Easyparapharmacie perfectionne le modèle de la santé discount

Laurence Bottero
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Infographie, Easypharmacie, H292
Infographie La Tribune/photo Pixabay

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C'est parce que l'e-commerce, alors à ses balbutiements, intriguait pharmaciens et logisticiens qu'Easyparapharmacie voit le jour. "Nous avons été précurseurs", reconnaît Gaëlle Dauger. Dix ans après sa création à Nice, parier sur la vente en ligne de produits de parapharmacie semble confirmer que cela était une bonne idée et surtout une façon de percevoir l'évolution à venir des consommations. Depuis, d'autres ont emboîté le pas à la PME azuréenne, créant un secteur qui comporte une multitude d'acteurs. "Nous sommes co-leaders du marché", revendique la directrice générale de l'entreprise créée par Cédric Prosper, expliquant que le marché comporte une quinzaine de challengers et 200 autres sites en satellites. Le tout, pourtant, ne représente que 5 % du marché total.
Être précurseur c'est bien mais pour devenir leader, vendre des produits via le Web ne suffit pas. Très tôt déjà, Gaëlle Dauger expliquait comment la PME s'est immédiatement positionnée comme un site de e-commerce et non comme un concept de pharmacie traditionnelle appliquée au Net. "On ne vend pas de la même façon, on ne capte pas la clientèle de la même manière". Et pour accompagner une offre dématérialisée, c'est sur le conseil aux consommateurs qu'Easyparapharmacie a investi, proposant des fiches produits détaillées et créant un blog afin de créer une communauté qui peut ainsi échanger. "Nous essayons de manière impartiale d'aider le consommateur", souligne la directrice générale qui a également poussé le concept à l'international. Une démarche export qui a débuté dès 2016 avec un premier pas posé au Royaume-Uni, suivi de l'Espagne l'année suivante et de l'Italie en 2018. Une internationalisation réussie, qui tient beaucoup à l'idée de la French Beauty et parce que dans ces pays notamment, le maillage de pharmacies physiques est moins répandu qu'en France ce qui favorise l'achat par Internet. Pour autant, "nous nous arrêtons là. Ces trois pays représentaient des marchés prioritaires", explique Gaëlle Dauger. "Il faut trois ans pour percer, et nous voulons véritablement nous adapter au marché visé".
Laurence Bottero