Youstock, le Dropbox des biens physiques
Laurence Bottero
Laurence Bottero
La conjonction entre un concept qui semble prometteur et son application dans la réalité est souvent synonyme d'acceptation du marché. C'est en s'inspirant d'un modèle nord-américain que la jeune start-up monégasque développe son service de stockage spécialisé. Plutôt que de louer un espace préalablement défini, l'idée ici est de louer uniquement l'espace qui correspond aux objets devant être entreposés. "Le self-stockage est né aux Etat-Unis voici 50 ans et n'est apparu en France qu'il y a une dizaine d'années. Aux Etats-Unis justement émerge un nouveau concept, novateur, et c'est de celui-ci que nous nous sommes inspirés", explique Alexis Bouresche, co-fondateur avec Jacopo Marzocco de Youstock en février 2015.
"Notre solution est plus simple", revendique le jeune entrepreneur monégasque.
Car la plus-value est bien celle-ci : un stockage qui se transforme en service personnalisé avec une location non plus d'un espace défini mais fonction de celui utilisé par les modules de rangement et une prise en charge/livraison qui se fait à domicile.
"Le paiement se fait en fonction du module de rangement", ajoute Alexis Bouresche.
Pour se faire, la jeune entreprise a noué un partenariat avec un stockeur professionnel qui réserve une partie de son bâtiment à Youstock. Depuis son lancement, la start-up adresse autant les particuliers que les entreprises, à égalité, chacune des clientèles représentant 50 % du portefeuille. Pour l'heure, YouStock couvre le périmètre allant de Menton à Cannes mais ambitionne rapidement d'être présent dans les métropoles telles Toulon ou Marseille. Et c'est le niveau national qui est visé à moyen terme, à l'horizon 2019.
"Nous avons des idées de développement, notamment de modules de rangement", avance Alexis Bouresche qui gère en parallèle une société de gestion de carrière de pilotes automobiles depuis 6 ans et qui compte renforcer la valeur ajoutée apportée par Youstock ce qui lui permet pour l'heure de se différencier. La start-up emploie 7 salariés et table sur un chiffre d'affaires de 100 000 euros pour le premier exercice et de 800 000 euros d'ici deux ans.
Laurence Bottero