Trackeet, les fraudeurs Airbnb ne lui disent pas merci
Laurence Bottero
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Les plateformes de location entre particuliers ont bouleversé le marché de l'hébergement de courte durée.
Pixabay
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Les plateformes de location entre particuliers ont bouleversé le marché de l'hébergement de courte durée.
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La vague de fond créée par les plateformes de location de courte durée destinées à mettre en relation les particuliers a modifié en profondeur le marché concerné. Airbnb, Abritel ou Le Bon Coin se sont inscrits durablement dans le paysage. Pour le plus grand bonheur des candidats à la location sur un temps court, mais pas forcément pour les hôteliers ni pour les collectivités, les premiers dénonçant une concurrence déloyale et les seconds, une partie des revenus dus ne tombant pas dans leur escarcelle. Mais ça, c'était avant. Avant Trackeet et son logiciel capable de réaliser automatiquement ce qu'il revenait jusqu'alors aux collectivités de faire manuellement. Car, depuis 2017, la loi oblige à effectuer une déclaration pour toute location publiée, et à posséder un numéro d'enregistrement qui doit être indiqué dans chaque annonce.
Née à Angers mais établie à Sophia Antipolis, la startup créée par Alexandre Coulon et David Poullier a mis au point une solution qui traque les annonces publiées sur les plateformes de location courte durée. Un travail herculéen si réalisé manuellement, et qui est donc ici industrialisé. Cette première brique permet aux collectivités d'avoir une vision exhaustive du parc réel et de se rappeler au bon souvenir des contrevenants ayant omis, volontairement ou non, de se déclarer. Surtout qu'en moyenne, « 80 % des loueurs ne sont pas en conformité », pointe David Poullier. Mais la jeune entreprise n'en reste pas là. Sa solution se décline aussi en Trackeet Décret, la brique qui vient après. Car, même déclarés et dans les clous administratifs, certains loueurs tentent encore de frauder.
« Trackeet Décret est capable de dire si le numéro d'enregistrement attribué a réellement été édité, si la référence est valide, si elle n'a pas été volée ou si elle n'est pas multipropriétaire, si le même numéro d'enregistrement ne sert pas pour une multidiffusion sur les différents sites », explique Alexandre Coulon, qui compare sa solution à « un radar mobile. Nous centralisons, permettons aux collectivités d'entrer en contact avec les loueurs via des messages prédéfinis, qui peuvent également être modifiés si besoin ». Trackeet revendique un portefeuille client de 28 collectivités de tailles variées - communes, communautés d'agglomération ou offices de tourisme. Le business model repose sur une formule par abonnement, selon la taille de la collectivité.
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