Comment Les Enfants sauvages veulent entrer dans la cour des produits d’hygiène bio
Maëva Gardet-Pizzo
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Sans alcool, sans huile de palme, sans sels d'aluminium, bio ... Les mentions visant à montrer patte blanche sont de plus en plus nombreuses sur les déodorants comme sur bon nombre de produits cosmétiques. Le consommateur y gagne probablement en matière de santé, mais qu'en est-il de l'efficacité ? William Wauters est dubitatif. "J'ai testé pas mal de déodorants bio, mais je n'en étais pas satisfait", explique-t-il. Et ses proches sont du même avis. "Une amie m'a conseillé d'utiliser de l'huile essentielle de palmarosa. C'est efficace mais cela sent très fort et provoque des irritations de la peau". Il s'aperçoit qu'autour de lui, chacun a sa petite formule maison. Il pressent qu'il existe un besoin auquel il pourrait répondre en concevant un déodorant alliant bio, naturalité et efficacité.
Il part en exploration et tente diverses formulations qu'il propose à ses proches de tester. Au bout d'un an, en 2018, il obtient quelque chose de satisfaisant et fonde Les enfants sauvages. Il se tourne alors vers des laboratoires cosmétiques, histoire de peaufiner le mélange d'huiles essentielles et d'optimiser l'efficacité du produit. Au final, le déodorant se compose "d'une base qui est un extrait originel d'orange. On y ajoute des actifs tels que des huiles essentielles, du zinc, du bicarbonate de soude, de l'huile végétale et de l'extrait glycériné de concombre bio", un légume choisi pour sa richesse en oméga 3. "Au final, on obtient presque un soin qui hydrate, protège et nourrit la peau".
Voilà pour la composition. Mais il tient à innover aussi en matière de contenant. "Je n'ai pas envie de participer à la pollution des océans". Il aurait pu proposer un format solide comme cela se développe. "Mais je pense qu'une partie de la population n'est pas prête à change ses habitudes". Pour toucher cette tranche de consommateurs, il opte pour un déodorant à bille en verre, utilisable quatre mois et rechargeable. Au bout de cinq recharges, le client reçoit un bon de retour et les revoit pour qu'elles soient remises à neuf et réutilisées.
Maëva Gardet-Pizzo