Wallis, la banque d'images marseillaise bondit grâce à la production
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
© guillaume Ruoppolo /Wallis.fr
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"Nous sommes la seule banque d'images qui réalise des photos du ciel jusqu'aux fonds marins", se félicite Guillaume Ruoppolo. Depuis un an, il dirige Wallis avec Laurent Saccomano. Tous les deux ex-photographes de presse, ils ont profité du départ des anciens propriétaires de cette société installée à Marseille pour en prendre les rênes. "Il s'agit d'une petite structure créée en 1989 que les dirigeants ne voulaient pas céder à un gros du marché. Laurent ayant effectué un stage au sein de la structure, ils lui ont proposé de prendre la suite", raconte Guillaume Ruoppolo. "Wallis était alors dans une certaine routine", ajoute-t-il.
Le réveil a été tonique puisque le chiffre d'affaires est passé de 115 000 euros à 190 000 euros. Un bond de 65%. "Nous espérions 230 ou 250 000 euros pour cette année, mais avec la crise du covid-19 cela se complique", avance le dirigeant. Pour développer l'activité, le duo d'entrepreneurs s'appuie sur un réseau de 120 photographes déposants. Chacun étant rémunéré à hauteur de 50% du prix de photo de l'image. Mais surtout, Wallis développe la production. "Quand un client nous demande un cliché que nous n'avons pas, nous le réalisons et cela demeure au même montant", détaille Guillaume Ruoppolo. Cette partie représente aujourd'hui 40% de l'activité. Au total, la banque d'images propose plus de 5 millions de photos.
La société de trois salariés possède un portefeuille de clients très variés issus du secteur bancaire, immobilier, de la presse, ou encore des institutionnels comme la Région Sud et Rhône-Alpes, et même l'Olympique de Marseille en tant que correspondant de Getty Images. "Il est difficile de dire si nous avons un profil d'acheteur dominant car nous grattons sur plusieurs secteurs ce qui est une force", se satisfait l'entrepreneur. Les clichés aériens, plutôt l'apanage de Laurent Saccomano en tant que pilote de drone, sont notamment très prisés dans le cadre de programmes immobiliers alors que ceux sous-marins, terrain de jeu de Guillaume Ruoppolo, fonctionnent surtout sur des "gros coups".
Rémi Baldy