Quels axes de croissance pour Wizishop ?
Gaëlle Cloarec
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Photo d'illustration
via Pexels (CC0)
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L'aventure Wizishop va franchir les frontières hexagonales. C'est l'objectif de "l'étape expérimentale" sur laquelle l'entreprise travaille avec le lancement programmé en fin d'année de sa plateforme en anglais. "L'idée, explique Cédric Piazza, cofondateur avec Grégory Beyrouti et René Cotton de la société niçoise, n'est pas d'adresser spécifiquement le marché anglophone mais de tester différents marchés et, en fonction de la réponse, de se concentrer sur celui qui réagira le mieux en adaptant notre solution à ses caractéristiques". Avec l'ambition de réitérer ailleurs les réussites françaises.
Née en 2008, Wizishop s'est en effet positionnée sur le segment du e-commerce alors émergeant avec l'ambition "de lever les freins techniques et financiers qui entravaient son développement". Pour ce faire, l'entreprise a développé une plateforme clé-en-main permettant "à n'importe quel professionnel qui souhaitait vendre des produits et services en ligne de créer et de gérer sa e-boutique", associée à un business model basé sur la performance, peu courant à l'époque.
Douze ans plus tard, l'entreprise revendique plus de 8000 e-marchands utilisateurs d'une de ses deux plateformes, l'historique Wizishop donc, et la solution Drop Easy, lancée il y a deux ans et axée drop shipping, offrant ainsi à des webmarchands la possibilité de vendre en ligne des produits en stock chez leur fournisseur. "⅔ de nos commerçants sont des pure-players parmi lesquels la moitié font du drop shipping, le reste sont des commerçants qui possèdent un magasin physique". Une cible particulièrement choyée depuis le confinement, d'autant plus avec le lancement du mouvement E-commerce solidaire qui leur permet de bénéficier d'une boutique en ligne, services compris, gratuitement et sans engagement. Et ce jusqu'à septembre concernant l'offre Wizishop. "Avec cette crise, on note une vraie accélération de la digitalisation des commerçants physiques. Ils ont franchi le pas, soit par obligation, parce que le digital constituait le dernier levier à leur disposition pour poursuivre leur activité, soit parce qu'ils avaient déjà cette démarche en tête, l'épisode du confinement ayant servi de déclencheur à sa mise en œuvre", relève Cédric Piazza.
Gaëlle Cloarec