une marque. Il nous manque cette 3ème collection".
Les retours clientèle sont toutefois très bons, et la fidélisation s'opère. Aurélie et Andrea œuvrent en ce moment à l'ouverture d'un showroom. "Un espace où recevoir les clientes, partager notre savoir-faire et parler de consommation éthique... Nous sommes en discussion en ce moment avec des architectes pour concevoir le lieu", conclut Andréa Introzzi. Il devrait ouvrir ses portes d'ici les 6 prochains mois.
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Carole Payrau