Hexagone Mobile s'affirme sur le marché du reconditionné pour particulier
Rémi Baldy
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Amine Ben Adballah peut remercier ses parents. Alors étudiant à Aix-en-Provence, ce Niçois trouve le moyen de gagner de l'argent de poche en achetant des téléphones reconditionnés en Angleterre pour les revendre en France avec une majoration. "Cela pouvait représenter 100 euros sur un smartphone, et j'en vendais jusqu'à trois par mois. Alors mon père et ma mère m'ont dit de créer une société ou me mettre en auto-entrepreneur pour tout déclarer", raconte-t-il.
En août 2015, Amine Ben Adballah crée depuis sa chambre d'étudiant de 9 mètres carrés Seconde Main Phone qui exploite aujourd'hui la marque Hexagone Mobile. La société vient de s'installer à Marseille dans des bureaux de 300 m2.
Une ascension qui s'appuie sur un parcours réalisé étape par étape. D'abord dans l'achat revente et le tremplin Amazon. "Lorsque j'ai proposé un téléphone, il a trouvé preneur en dix minutes", s'exclame Amine Ben Abdallah. La jeune entreprise qui propose ces mobiles sous le nom de Seconde Main Phone trouve son public sur un marché occupé par des acteurs étrangers qui ne rassurent pas forcément les acheteurs derrière leur écran. "La première année notre chiffre d'affaires a atteint 860 000 euros, c'est dix fois plus que ce que j'attendais", s'étonne encore le dirigeant.
Cette réussite débouche sur l'ouverture d'un petit magasin à Aix-en-Provence en 2017, cela permet notamment de déstocker. Lors d'une livraison de mobiles, certains arrivent dans un mauvais état, il est plus simple de les vendre en direct car le client constate de lui-même l'état du produit. La boutique ferme finalement au bout d'un an afin de concentrer les activités de Seconde Main Phone sur la vente en ligne. Un choix qui permet aussi de réduire les coûts de fonctionnement. "Au début, c'est difficile de se lancer et d'investir. Cela m'a permis de recruter deux personnes", souligne Amine Ben Abdallah.
C'est à ce moment-là que naît Hexagone Mobile. Un changement de nom qui vise à "protéger l'entreprise", avance le dirigeant. Car en se lançant Amine Ben Abdallah n'a pas pris en compte l'e-réputation. "Sur dix personnes satisfaites, une seule va laisser un commentaire, alors que pour dix mécontentes il y a 10 réactions", constate-t-il. Le changement d'identité doit permettre de mettre en avant l'entreprise et d'inciter les clients contents de réagir aussi. "Nous voulons faire un balancier pour qu'il n'y ait pas que le négatif", explique-t-il.
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