Adastra Films confirme son orientation stratégique

Laurence Bottero

Laurence Bottero
Le virage est récent mais il a été soigneusement préparé. Spécialisée en production de courts-métrages depuis sa création en 2008 - soit près de 18 films - Adastra a choisi de passer à l'étape supérieure en 2014. C'est d'abord avec un premier long-métrage, primé à Berlin, que la société cannoise s'est essayée à ce nouveau format pour elle. Une première expérience qui n'est pas restée unique.
Elle s'est enchaînée avec "The Strange Ones", un thriller psychologique, qui semble avoir convaincu le jury du festival américain South by Southwest lequel a décerné le prix d'interprétation "best breakthrough performance" au jeune acteur du film, James Freedson-Jackson. Mais si la récompense enchante évidemment Sébastien Aubert et David Guiraud, elle vient surtout avaliser l'orientation prise par le tandem.
Et parce qu'ils ne voulaient pas faire reposer le modèle économique uniquement sur les subventions dédiées à ces types de projets, Sébastien Aubert et David Guiraud ont créé en 2015 un fonds spécifique, baptisé Adastra1, abondé pour l'heure à hauteur de 80 000 euros par des investisseurs privés, mais qui reste ouvert à la souscription.
A peine remis de leur aventure texane l'équipe travaille à donner réalité aux cinq projets de long-métrages actuellement dans les tuyaux. "Trois d'entre eux seront tournés sur la Côte d'Azur", promet Sébastien Aubert. Adastra Films a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 290 000 euros, en progression de 50 %, dont 10 % générés à l'export.
Laurence Bottero