Cette diversification inattendue qui renforce la stratégie de Corania

Laurence Bottero
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L'activité habituelle de Corania, c'est le parfum. Fondée en 1934 par Fernand Cohen, l'entreprise s'est spécialisée alors dans un marché de niche, le parfum qu'elle vend sur le Vieux-Port de Marseille, aux marins, devenant ainsi exportatrice, dès sa naissance, principalement dans les pays d'Afrique de l'Ouest, au Togo, au Cameroun ou au Gabon. Une aventure à l'international qui va durer 50 ans les horizons s'élargissant encore, vers l'Asie, l'ex-URSS, l'Amérique du Sud au début des années 2000. Entre temps, la seconde génération est arrivée aux manettes et va réorienter la stratégie, le marché à l'international s'effondrant. "Notre philosophie est de donner le meilleur et de demeurer accessible, être créatif mais avec des valeurs populaires. C'est cela qui va faire notre succès", raconte Laurent Cohen, actuel PDG et représentant de la 3ème génération.
Corania a en effet mis au point 8 marques - dont Solinotes, Besties, Royal ou All Blacks - dédiées à des cibles et des circuits différentes, "avec la volonté de faire partager et découvrir des expressions et des créations exclusives. Nous vendons notre passion à travers nos parfums. Nous ne sommes sur l'inaccessibilité du luxe mais dans la connivence avec le consommateur". Des marques distribuées en France en grande distribution, dans les pharmacies et les grandes parfumeries telles Sephora.
Ancrée dans son territoire, la PME marseillaise collabore avec les entreprises en proximité comme Technicoflor, premier fournisseur de Corania en bases olfactives ou avec des nez à Grasse.
L'international demeure toujours un axe fort, Corania - qui réalise un chiffre d'affaires de 10 M€ (5 M€ à l'international, 5 M€ sur le marché domestique) et emploie 48 salariés - étant présent dans 45 pays, "ceux en croissance étant la Chine, l'Australie, le Japon et le Corée, des pays qui ont eu une autre culture de marque et qui maintenant apprécie une autre approche du parfum".
Laurence Bottero